Belt and Road Initiatives: Quelle géopolitique des nouvelles routes de la soie? (mars 2018)

Inscription obligatoire ici

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Lieu de l’événement: Salle Jean-Paul Tardif, Pavillon La Laurentienne, Université Laval.

Contact et informations: Nicolas Roulx – Nicolas.roulx.1@ulaval.ca


Complément d’information


DESCRIPTION DE L’ÉVÈNEMENT

Depuis qu’il est devenu le secrétaire général du Parti communiste chinois en 2012 puis président en 2013, Xi Jinping a lancé une série d’initiatives stratégiques à l’intérieur du pays ainsi qu’à l’étranger. Toutes visent à garantir la stabilité politique et la croissance économique du pays, tout en asseyant la Chine comme un acteur majeur au niveau international. La démarche la plus notable est sans doute la vision stratégique d’une nouvelle route de la soie, plus souvent appelée l’initiative One Belt, One Road, rebaptisée Belt and Road Initiative (BRI) en 2017. Invoquant l’imagerie historique de l’ancienne route de la soie, le projet BRI prévoit la construction d’imposantes infrastructures reliant la Chine au reste du monde. L’objectif est de renforcer les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique, l’Eurasie, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud et du Sud-Est. Si quelques éléments de ces Nouvelles routes de la soie sont déjà en place ou en cours de construction, l’essentiel du projet n’existe pour l’instant que sur le papier. Néanmoins, cette volonté de connectivité capte l’attention de la communauté internationale. Les États, les entreprises ainsi que les populations le long des itinéraires proposés sont attirés par les moyens colossaux qui, selon Pékin, seront mobilisés afin de concrétiser cette vision. Dans le même temps, ils restent attentifs aux conséquences géopolitiques liées au fait de devenir un nœud sur ces voies de liaison vers la Chine.

Annoncé lors d’un discours au Kazakhstan, le projet BRI comporte deux composantes, une terrestre, la Silk Road Economic Belt, et la Maritime Silk Road. A la différence de nombre d’initiatives précédentes, la Chine appuie son projet sur des fonds importants.

Le projet BRI est un assemblage complexe, très ambitieux, comprenant plusieurs dimensions, avec des volets en transports, en finances, de politique douanière, de collaboration politique. Il propose ainsi :

  • Un important volet terrestre, ferroviaire et routier (Silk Road Economic Road).
  • Un volet maritime avec la promotion de deux axes, Chine-Malacca-Suez et, depuis 2017, la Route maritime du Nord (21st Century Maritime Silk Road).
  • Une coopération économique renforcée, comprenant un commerce plus libre et une intégration douanière, une intégration financière, et une coordination économique.
  • Une coopération énergétique avec le renforcement de l’interconnexion énergétique, passant notamment par la construction d’infrastructures de transport (oléoducs et gazoducs) et de production (barrages).
  • Une coopération visant à renforcer les liens entre les populations (people to people bond), passant par de meilleures infrastructures de télécommunications ; une coopération en enseignement, santé, tourisme et culture.

C’est l’étude de divers aspects de cet ambitieux projet que veut aborder ce colloque international.


PROGRAMME

Jour 1 – 22 mars 2018

9h45 – 10h00       Mot de bienvenue

  • Frédéric Lasserre, Professeur à l’Université Laval et directeur du Conseil québécois en études géopolitiques (CQEG)
  • Éric Mottet, Professeur à l’UQÀM, co-directeur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est, Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation, et directeur adjoint du CEQG

 10h00 – 11h30      Les implications de la BRI pour l’Europe

  • Les pays de l’Europe du Sud-Est face au BRI : intérêts, polémiques, défis et perspectives en périphérie européenne, JoséeAnne Roussel, Justine Chichery, Alexis Leggeri, Oxana Kgaevski, Candidats à la maitrise aux HEI, Université Laval
  • La route de la soie ou Zheng He Acte II, Claude Albagli, Président de l’Institut CEDIMES
  • The Collision of Four Geostrategic  Plates and Five “Mediterranean Sea” Crises, Xiatong Zang, Associate Professor and Executive Director of Wuhan University Research Centre for Economic Diplomacy

11h40-11h50    Allocution de Madame la ministre Christine St-Pierre, Ministère des Relations  internationales et de la Francophonie

