Renommer le golfe du Mexique en golfe d’Amérique : quels enjeux géopolitiques ?

Frédéric Lasserre
Directeur du CQEG

Regards géopolitiques v10n4, 2024, publié en mars 2025

Résumé : le 20 janvier 2025, le président des États-Unis Donald Trump décidait de renommer le golfe du Mexique en golfe d’Amérique. Y a-t-il des barrières face à cette décision ? Washington peut-il forcer les États tiers à s’aligner ? Quels sont les enjeux géopolitiques de cette décision ?

Mots-clés : Trump, golfe du Mexique, golfe d’Amérique, toponymie

Summary : On January 20, 2025, US President Donald Trump decided to rename the Gulf of Mexico the Gulf of America. Are there any barriers to this decision? Can Washington force other countries to fall in line? What are the geopolitical implications of this decision?

Keywords : Trump, Gulf of Mexico, Gulf of America, toponymy

Dans son discours d’investiture, le président Trump a annoncé que les États-Unis allaient désormais se référer au « golfe d’Amérique » au lieu du « golfe du Mexique ». Il avait déjà évoqué cette intention le 8 janvier dernier. Cette étendue marine située au sud du pays, bordée par cinq États (Floride, Alabama, Mississippi, Louisiane et Texas) ainsi que le Mexique et Cuba, est parfois surnommée la « troisième côte » américaine. En 2012, des élus du Mississippi avaient proposé une loi pour rebaptiser « golfe d’Amérique » la portion du golfe qui touche l’État – la proposition avait été rejetée à l’époque (Lachapelle, 2025). Quelques heures après son assermentation comme président des États-Unis, le 20 janvier 2025, Donald Trump a signé le décret renommant le golfe du Mexique en golfe d’Amérique. Quels sont les enjeux de ce changement de nom ?

Sur quoi porte le décret présidentiel ?

Le président Trump a estimé qu’il s’agissait d’une « partie indélébile de l’Amérique » (Maison Blanche, 2025).  Il le juge essentiel à la production pétrolière et à la pêche aux Etats-Unis et le considère comme la « destination préférée des Américains pour le tourisme et les activités de loisirs ».

Google a expliqué à la fin janvier 2025 que les changements de nom étaient appliqués suivant les sources gouvernementales officielles, en l’occurrence le Geographic Names Information System (GNIS) aux Etats-Unis. Sur l’application concurrente d’Apple, « Maps », le nom est resté « golfe du Mexique » quelques jours (Le Monde, 2025) avant d’afficher le changement de nom (Journal de Québec, 2025).

Fig. 1. Nom du golfe du Mexique sur la page Google Maps, 3 mars 2025

Y a-t-il des barrières à la mise en œuvre du décret ?

A l’interne

Le décret présidentiel révèle que la décision est prise par le Président Donald Trump, à son initiative. En revanche, à l’échelle interne, la mesure dépend également d’autres instances au stade de la mise en application. Le secrétaire de l’Intérieur, membre du cabinet présidentiel, est mandaté pour effectuer le changement de nom sous trente jours et actualiser une base de données, le Geographic Names Information System (GNIS). Or, cette étape nécessite, comme le souligne le décret présidentiel, un accompagnement du US Board on Geographic Names, une agence ici chargée de superviser le changement de nom dans les sources fédérales officielles, notamment les cartes, les contrats et tout autre document (section 4, b) du décret). L’éventuel contrepoids que le US Board on Geographic Names aurait pu constituer dans ce projet – le panel relatif à l’uniformisation des noms étant théoriquement investi d’une capacité d’approbation des propositions (section 2, d) du décret) – est cependant neutralisé dès les premières lignes qui énoncent que la composition va être revue en raison de la désignation de nouveaux membres (section 2 du décret).

