Mathilde Brien-Fiset
Regards géopolitiques v12n2, 2026
Résumé : Les violences aux États-Unis ont connu une recrudescence significative dans les dernières années. Elles s’ancrent dans une dynamique historique axée sur la radicalisation idéologique exacerbée par la polarisation sociale, politique et médiatique.
Mots-clés : Violence politique, polarisation idéologique, radicalisation, médias, dérives illibérales
Abstract: Violence in the United States has seen a significant resurgence in recent years. It is rooted in a historical dynamic centered on ideological radicalization, exacerbated by social, political and media polarization.
Keywords : political violence; ideological polarization; illiberal drift; media; radicalization
Faits saillants
Recrudescence des violences politiques : Durant les dernières années, les événements de violences politiques aux États-Unis se sont considérablement intensifiés.
Facteurs historiques et phénomènes de fond : Ces épisodes de violence politique s’inscrivent dans une continuité historique et sont marqués par une dynamique circulaire d’accumulation, de polarisation médiatique et d’instrumentalisation à des fins de pression politique.
Risque d’affaiblissement démocratique : Dans le cadre d’une société libre et démocratique, la violence politique et l’instabilité qu’elle génère peuvent fragiliser les contre-pouvoirs. Or, cela peut créer un contexte propice à l’avènement d’un régime politique ayant des traits illibéraux.
- Une tendance lourde justifiant la violence politique
Au cours des dernières années, la violence politique et sa légitimation connaissent une importante recrudescence aux États-Unis. En effet, la Police du Capitole des États-Unis a investigué plus de 8 000 menaces à des membres du Congrès en 2023, une hausse de 50 % comparé à 2018 (Winston and Rose, 2024). L’Université du Maryland confirme également l’intensification du phénomène, en rappelant que 150 attaques à caractère politique ont été recensées au cours des six premiers mois de 2025 (Gagné, 2025).
Aussi, les sondages confirment qu’une proportion croissante d’Américains considère la violence comme une réponse légitime face à certains adversaires politiques. En 2024, 30 % des Américains considèrent qu’ils pourraient devoir avoir recours à la violence afin de remettre le pays sur la bonne voie, contre 19 % l’année précédente (Santhanam, 2024). 55 % des Américains pensent aussi que dans les prochaines années, la violence politique s’intensifiera (Doherty, 2025). Cette logique et la tenue d’événements politiques violents ne sont pas exclusifs à la droite; 41 % des démocrates soutiennent des actions agressives contre les PDG d’entreprises au nom de la justice économique, contre 17 % des républicains pour la même mesure (Bright Line Watch, 2025). De plus, environ 40 % des démocrates considéraient la violence comme justifiée si Donald Trump refusait de quitter le pouvoir après une défaite électorale.
2. Des cas de violence qui s’accumulent
Ce climat de polarisation extrême et de légitimation croissante de la violence politique ne reste pas théorique. Il se traduit en effet par une série d’actes violents qui marquent profondément le paysage politique américain et témoignent de la croissance de la violence politique aux États-Unis :
- Le 8 juin 2022, le juge de la Cour suprême Brett Kavanaugh fait l’objet d’une tentative d’assassinat près de son domicile au Maryland à la suite d’une décision judiciaire. Quelques mois auparavant, le criminel publie sur les médias sociaux « Je vais empêcher l’annulation de Roe v. Wade », en lien avec le projet de la Cour suprême d’annuler la décision historique ayant instauré le droit constitutionnel à l’avortement. « […] si un juge conservateur meurt, cela devient un 5-4 pour la gauche » (MacFarlane et Quinn, 2025). L’accusé explique son geste par sa volonté d’affecter le fonctionnement même du système de justice. En mai de la même année, plusieurs juges fédéraux reçoivent des livraisons de pizza non sollicitées au nom du fils de la juge progressiste Esther Salas, lequel a été assassiné en 2020 au New Jersey en raison des positions politiques et idéologiques de son père.
- Le 13 juillet 2024, Donald Trump est blessé par balle lors d’une première tentative d’assassinat à l’occasion d’un rassemblement politique en Pennsylvanie. Les images relayées à travers le monde du président blessé scandant « Fight! Fight! Fight! » sont interprétées par plusieurs comme une manière d’appeler à la résistance, alimentant le débat sur l’utilisation par des figures politiques d’incidents violents pour mobiliser leur base. Deux mois plus tard, en Floride, le 15 septembre, une seconde tentative d’assassinat visant le président échoue avant que le tireur n’ait pu agir.
