Jean-Luc Martineau
Jean-Luc Martineau est docteur en droit public et chercheur résidant en Côte d’Ivoire.
Regards géopolitiques v12n2, 2026
Résumé : La Chine est un acteur majeur du développement du pays et se positionne comme un partenaire de la sécurité du territoire. Cet article met en évidence un contexte interne et sous régional qui est favorable à cette expansion chinoise. Il souligne aussi que la recherche de la diversification des partenariats de sécurité constitue une stratégie en plein essor en Afrique. Il s’agit pour les Etats d’éviter d’être dépendant à l’égard d’un seul partenaire. Cette logique a pour conséquence de restreindre les ambitions hégémoniques de la Chine sur le continent et en particulier en Côte d’Ivoire. La Chine est ainsi devenue et a vocation à rester, dans un avenir proche, un partenaire « ordinaire » de la sécurité en Côte d’Ivoire et plus globalement de l’Afrique.
Mots clés : Chine, Cote d’Ivoire, Partenariat, Sécurité, Terrorisme
Summary : China is a major player in the country’s development and is positioning itself as a partner in territorial security. This article highlights an internal and sub-regional context that is favourable to Chinese expansion. It also highlights the fact that the quest to diversify partnerships is a fast-growing strategy in Africa. As a result, China’s ambitions on the continent, and in Côte d’Ivoire in particular, are limited. China has become, and will remain for the foreseeable future, an ‘ordinary’ security partner for Côte d’Ivoire and more generally in Africa.
Keywords : China, Ivory Coast, partnership, security, terrorism
Fig. 1. Défilé de la Fete de l’Indépendance, 7 août 2024
Source : 7 info, https://www.7info.ci/64-ans-dindependance-un-message-derriere-la-participation-de-la-chine-au-defile-militaire/
Lors du 9e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) qui s’est déroulé en septembre 2024, le président chinois a dévoilé un plan d’action pour l’Afrique dont l’un des axes est dédié à la sécurité. Ce programme comprend notamment la formation de près de 7 000 agents des forces de sécurité et de défense (Cabestan, 2025, p. 34). Dans le domaine sécuritaire comme dans les autres axes clés du plan d’action du FOCAC, la Chine entend créer une large communauté de pays africains qui partage une culture militaire et des outils de défense similaires. Il s’agit, in fine, de développer une relation exclusive entre le continent et la Chine. Or, cette logique apparait anachronique, dans la mesure où les États africains manifestent la volonté de diversifier leurs partenariats de défense (Nantulya, 2025). Ainsi, en Côte d’Ivoire, le contexte intérieur et extérieur ébranle les ambitions de la Chine en matière de projection de son influence dans les domaines de la défense et de la sécurité.
L’époque des partenariats exclusifs au profit d’une puissance étrangère est révolue. La complexité des enjeux économiques, sécuritaires, diplomatiques, implique pour les États africains une diversification des coopérations avec les puissances étrangères. De même, la politique de retenue et parfois de désengagement des puissances extérieures au continent implique pour les États émergents africains de disposer du soutien de puissances multiples. La Côte d’Ivoire n’échappe à ces réalités, la Chine devenant ainsi sur cette terre d’Akwaba (d’hospitalité en langue Akan) un partenaire parmi d’autres.
I – L’influence grandissante de la Chine en Côte d’Ivoire concerne désormais le secteur de la sécurité
1.1. En moins d’une dizaine d’années, la présence chinoise s’est intensifiée en Côte d’Ivoire.
Les Chinois constituent la communauté non africaine la plus représentée dans les rues d’Abidjan ou dans les grandes villes de l’intérieur du pays. Des commerces chinois de ventes de matériels industriels ou des magasins d’alimentation ou de ventes de produits domestiques se sont implantés dans les zones urbaines. La pièce maitresse de cette offensive chinoise dans le domaine de la consommation de masse est constitué par les chaines de magasins China Mall, Foire de Chine. Regorgeant de produits de toute sorte, appelés par les locaux « chinoiseries », ces magasins connaissent un réel succès auprès des consommateurs ivoiriens qui sont attirés par les prix extrêmement bas, mais aussi par l’originalité et la diversité des produits vendus. Au niveau de l’agriculture, qui occupe près de la moitié de la population active, la Chine devient un acteur incontournable. Lors du dernier salon de l’agriculture en mai 2025, la Chine a fait la démonstration de son leadership dans le domaine du développement agricole dans le pays. Ainsi, les matériels présentés sur le salon provenaient quasi-exclusivement d’entreprises chinoises. Par ailleurs, certaines productions, telle l’hévéa, sont en partie transformées en Côte d’Ivoire afin d’alimenter quasi exclusivement le marché chinois (Hévéa, 2025).