Dans les instances internationales

L’existence d’un organe international chargé des toponymes, créé en 1959, à savoir le Groupe d’experts des Nations Unies sur les noms géographiques (Nations Unies, 1959), n’aura sans doute que peu d’incidence sur le changement de nom unilatéral étudié ici, car celui-ci est exclusivement compétent pour la standardisation des noms de lieux. Il exerce un rôle de conseil dans l’harmonisation linguistique des appellations données aux espaces géographiques, et ne peut émettre que des recommandations sur des demandes soumises par les États auprès de la Conférence des Nations Unies sur la Standardisation des Noms géographiques. Autrement dit, ce Groupe d’Experts ne peut forcer Washington à se rétracter ; il peut cependant ne pas donner suite à la décision étatsunienne et ne pas recommander l’usage du nom de golfe d’Amérique.

Sur le plan bilatéral

Si la plupart des tracés de délimitation entre les États-Unis et ses voisins ont été opérés – pour citer un exemple, il peut être fait référence à l’accord bilatéral entre États-Unis et Mexique du 9 juillet 2000 sur la délimitation du plateau continental étendu au-delà de 200 milles marins, dans la partie occidentale du golfe du Mexique, en vigueur depuis le 17 janvier 2001 – deux accords de délimitation relatifs à la partie orientale du golfe restent en suspens. Ceux-ci ont été conclus par les États-Unis lors des derniers jours de la présidence de Barack Obama le 18 janvier 2017 – l’un avec Cuba concernant le plateau continental, l’autre avec le Mexique pour les espaces maritimes – et soumis par le Président Joe Biden au Sénat le 18 décembre 2023. À ce jour (mars 2025), ils ne semblent toujours pas avoir été ratifiés.

La portée de ces accords, qu’ils en viennent à être ratifiés ou non, demeure limitée en ce qui concerne la décision étatsunienne de changer le nom que Washington utilise pour nommer le golfe. Autrement dit, ils n’empêchent pas Washington de décider de changer son appellation d’un espace géographique. On peut cependant formuler deux hypothèses :

  • Tout d’abord, il ne semble pas dans l’intention de Donald Trump de renommer les espaces qui relèvent de la stricte souveraineté ou de la juridiction des États côtiers voisins. La mesure américaine porte sur un espace partagé ; cela conduit à relativiser quelque peu sa portée impérialiste (Maaziz, 2025), et faute de pression officielle, reste sans conséquence pour le Mexique et Cuba. De fait, la présidente mexicaine a estimé que le décret du président américain se réfère uniquement à la partie du plateau continental sous souveraineté des États-Unis, et non à l’ensemble du golfe (Le Devoir, 2025), sans que l’on sache si cette interprétation reçoit l’assentiment de la Maison Blanche Le geste du président Trump traduit cependant une décision unilatérale et une posture qui pourrait être perçue comme cavalière.
  • De fait, sans aller jusqu’à remettre en cause les accords conclus évoqués ci-dessus, l’immobilisme de l’administration Trump (tout comme de l’administration Biden au reste) tout au long du premier mandat de D. Trump à l’égard des accords de délimitation dans la partie orientale du golfe du Mexique, appréciés à la lumière des récentes décisions, n’est pas de bon augure pour la relation bilatérale de Washington avec Mexico et avec La Havane.

Avec les États tiers

Qu’en est-il des États tiers ? Google Maps indique que les utilisateurs géolocalisés aux États-Unis d’Amérique verront apparaître la mention « golfe d’Amérique », que pour ceux situés au Mexique il sera affiché « golfe du Mexique », conformément à la volonté du gouvernement mexicain, et que, pour les autres, les deux noms seront visibles. En ce qui concerne les administrations des États en revanche, la question de l’opposabilité se pose. Les États tiers doivent-ils, à leur tour, procéder à la modification du nom du golfe en ce qui concerne les zones américaines couvertes par la mesure, et réviser par conséquent les documents officiels et autres sources pertinentes ? Autrement dit, Washington peut-il exiger que les États et organismes internationaux donnent suite ?  La décision du président d’exclure l’agence de presse AP de ses mêlées de presse du fait de son refus d’entériner le changement de nom (Sink, 2025), laisse entendre qu’il pourrait exercer des pressions, mais pour le moment il n’y a pas eu de développement en la matière. Cet exemple peut en dire long sur l’idée de liberté de la presse du président, mais, AP étant une agence américaine, il est difficile d’en conclure la ligne qu’adopterait la Maison Blanche pour imposer son choix de toponyme.