- Le 4 décembre 2024 à New York, le meurtre de Brian Thompson, CEO de UnitedHealthcare, l’une des plus importantes compagnies d’assurance médicale aux États-Unis, est clairement identifié comme assassinat politique. Le suspect a notamment écrit un manifeste où il critique le système d’assurance santé américain. On retrouve sur les douilles utilisées lors de la commission du crime les inscriptions delay, deny, depose, faisant référence à une critique courante portée aux tactiques utilisées par les compagnies d’assurance pour éviter de payer des indemnités (Childers, 2024). Les procureurs fédéraux statuent que l’attaque visait à amplifier un message idéologique.
- Le 14 juin 2025, le démocrate John Hoffman, sénateur à la législature d’État du Minnesota, ainsi que son épouse font l’objet d’une tentative d’assassinat et le même assaillant tue à son domicile la présidente de la Chambre des représentants du Minnesota et ancienne élue démocrate Melissa Hortman et son mari peu de temps après. Le criminel laisse sur place un manifeste exprimant ses opinions anti-avortement et indiquant 70 autres cibles potentielles issues de la sphère politique. L’événement est rapidement qualifié d’assassinat politique. Un sénateur républicain de l’Utah et des figures publiques comme Elon Musk propagent sur les médias sociaux que l’accusé était un marxiste d’extrême gauche, désinformation ayant alimenté la polarisation entourant la tragédie.
- Le 4 juillet 2025, 11 militants lourdement armés attaquent le centre de détention de Prairieland du U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) au Texas et blessent un agent des forces de l’ordre. Deux jours auparavant, trois militants attaquent des agents du ICE, cette fois en Californie. Par ailleurs, la fusillade survenue à la filiale d’ABC le 17 octobre 2025 dans la région de Sacramento était elle aussi politiquement motivée. L’hostilité face aux médias perçus comme étant anti-Trump se trouvait au cœur des motivations. Dans le véhicule du tireur radicalisé à l’extrême droite, un message manuscrit indique que deux hauts responsables du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que la procureure générale Pam Bondi seront les prochains visés. En outre, six jours plus tôt, le FBI est alerté qu’un anarchiste a offert 45 000 $ dollars via une publication sur les réseaux sociaux en récompense du meurtre de cette dernière. Elle y figure avec un point rouge de tireur sur le front.
- Le 10 septembre 2025, Charlie Kirk, figure de proue du mouvement conservateur, est assassiné à l’Université d’Utah Valley. Le meurtrier avoue son désaccord avec les politiques de droite. Le climat de polarisation politique s’intensifie alors, la gauche et sa démonisation du mouvement conservateur étant pointée du doigt comme responsable de l’événement. Le président Trump accuse quant à lui le groupe d’extrême gauche Antifa et signe un décret 12 jours plus tard pour la catégoriser de cellule terroriste intérieure. Bien qu’aucune preuve concrète du lien entre le tireur et le groupe terroriste en question n’ait été démontrée à ce jour, cette association a suffi pour exacerber les tensions idéologiques.
3. Dynamiques aggravantes de la violence politique aux États-Unis
Au-delà des actes eux-mêmes, les dynamiques de fond, révélatrices d’un terreau idéologique, médiatique et institutionnel, aggravent le phénomène.
3.1. La radicalisation idéologique est un processus cumulatif, où des propos et positions de figures politiques qui normalisent la radicalisation et renforcent les divisions idéologiques peuvent notamment mener à la tenue d’actes violents. Par exemple, notons la membre du Congrès américain Stacey Plaskett qui, en 2023, affirme sur la chaîne télévisée nationale MSNBC que « Trump doit être abattu » (Teejay, 2023). Elle justifie par la suite ses propos en indiquant s’être emmêlée dans ses mots et qu’il devrait plutôt être arrêté. Cet incident n’a donné lieu à aucune sanction judiciaire, reflétant l’étendue du cadre de la liberté d’expression aux États-Unis. Quant à lui, le membre du Sénat Chuck Schumer mentionne en 2020 que le juge Brett Kavanaugh « paierait le prix » de ses « mauvaises décisions » (Fung, 2022). Ce genre de propos, alimenté par les réseaux sociaux ou autres sources d’informations parallèles, favorise l’accumulation de ressentiment et renforce des convictions politiques extrémistes.
La lutte pour les droits aux États-Unis dans les années 1960 reprend ce phénomène, où les revendications inhérentes à l’égalité raciale ont conduit à des contre-mouvements conservateurs ayant exacerbé la polarisation de part et d’autre. Les années 1970 ont quant à elle été témoins des mouvements féministes et progressistes s’opposant à des idéaux conservateurs. Ce clivage a contribué à creuser le fossé entre les deux idéologies et à envenimer les frictions déjà présentes.
3.2 La violence aux États-Unis se traduit par un phénomène circulaire. Les réponses à un acte violent alimentent la tenue d’autres actes violents dans le futur. Le FBI a enregistré un lien direct entre l’attentat du Capitole le 6 janvier 2021 et la hausse des menaces contre les membres du Congrès. L’utilisation de l’événement en question comme justificatif pour commettre ces actes extrémistes a été documentée et validée, démontrant bien le cycle circulaire de la violence (U.S. Senate Committee on the Judiciary, 2025).
Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau dans l’histoire américaine : l’assassinat de Martin Luther King à Memphis en 1968 a été le déclencheur de manifestations violentes à grande échelle à travers les États-Unis. La répression policière et les interventions institutionnelles se sont ensuivies dont le déploiement de la garde nationale ayant exacerbé les vagues de contre-réactions et mené à un cycle de tensions perpétuel. La violence dépasse ainsi l’événement initial, et chacun des épisodes de violence semble créer les conditions du suivant.
3.3 La couverture médiatique et le travail journalistique s’éloignent de leur fonction première : informer. Certains médias instrumentalisent le discours, où les événements violents servent à bâtir un récit et à séparer les bons des méchants. Les meurtres ou les tentatives d’assassinat deviennent des symboles porteurs d’une idéologie, et les débats s’écartent de leur composante initialement politique et s’orientent davantage vers la notion de loyauté à un parti. Par ailleurs, la prolifération de médias alternatifs adhérant aux normes et pratiques journalistiques dans des degrés divers constitue un défi de taille.
Les attentats du 11 septembre ont fait l’objet de ce traitement médiatique. L’événement a été construit sous un récit binaire, opposant le bien au mal. Les propos de Georges W. Bush, président des États-Unis de l’époque, ont mis l’accent sur l’opposition entre le monde libre et les terroristes, cristallisant cette idée. Les causes potentielles inhérentes à l’attentat ont été mises à mal au profit d’un discours polarisant et d’une guerre désormais morale. Cette réalité a par la suite permis de justifier l’élargissement de certains pouvoirs fédéraux exécutifs ainsi que les guerres en Afghanistan et en Irak. La violence devient ainsi moteur de production politique.
Certains éléments nuancent cependant ce constat. D’abord, les médias sont motivés par le profit, ce qui explique aussi le traitement polarisant de l’information. Les revenus publicitaires sont directement liés à l’audience télévisuelle, et la pression commerciale peut orienter le choix des sujets et la manière de les traiter. Il n’en demeure pas moins que plus les contenus sensationnalistes génèrent de l’audience, plus les médias sont enclins à diffuser ce type de contenu, ce qui résulte en un cercle vicieux où l’information cherche à attirer l’attention du citoyen plutôt qu’à l’informer. Ce phénomène est plus marqué chez certains médias, permettant de nuancer le propos. En effet, une étude récente confirme que certains d’entre eux comme Fox News ou encore MSNBC, lesquelles ciblent des audiences homogènes sur le plan idéologique, enferment leur audience dans des chambres d’écho partisanes, renforçant ainsi la polarisation politique (Lempinen, 2023). Également, le fait que la majorité des citoyens américains qui consomment du contenu médiatique n’usent pas de violence démontre que celle-ci demeure marginale. Ainsi, bien que le traitement médiatique puisse influencer la perception de la menace et amplifier la polarisation, le traitement médiatique ne détermine pas le passage à l’action violente et son influence reste indirecte.
3.4 Le traitement politique des événements précédemment mentionnés a également démontré qu’une certaine frange d’acteurs politiques interprète et dénonce les événements de violence politique en fonction de leurs intérêts respectifs, allant jusqu’à déformer le discours public. Le traitement médiatique d’assassinats politiques et la manière dont ils ont été repris dans l’histoire des États-Unis comme ce fut le cas pour John F. Kennedy dans les années 1960 en témoignent. D’une part, le parti démocrate de Kennedy a accentué sa figure de martyr, symbole de l’idéal américain. De l’autre, certaines figures conservatrices ont dénoncé l’héritage de celui-ci, jugé trop interventionniste.
3.5 La violence sert comme instrument pour faire pression ou mettre à l’agenda différents enjeux politiques et ainsi influencer le processus étatique. Les événements violents exercent une pression sur le discours institutionnel tel qu’en font foi les mouvements antifascistes, nés en réaction à la culture américaine et aux groupes d’extrême droite autour des années 1970. Ceux-ci ont poussé les institutions fédérales américaines à réagir face aux crimes associés à l’extrême droite de l’époque, d’où l’adoption en 1968 des titres X et I dans le cadre du Civil Rights Act sanctionnant notamment les crimes liés à la race ou à la religion.