L’opération chinoise de conquête des cœurs ivoiriens se mesure par l’essor croissant de la langue et de la culture chinoise dans le système éducatif. Ainsi, 32 écoles primaires et secondaires ont installé des clubs des amis de la Chine regroupant 5 000 élèves. Un Institut Confucius a été installé à Abidjan et des bourses sont attribuées chaque année à des étudiants ivoiriens.
À partir du port d’Abidjan, la Chine est partie à la conquête de l’intérieur du pays. Le port sec de Ferkessédougou qui est en cours de construction va constituer un point d’appui et un relais puissant de cette stratégie d’expansion de la Chine à la fois vers le Nord du pays, mais aussi vers les pays voisins qui sont reliés à cette cité, le Mali et le Burkina Faso. Le port sec permettra de décongestionner le port d’Abidjan, de faciliter l’exécution des formalités douanières et de rapprocher le port d’Abidjan des opérateurs économiques et des transporteurs(B. N’Guessan et al., 2024). Situé sur le corridor Nord, le port sec de Ferkessédougou est un lien de transit et un hub régional essentiel.
Les exportations chinoises en Côte d’Ivoire sont en constante augmentation. Le déséquilibre des activités commerciales entre les deux pays est nettement en défaveur de la partie ivoirienne (Ecofin, 2024). Les exportations ivoiriennes vers la Chine s’accroissent de plus de 10 % par an, même si elles restent très en deçà des importations de produits chinois qui s’élevaient en 2023 à 4,2 milliards de dollars (DW, 2024).
1.2. L’incursion de la Chine dans le domaine sécuritaire
La coopération de défense entre la Chine et la Côte d’Ivoire est très récente. Des initiatives ponctuelles de coopération se sont mises en place dans les années 1990, en relation avec l’intensification du processus de diversification des partenariats internationaux (Banga, p. 108)[1]. Le milieu des années 2010 constitue le véritable point de départ de la coopération sécuritaire entre la Chine et la Cote d’Ivoire. Ainsi, l’ambassade de Chine à Abidjan dispose d’un attaché de défense depuis l’année 2015 et la flotte chinoise a réalisé (seulement) deux escales dans le pays depuis 2014.
En matière de vente d’armes, la Chine a déjà obtenu des succès commerciaux. La Chine a vendu des chars légers modernes ou des transports de troupe au profit des forces terrestres ivoiriennes. Le char léger VN22B produit par la China North Industries Group Corporation Limited (Norinco) constitue un des équipements militaires essentiel du dispositif de contrôle de la frontière Nord. Les 9 chars légers acquis par la Cote d’Ivoire offrent une puissance de feu utile pour lutter contre les groupes terroristes actifs au Nord. L’armée ivoirienne met aussi en œuvre des engins blindés chinois achetés en 2022 (16 blindés de transport de troupe, WZ-551 6 × 6) et en 2023 (17 VP 11).
La Chine prodigue aussi des formations à des officiers, en particulier des officiers des forces spéciales. En 2025, l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) a d’ailleurs été visitée par une forte délégation militaire chinoise, ce qui témoigne de la volonté de la Chine de poursuivre son engagement dans le domaine de l’entrainement des forces de sécurité.
Les systèmes de vidéo surveillance qui sont implantées dans les zones frontalières, les aéroports et les grandes villes ont été mises en place par des industriels chinois (en particulier Huawei). Ce maillage de caméras est très dense, puisque par exemple la ville d’Abidjan est observée en permanence par 6 000 caméras. Ce dispositif de vidéo surveillance recouvre des objectifs multiples et contribue à la lutte contre le terrorisme en particulier dans la zone opérationnelle Nord (ZON). Des terroristes franchissant la frontière ont ainsi pu être appréhendés.