Un ressort très commun

La toponymie n’implique pas la souveraineté d’un État sur un territoire ou un espace maritime (Maaziz, 2025). Autrement dit, le fait pour un État de proposer, voire de militer pour un nom de lieu, ne signifie pas que cet État soit souverain sur cet espace, même si l’intention symbolique est bien telle. De manière générale, la terminologie est décorrélée d’une quelconque autorité étatique pertinente. Ainsi le toponyme « mer du Japon » ne confère pas de droits particuliers à l’archipel nippon, bien que les deux Corées appellent à la rebaptiser « mer de l’Est » depuis la fin du XXème siècle. Cependant, le recours des États à la dénomination comme instrument symbolique de la possession est aussi ancien que l’Histoire. En ce sens, pour cavalière qu’elle puisse paraitre, la décision de Donald Trump n’a rien de novatrice : elle ne fait que reprendre d’anciennes pratiques visant à s’affirmer sur la scène régional ou à flatter le sentiment national. On vient d’évoquer le cas de la dispute entre Japon et Corée sur le nom de la mer du Japon/mer de l’Est. En mer de Chine du Sud, la Chine se plait à mobiliser ce toponyme, pourtant d’origine coloniale car forgé par les Britanniques au XVIIIe siècle, alors même que le nom en chinois, 南海 Nan Hai ou mer du Sud, ne fait aucunement référence à la Chine (Lasserre, 1996). En 2012, les Philippines ont décidé de rebaptiser la partie de la mer jouxtant l’ouest de leur archipel en mer de l’ouest des Philippines (West Philippines Sea) (Ubac, 2012).

Au Québec, la querelle sur le contrôle du territoire entre Ottawa, Québec et les autochtones se traduit précisément sur l’enjeu des toponymes, du nom des lieux et du choix de ces noms (Dorion et Lacasse, 2011). A Montréal, cet enjeu s’est notamment traduit par le changement de nom de nombreuses rues, de personnages britanniques vers des noms plus québécois ou francophones, ainsi le boulevard Maplewood devenu Édouard Montpetit en 1967, ou le boulevard Dorchester devenu René Lévesque en 1987.

Le nom de lieu est toujours un enjeu politique, dans la mesure où son choix tranche parmi les options présentées par différents acteurs, divers projets, et entre des représentations identitaires ou fonctionnelles souvent conflictuelles. La géographie politique est donc au cœur de la toponymie. Le nom est l’un des attributs du territoire: il le désigne et relie ce territoire à l’acteur qui le nomme. S’il parvient à prévaloir, il établit une relation particulière, du moins espère l’acteur, entre l’espace ainsi nommé et les projets dudit acteur. Nommer, c’est établir une appropriation symbolique (Giraut et al, 2008 ; Guillorel, 2009 ; Giraut & Houssay-Holzschuch, 2023).

Quelle motivation pour le président Trump ?

Dès lors, quelles pouvaient être les motivations à l’origine du décret présidentiel ? Un indice est contenu dans le titre du décret, assez évocateur, Restoring names that honor American Greatness (Maison Blanche, 2025). Cette formulation s’inscrit dans une stratégie politique plus large de réaffirmation de la puissance américaine, de sa grandeur supposée, un projet à la base même du slogan récurrent de Donald Trump visant à rendre l’Amérique puissante à nouveau, « Make America Great Again ». Parmi les justifications énoncées dans le décret, on retient les notes historiques et les allusions à la naissance de l’État des États-Unis : « [t]he area formerly known as the Gulf of Mexico has long been an integral asset to our once burgeoning Nation and has remained an indelible part of America. The Gulf was a crucial artery for America’s early trade and global commerce » (Section 4).Il y a là la manifestation d’une volonté de restaurer l’ image symbolique du pays et de l’ancrer dans l’épopée de la conquête du territoire étatsunien.