Le candidat démocrate faisant actuellement campagne pour devenir procureur général de Virginie, Jay Jones, a d’ailleurs tenu des propos incendiaires démontrant bien le levier que peut représenter la violence pour influencer la politique. Dans un échange texto de 2022, Jones affirme que le président de la Chambre des représentants de l’époque, Todd Gilbert, devrait recevoir deux balles dans la tête, et Jones poursuit en mentionnant qu’il urinerait sur les tombes de ses opposants politiques (Jarvis, 2025). Il tente de se défendre en indiquant que « ce n’est que lorsque les gens ressentent personnellement de la douleur qu’ils passent à l’action politique ». La violence se matérialise ainsi explicitement en un coût acceptable pour justifier des changements politiques, ou encore pour légitimer des politiques existantes. Les propos en 2023 de Charlie Kirk, figure médiatique de droite, selon lesquels quelques décès par armes à feu annuellement étaient le prix à payer pour protéger le second amendement de la Constitution américaine est aussi un exemple probant. La violence se matérialise ainsi explicitement en un coût acceptable pour expliquer des politiques existantes. Elle devient un outil de légitimation, les décès par armes à feu justifiant alors la continuité de la politique en question au lieu d’être perçus comme un problème à résoudre.
- Un cadre juridique propice à la violence armée
Bien qu’il ne puisse en être le seul facteur explicatif, la structure juridique aux États-Unis rend d’autant plus probable l’usage de la force dans les conflits politiques. En effet, le Deuxième Amendement qui garantit le droit de posséder et de porter des armes peut faciliter le dérapage de tensions politiques vers des actes violents. Il en est de même pour le nombre d’armes en circulation aux États-Unis, qui plaçait en 2017 le pays en deuxième position mondiale quant au nombre d’armes par 100 habitants. Cependant, un tel cadre juridique ou même le nombre d’armes en circulation ne peuvent être les seuls responsables de la montée des violences politiques. Par exemple, la Suisse comptait environ 27,6 armes à feu pour 100 habitants en 2017, chiffre toujours utilisé comme référence faute de mise à jour officielle, comparativement à 120,5 pour 100 habitants aux États-Unis (Maurisse, 2017; Karp, 2018). Pourtant, les dernières données indiquent que le nombre d’homicides par armes à feu est neuf fois plus élevé aux États-Unis qu’en Suisse, démontrant bien que la violence armée ne dépend pas uniquement du nombre d’armes en circulation.
- De la polarisation à un glissement illibéral : les risques d’un affaiblissement institutionnel
La violence politique et l’instabilité qu’elle entraîne pavent la voie à des dérives autoritaires pouvant mener à un régime illibéral en créant un climat d’insécurité susceptible d’être exploité comme justificatif par les dirigeants politiques. En 2025, Donald Trump a tenté de déployer la Garde nationale dans des villes comme Los Angeles et Chicago en réponse à la tenue de manifestations. Ce dernier a également procédé au pardon de nombreuses personnes impliquées dans l’attaque du Capitole de janvier 2021. Dans une société libre et démocratique, la violence politique et l’instabilité qui l’accompagne peuvent créer un environnement favorable à des dérives autoritaires. Le climat d’insécurité qui en résulte est parfois invoqué pour justifier des mesures exceptionnelles susceptibles – directement ou indirectement – d’affaiblir les contre-pouvoirs. À terme, ces dynamiques peuvent conduire à un affaiblissement des garanties démocratiques, caractéristique d’une société illibérale, où le cadre démocratique subsiste mais dans lequel les libertés civiles et l’équilibre des pouvoirs sont fragilisés. Un autre exemple d’action aux allures illibérales du président fut sa sélectivité dans la condamnation de la violence. Ce dernier minimise celle à l’endroit de ses opposants, affaiblissant l’universalité du droit à la sécurité et instrumentalise la violence à des fins partisanes.
L’utilisation de la violence à des fins politiques est d’autant plus inquiétante vu l’instrumentalisation des institutions étatiques pour cibler l’opposition : 55 % des Américains estiment que le président Trump utilise le Département de la Justice pour cibler ses ennemis politiques (Bright Line Watch, 2025). Les pratiques démocratiques deviennent normes de contrôle, menant à la fragilisation des contre-pouvoirs et de l’indépendance institutionnelle, touchant le cœur même de la démocratie. Dans cette perspective, la performance de la démocratie américaine a été diagnostiquée par 520 experts politologues à son niveau le plus bas depuis 2017 (Bright Line Watch, 2025).
Conclusion
Il est trop tôt pour mesurer pleinement l’impact d’événements contemporains ou les inscrire dans une trame historique révélant un affaiblissement systémique de l’État de droit aux États-Unis. Néanmoins, ils méritent une attention particulière, car ils témoignent de mutations dans la société américaine et dans la manière dont le pouvoir est exercé. Ainsi, afin de prévenir l’escalade des violences politiques, il faudra porter attention à l’instrumentalisation des institutions démocratiques à des fins partisanes et à la normalisation du discours violent. Le Québec n’est pas à l’abri des manifestations de violence politique. L’attentat déjoué à la dernière minute survenu lors de l’élection de Pauline Marois à la tête du gouvernement en 2012, en est un rappel troublant.
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