12h00 – 14h00           Diner

14h00 – 15h30         Les implications commerciales et financières de la BRI

  • Chine Pakistan Economic Corridor (CPEC): Implications géostratégiques et commerce international. Muhammad Mohiuddin, Assistant Professor at Thompson Rivers University
  • Les enjeux politiques et financiers de la BAII par rapport à la BRI, François-Olivier Picard, Olivier Therrien, Aurore Saccagi, Candidats à la maitrise aux HEI, Université Laval, King Chun Hui, MBA et consultant en commerce international
  • La nouvelle de « Route de la Soie » : rhétorique globale, implications régionales? Julien Thorez, Chargé de recherche au CNRS, membre du laboratoire Mondes iranien et indien (CNRS, Paris 3, EPHE, INALCO / PSL, USPC)

15h30 – 15h45        Pause-café

15h45 – 17h15        Les implications de la BRI pour la Russie et l’Asie centrale 

  • Le projet BRI, un atout géopolitique pour la Russie dans sa relation complexe avec la Chine? Olga Alexeeva, Professeure à l’UQÀM
  • Chinese infrastructure diplomacy in Russia under BRI: From the Far East to the Arctic Ice Silk Road, Mia Bennett, Assistant professor at The University of Hong Kong
  • Global powers and competing ‘fixes’ in Central Asia, Balihar Sanghera, Senior Lecturer (Associate Professor) at the University of Kent, Elmira Satybaldieva, Scholar at Conflict Analysis Research Centre, University of Kent

Jour 2 – 23 mars 2018

9h00 – 10h30       La BRI, facteur d’intégration pour l’Asie du Sud et du Sud-Est?

L’Asie du Sud-Est comme pôle géostratégique majeur de la Belt and Road Initiative: les cas des corridors indochinois et BCIM, Éric Mottet, Professeur à l’UQÀM, co-directeur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est, Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation, et directeur adjoint du CQEG 

  • China’s One Belt One Road Initiative and Marine Transportation: Implications for South Asia, Kalinga Jagoda, Assistant Professor in the Department of Management, College of Business and Economics at the University of Guelph
  • La province du Fujian et « la Route maritime de la soie du 21ème siècle », Sébastien Colin, Centre d’Études Français sur la Chine contemporaine (CEFC, Hong Kong)

11h30 – 13h30        Diner

13h30 – 15h00           Les aspects commerciaux de la BRI

  • Le développement des projets ferroviaires pour les corridors asiatiques, Frédéric Lasserre, Professeur à l’Université Laval et directeur du Conseil québécois en études géopolitiques, Linyan Huang, Doctorante en géographie, Université Laval
  • Ponts terrestres et corridor océanique : défis et enjeux de transport de la nouvelle route de la soie, Claude Comtois, Professeur à l’Université de Montréal, Alex Champagne-Gélinas, Chercheur au CIRRELT, Université de Montréal
  • Le BRI : la Chine a-t-elle les moyens économiques à la hauteur de ses ambitions? Zhan Su, Professeur à l’Université Laval, directeur de la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky en gestion des affaires internationales

15h00 – 15h15         Pause-café

15h15 – 16h45        Les implications régionales de la BRI

  • Belt and Road Initiative : une perspective japonaise, Julie Babin, Doctorante en sciences géographiques, Université Laval
  • Représentations géopolitiques depuis la Route de la Soie jusqu’à Khorgos : analyse cartographique et traitement d’images satellites, Isabella Damiani, Maître de conférences à l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines/Université Paris Saclay
  • Djibouti, porte d’entrée et Spatial Fix africain de l’initiative Belt and Road, Xavier Aurégan, Chercheur indépendant affilié au Centre de recherches et d’analyses géopolitiques (CRAG) de l’Institut français de géopolitique (IFG-Paris 8)

16h45-17h           Mot de clôture

Lien Internet vers la communication :

https://cqegheiulaval.com/

RÉSUMÉS DES INTERVENTIONS

Les pays de l’Europe du Sud-Est face au BRI : intérêts, polémiques, défis et perspectives en périphérie européenne

Josée-Anne Roussel, Justine Chichery, Alexis Leggeri & Oxana Kgaevski

L’implantation du BRI dans la périphérie européenne amène à s’interroger sur les relations sino-européennes des points de vus historique et actuel ; sur les facteurs internes économiques, géographiques, et politiques propres aux pays d’Europe du Sud-Est ; et enfin sur les défis et les perspectives qui en émergent.