De fait, le président souhaitait aussi renommer la plus haute montagne d’Amérique du Nord en l’honneur du 25e président étatsunien. Dans un autre décret daté du 20 janvier, Donald Trump avait aussi décidé de redonner au Denali, situé en Alaska (6 190 m), son ancien nom, mont McKinley, modifié en 2015 par le président Barack Obama selon le souhait des populations autochtones et de l’État de l’Alaska, un vœu formulé dès 1975 (McKinnon, 2025). Le décret du 20 janvier ne se prive pas de tancer vertement le président Obama pour cette décision alors qu’en fait elle n’était que l’aboutissement d’un long processus initié par le gouvernement de l’Alaska : « President Obama’s administration, in 2015, stripped the McKinley name from federal nomenclature, an affront to President McKinley’s life, his achievements, and his sacrifice. » Le décret rappelle aussi la valeur du président McKinley : « President William McKinley, the 25th President of the United States, heroically led our Nation to victory in the Spanish-American War. » (Maison Blanche, 2025) : il s’agit de cultiver la mémoire des héros de la conquête et de l’expansion des États-Unis.

Fig. 2. Le mont Denali en Alaska vu depuis le lac Wonder

Nommé mont McKinley de 1917 à 2015. Le président Trump projette de le renommer mont McKinley.

Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Wonder_Lake_and_Denali.jpg

Mais cette fois-ci, son projet semble susciter de l’opposition chez les Républicains. Le décret présidentiel du 20 janvier prévoit que le nouveau nom de mont McKinley, comme celui de golfe d’Amérique, doit être promulgué par le secrétaire à l’Intérieur (Maison Blanche, 2025). Le Sénat de l’Alaska a en effet voté contre cette proposition vendredi 7 février. Après la Chambre basse, le Sénat de l’Alaska, dominé par les Républicains, a demandé à l’unanimité au président de renoncer à ce changement de nom (Stone, 2025). « Le nom Denali est profondément ancré dans la culture et l’identité de l’État », ont-ils avancé dans une résolution. « Les noms des lieux géographiques de l’État devraient être déterminés par les habitants et les représentants de l’État », ont-ils ajouté (Trouillard, 2025). La sénatrice républicaine Lisa Murkowski a introduit un projet de loi le 13 février proposant de maintenir le nom de Denali (Fortinsky, 2025) ; aucune information sur le net ne venait, au 3 mars, confirmer que le Secrétaire à l’Intérieur avait promulgué le nouveau nom, alors qu’il l’a fait dès le 7 février pour le golfe du Mexique/golfe d’Amérique (Congressional Research Service, 2025).

Conclusion

Renommer les lieux de son territoire fait partie des prérogatives d’un gouvernement, même si de tels changements ne sont jamais politiquement neutres. Dès qu’il s’agit d’espaces partagés, la décision traduit fréquemment des enjeux de pouvoir sur ces territoires ou sur la dynamique de la relation entre les États voisins. Dans le cas du golfe du Mexique, signifier au Mexique et à Cuba que le golfe s’appellera désormais golfe d’Amérique, non pas au sens des Amériques, mais des États-Unis, indique très clairement, dans le registre symbolique, une lecture des relations bilatérales sous le prisme non du partenariat, mais de l’asymétrie, voire de la domination, surtout lorsque l’on prend connaissance des motifs invoqués pour vouloir restaurer le nom du mont McKinley. Le geste plaira sans doute à la base électorale conservatrice sensible aux idées de Make America Great Again ; elle rognera assurément du capital positif, ou soft power, au sein des opinions latino-américaines. Mais ce n’est sans doute pas un souci majeur pour le président.

Références

Congressional Research Service (2025). Trump Administration Actions: Geographic Naming. CRS In Focus, 20 février, https://crsreports.congress.gov/product/pdf/IF/IF12881

Dorion, H. et J-P. Lacasse (2011). Le Québec, territoire incertain. Montréal, Septentrion.