En juin 2024, des négociations ont été entamées entre le ministère de la Défense et China National Aero-Technology Import & Export Corporation (CATIC) afin d’acquérir des hélicoptères d’attaque au sol Harbin Z 9 et des aéronefs d’assaut.
Fig. 2. Stand de la Chine au Salon de l’agriculture. Abidjan, mai 2025 (auteur).
Fig. 3 Commerces chinois à Bouaké (auteur, 2024).
Ainsi, l’influence de la Chine s’est élargie récemment au domaine de la sécurité. Cette évolution est corrélée à la percée continue des entreprises chinoises sur le marché ivoirien (Soulé, p. 6). Toutefois, il convient de relativiser ce rayonnement de la Chine qui constitue un partenaire de la sécurité parmi d’autres.
- La Chine, un partenaire « ordinaire » de la sécurité de la Côte d’Ivoire aux côtés d’autres acteurs historiques ou émergents
2.1. L’accord de partenariat et de défense de 2014 franco-ivoirien a ouvert la voie au retrait de la France et à l’implication des pays européens
Depuis l’indépendance, la France a maintenu des relations privilégiées avec la Cote d’Ivoire, en particulier en matière de défense. Cependant, la France n’est plus le garant de la sécurité du pays. En effet, la clause d’assistance express en cas d’agression extérieure ou de crise interne ne figure plus dans l’accord de partenariat et de défense, signé en 2012 et ratifié par les deux pays en 2014[2].
Par ailleurs, cet accord consacre la renonciation de la France à être le partenaire exclusif de la défense de la Côte d’Ivoire. En effet, l’accord de partenariat et de défense entre les deux pays formalise cette évolution qui était déjà programmée depuis l’intervention militaire de la France en 2002 (Le Gouriellec, 2024, p. 88). L’opération Licorne avait été avalisée par le Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier dans sa résolution 1479 du 13 mai 2003. Finalement, l’accord de partenariat et de défense dispose que si les partenaires ont pour objectif de « (…) concourir à une paix et une sécurité durable sur leur territoire ainsi que dans leur environnement régional », l’Union européenne et ses États membres peuvent être associés à cet objectif global[3]. Ainsi, l’Union Européenne et les États membres contribuent au renforcement des dispositifs de sécurité au Nord du pays (projet d’appui à la sécurisation et à la prévention du risque terroriste dans le Nord de la Côte d’Ivoire – SECUNORD[4]) et ils financent et soutiennent les activités de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) de Jacqueville.
2.2. La Côte d’Ivoire a mis en place une stratégie de diversification des partenariats de défense.
Dans les années de la sortie de crise de 2011, la Côte d’Ivoire a entrepris une stratégie de diversification de ses partenariats de défense (voir Figures 1 et 2).
En dehors de la Chine qui est devenue un partenaire militaire essentiel, d’autres pays contribuent à la montée en puissance des forces armées ivoiriennes confrontées en particulier à la menace terroriste au Nord du pays. Lors d’une visite à Abidjan en janvier 2025, le numéro 2 du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) avait souligné la volonté des États-Unis de poursuivre leur engagement en faveur de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région et dans cette optique « Côte d’Ivoire plays a vital role in the security of West Africa » (Africa Command, 2025). D’ailleurs, à partir de 2024, les États-Unis ont redéployé en Côte d’Ivoire des éléments, en particulier des formateurs des forces spéciales qui étaient précédemment affectés au Sahel. De son côté, la Turquie envisage la Cote d’Ivoire comme un marché potentiel dans le domaine des ventes d’armes, dans la mesure ou le pays souhaite faire l’acquisition d’armes plus modernes et diversifier ses capacités militaires dans les domaines du renseignement ou du combat. Les ventes déjà réalisées concernant en particulier des blindés sont déjà de bon augure. Au-delà, en invitant des officiers et sous-officiers ivoiriens à venir se former en Turquie, le pays souhaite faire de la Côte d’Ivoire un pivot de sa stratégie de sécurité africaine. Ainsi, le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Numan Kurtulmus, lors d’une visite à Abidjan en mars 2024, a souligné que « La Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus importants de l’Afrique de l’Ouest, un pays qui offre un potentiel de développement dans la sécurité et la stabilité » (TRT Afrika, 2024). Déjà déployés au Nord du Togo, des militaires turcs et des membres de la compagnie militaire privée turque SADAT prennent une part active à la lutte contre le JNIM, ce qui crédibilise la stratégie d’influence du pays auprès des auprès des décideurs de l’armée ivoirienne.
Figure 4. Nombre de véhicules blindés acquis par l’armée Ivorienne (entre 2020 – 2024). Source : SIPRI.
2.3. Une stratégie de diversification des partenariats militaires qui répond à de puissantes logiques internes et externes à la Côte d’Ivoire
Comme beaucoup de pays ouest-africains, la Côte d’Ivoire a basculé, dans le domaine sécuritaire, d’une logique mono partenariale a une stratégie de pluri partenariats (Laloupo, 2023). Cette bascule semble logique dans l’esprit des hauts gradés des forces armées ivoiriennes (Armée, communication personnelle, 2025) qui mettent en exergue les intérêts du pays qui sont au-dessus notamment des liens historiques qui peuvent unir la Côte d’Ivoire à la France. En définitive, cette situation rappelle que les intérêts de chaque État gouvernent les relations internationales (selon la formule célèbre du général de Gaulle : « Un grand pays n’a pas d’amis. Les hommes peuvent avoir des amis, pas les hommes d’État ») (Paris Match, communication personnelle, 1967). Néanmoins, il convient de garder à l’esprit que « l’intérêt national est toujours lié à un projet politique » (Fernandez, 2021, p. 76). En l’occurrence, les menaces externes (tensions politiques avec les pays de l’Alliance des États du Sahel, menaces du JNIM), et internes (présence de cellules dormantes jihadistes, durcissement des activités criminelles liées notamment aux narcotrafics, conflits entre pasteurs transhumants et agriculteurs) justifient largement la mise en œuvre d’une stratégie de diversification et d’élargissement des partenaires de la sécurité et de la défense du pays.
D’abord, le volume des besoins des armées ouest-africaines explique cette diversification des partenariats, un seul partenaire ne pouvant à lui seul offrir des conditions de vente de matériel ou de formation avantageuses. La complexité des besoins en termes de sécurité justifie aussi cette stratégie. L’émergence des drones a ainsi permis à de nouveaux États, en particulier la Turquie, de devenir des alliés de la sécurité des États ouest-africains. Désormais, des pays ouest-africains, comme la Côte d’Ivoire, souhaitent aussi renforcer leur autonomie sécuritaire en disposant notamment des outils d’anticipation (satellites d’observation) de communication et de commandement les plus perfectionnés.
Par ailleurs, la recherche d’une satisfaction rapide de besoins en équipements militaires ou pièces de rechange peut aussi expliquer cette diversification des sources d’approvisionnement. Il s’agit de sélectionner les fournisseurs qui sont capables de mettre à disposition rapidement des équipements modernes. Le partenaire chinois répond justement à cette deuxième logique et permet ainsi l’acquisition rapide de nouveaux équipements (Ministère des armées français, communication personnelle, 2024). Toutefois, le partenariat en matière d’équipement de défense avec la Chine est fragile, dans la mesure où, par exemple, ni la mise en œuvre de ces équipements, ni leur maintien en condition ne sont pris en charge par la Chine. Puisque les notices d’emploi des matériels sont en langue chinoise et les instructeurs non francophones, l’armée ivoirienne rencontre des difficultés dans l’emploi et le maintien en état de ces matériels livrés par la Chine.
Enfin, la logique des pluri-partenariats est susceptible de dissuader les agresseurs externes dans la mesure où les pays partenaires de la Côte d’Ivoire apportent des capacités militaires complémentaires. Ils peuvent mobiliser des réseaux diplomatiques, des structures de renseignement ou de sécurité afin de renforcer la sécurité du pays.