Fortinsky, S. (2025). Murkowski introduces bill to reverse Trump’s Mount McKinley name change. The Hill, 13 février, https://thehill.com/homenews/senate/5144038-trump-denali-name-change/

Giraut, F., & Houssay-Holzschuch, M. (2023). Politiques des noms de lieux: dénommer le monde. Londres, ISTE.

Giraut, F., Houssay-Holzschuch, M., & Guyot, S. (2008). Au nom des territoires!. L’Espace géographique37(2), 97-105.

Guillorel, H. (2009). Toponymie et politique. Les marqueurs linguistiques du territoire. Bruxelles : Bruylant.

Journal de Québec (2025). Après Google, Apple identifie le «golfe d’Amérique» sur ses plans. Le Journal de Québec, 12 février, https://www.journaldequebec.com/2025/02/12/apres-google-apple-identifie-le-golfe-damerique-sur-ses-plans

Lachapelle, J. (2025). Pourquoi changer le nom du golfe du Mexique ? La Presse, 20 janv., https://www.lapresse.ca/international/2025-01-20/investiture-de-donald-trump/pourquoi-changer-le-nom-du-golfe-du-mexique.php

Lasserre, F. (1996). Le Dragon et la Mer. Stratégies géopolitiques chinoises en mer de Chine du Sud. Paris, L’Harmattan.

Le Devoir (2025). Le Mexique menace de poursuivre Google pour le changement de nom de golfe du Mexique en «golfe d’Amérique». Le Devoir, 13 février, https://www.ledevoir.com/monde/843997/mexique-menace-poursuivre-google-changement-nom-golfe-mexique-golfe-amerique

Le Monde (2025). Sur Google Maps, le golfe du Mexique devient « golfe d’Amérique », d’après le souhait de Donald Trump. Le Monde, 11 février, https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/02/11/sur-google-maps-le-golfe-du-mexique-devient-golfe-d-amerique-d-apres-le-souhait-de-donald-trump_6541093_4408996.html

Maaziz, L. (2025). Donald Trump rebaptise le golfe du Mexique « golfe d’Amérique » : que dit le droit ? Le Club des juristes, 12 février, https://www.leclubdesjuristes.com/international/donald-trump-rebaptise-le-golfe-du-mexique-golfe-damerique-que-dit-le-droit-9240/

Maison Blanche (2025). Restoring names that honor American greatness. Décret/Executive Order, 20 janvier, https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/01/restoring-names-that-honor-american-greatness/

McKinnon, I. (2025). Can Trump Just Order New Names for Denali and the Gulf of Mexico? Scientific American, 28 janv., https://www.scientificamerican.com/article/how-trumps-order-to-rename-gulf-of-mexico-and-denali-works/

Nations Unies (1959). Statute and Rules of Procedure of the United Nations Group of Experts on Geographical Names. New York, https://unstats.un.org/unsd/geoinfo/UNGEGN/docs/Statute%20and%20Rules%20of%20Procedure.pdf

Sink, J. (2025). White House bars AP reporter for not adopting ‘Gulf of America’ in style guide. Financial Post, 12 février, https://financialpost.com/news/white-house-bars-ap-reporter-gulf-of-america-style-guide-flap

Stone, E. (2025). Alaska Legislature formally opposes Trump’s renaming of Denali as Mount McKinley. Alaska Public Media, 7 février, https://alaskapublic.org/news/politics/alaska-legislature/2025-02-07/alaska-legislature-formally-opposes-trumps-renaming-of-denali-as-mt-mckinley

Trouillard, S. (2025). Golfe d’Amérique, Mont McKinley, Fort Bragg : Trump et sa manie de rebaptiser tout ce qui l’entoure. France 24, 11 février, https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20250211-golfe-am%C3%A9rique-mont-mckinley-fort-bragg-trump-et-sa-manie-de-rebaptiser-mexique-google

Ubac, M. (2012). It’s official: Aquino signs order on West Philippine Sea. The Inquirer, 13 sept., https://globalnation.inquirer.net/50012/its-official-aquino-signs-order-on-west-philippine-sea

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