La logique de diversification des partenariats de sécurité et de défense est à l’œuvre sur l’ensemble du continent africain (Martineau, 2018). Elle résulte d’abord de la nécessité pour les États de ne pas être lié à un seul partenaire dont la défaillance ou la faiblesse de l’engagement serait susceptible de mettre en cause sa sécurité. Elle témoigne aussi des ambitions africaines de nouveaux acteurs étatiques qui profitent du retrait de la France du continent africain.
À l’heure où les menaces sur la sécurité de la Côte d’Ivoire s’amoncellent, notamment dans les régions frontalières du Nord, la multiplication des coopérations en matière de sécurité constitue une opportunité nouvelle pour les dirigeants du pays de mettre en compétition les États partenaires afin qu’ils contribuent davantage à la défense du pays.
Au final, la logique de bloc qui est réactivée par les conflits internationaux (Ukraine) ou les tensions (mer de Chine) n’a pas d’incidence dans les pays de la sous-région ouest-africaine et en particulier en Côte d’Ivoire. Le contexte de menaces qui pèse lourdement sur la Côte d’Ivoire favorise au contraire l’insertion de la Chine dans l’espace sécuritaire ivoirien. La Chine est ainsi devenue un partenaire « ordinaire » de la sécurité du pays.
Tableau 1. Partenariats de défense et de sécurité de la Côte d’Ivoire.
|
Pays partenaire |
Intitulé |
Date |
Contenu |
|
Chine |
Absence d’accord formel |
Equipements militaires. Formation | |
|
France |
Accord de partenariat de défense entre la Cote d’Ivoire et la France (en cours de révision) |
26 janvier 2012 (en cours de révision) |
Echanges de vues. Organisation, entrainement et équipement des forces. Formation. Exercices conjoints. |
|
Ghana |
Accord de coopération militaire |
18 octobre 2017 (Ratifié le 17 octobre 2024) |
Partage de renseignements |
|
Maroc |
Accord de Coopération Militaire |
9 mai 2025 |
Entrainements communs. Santé. Expertises. |
|
Portugal |
Accords de coopération |
25 février 2018 |
Formation des marins. Échanges d’informations. Échanges sur la protection de l’environnement. |
|
Turquie |
Accord-cadre de coopération militaire |
26 mars 2015 (ratifié le 7 mai 2025) |
Formation d’officiers et sous-officiers en Turquie. Technique (industrie de défense, systèmes électroniques, information militaire) et scientifiques. |
|
USA |
Protocoles d’accord |
27 février 2024
14 novembre 2024 |
Partage de renseignements.
Don de véhicules blindés. Programme de formation préalable au déploiement des militaires ivoiriens dans la Zone Opérationnelle Nord (ZON). |
Bibliographie
Africa Command. (2025). United States.
Armée (2025). Officier supérieur [Communication personnelle].
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Aurégan, X. (2024). Chine, puissance africaine : Géopolitique des relations sino-africaines. Paris, Armand Colin, 288 p.
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B. N’Guessan, A.; Cordel, D., & Coulibaly, K. (2024). Les ports secs. https://www.ecofinagency.com/public-management/1604-45401-trade-between-cote-divoire-and-china-rose-21-to-5-28bn-in-2023
Banga, Arthur (2019). Dynamique et enjeux de l’évolution des relations sino-ivoiriennes (1960-2018) Relations internationales, 178(2), 103-117.
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TRT Afrika. (2024). TRT Afrika.
[1] Dans sa thèse, Xavier Aurégan (p. 163 svtes), a mis en évidence des initiatives limitées en matière de défense avant 2014. Ainsi, dans les années 1990, un petit chantier de construction navale avait été établi par des ingénieurs chinois à Youpougon.
[2] Néanmoins, l’article 4 point f prévoit que les parties peuvent envisager « Toute autre activité convenue d’un commun accord entre les Parties en fonction de leurs intérêts communs ». Cette disposition ouvre potentiellement les portes à des activités opérationnelles communes, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme au Nord du pays.
[3] Traité instituant un partenariat de défense, signé le 26 janvier 2012, art 3.
[4] SECUNORD est doté de 3,8 millions de 2022 à 2024. Ce programme permet la construction de brigades de gendarmerie ou encore la dotation d’équipements.