La route de la soie ou Zheng He Acte II

Claude Albagli

La « route de la soie » a été popularisée par l’Occident au XIXème siècle, mais ses fondements trouvent leurs assises dès l’Empire Romain. Mais pour les Chinois, cette route était davantage la route des chevaux essentiels à son armée. Plus tard, les sept voyages de Zheng He au début du XVème siècle ont failli installer une mondialisation par l’Empire du Milieu. Cet avortement semble s’ouvrir sur une seconde opportunité qui veut être saisie. L’Europe en est la cible avec un axe ferroviaire jusqu’en Allemagne et un accès maritime par le port grec du Pirée. Cette logistique est accompagnée d’une stratégie financière pour accéder aux technologies Européennes et lier les pays de transit à un accès aux matières premières.

The Collision of Four Geostrategic Plates and Five “Mediterranean Sea” Crises

Xiatong Zang

Over the past 10 years, major geopolitical crises have broken out in the five “Mediterranean Seas”, namely the Europe-North Africa Mediterranean Sea, the Black Sea, the Baltic Sea, the Northeast Asian Mediterranean Sea (the Sea of Okhotsk- the Sea of Japan – the Yellow Sea – the East China Sea) and the South China Sea. The reasons behind this unique phenomenon lie in the fact that these five “Mediterranean Seas” are located at the convergence of four Geostrategic Plates, namely the Maritime Geostrategic Plate, the Eurasian Geostrategic Plate, the East Asian Geostrategic Plate and the Arab-Islam Geostrategic Plate. These Plate boundaries collides with each other due to the movement of each individual Plate, especially the expansion of the Maritime Plate. Thus, a chain of crises has broken out due to these collisions, as well as the complicated  historical, geographical, religious, and political factors of the countries around these « Mediterranean Seas”. In the future, South Asia and the European Union may each constitute their own individual Geostrategic Plates. In order to safeguard China’s Mediterranean rights and interest, it is  urgent that leaders establish a “Mediterranean Mentality”. The same must apply to leaders in other areas of collision, like the  European-North African Mediterranean Sea, where continued crises threaten to create “a sea of failure”, or the Baltic Sea and Black Sea, which are quickly transforming into the frontier for a new Cold War. Concerted efforts to shape policy in these countries could help transform each “Mediterranean Sea” and its coasts from potential “Broken Zones” and conflict areas to “Gateway Zones”.

Chine Pakistan Economic Corridor (CPEC): Implications géostratégiques et commerce internationaux?

Muhammad Mohiuddin

Le Pakistan est géographiquement dans une région instable du monde avec ses identités multidimensionnelles et son rôle dans les affaires trans-régionales en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Asie centrale. Le Pakistan joue un rôle important dans la guerre contre le terrorisme, et en concurrence avec l’Inde rivale depuis 1947. Le corridor économique Chine-Pakistan (CPEC) est considéré comme le projet phare de l’Initiative ceinture et route (BRI) du président chinois Xi Jinping. Ce projet est le «changeur de jeu» pour beaucoup en termes de développement économique et de géopolitique trans-régionale du Pakistan. Certains sceptiques, cependant, considèrent le CPEC comme une voie de «banqueroute» pour le Pakistan. L’exposé proposé explorera les aspects multidimensionnels du CPEC et ses implications géostratégiques et économiques.

Les enjeux politiques et financiers de la BAII par rapport à la BRI

François-Olivier Picard, Olivier Therrien, King Chun Hui & Aurore Saccagi

Le projet nommé « One Belt One Road » lancé en 2013 par la Chine est à la fois grandiose et complexe. Par son ampleur, le projet n’a cessé de soulever les questionnements quant à ce que la Chine recherche par l’aboutissement de ce projet. Un autre projet lancé cette fois en 2014 a aussi soulevé nombre d’interrogations et de suspicion, la Banque Asiatique pour les Investissements dans les Infrastructures (BAII). Suite à beaucoup d’incertitudes, la banque a finalement réussi son pari et a attiré en son sein un grand nombre d’adhérents, dont beaucoup de l’Occident. Quel est le mandat de la BAII et quel est son fonctionnement ? Comment ces deux projets d’origine chinoise seront appelés à coopérer et dans quelles conditions ? Quels sont les risques et défis que représentent cette coopération et comment la Banque pourra contribuer à les surmonter ? Cet exposé servira à répondre à ces questions et plusieurs autres sur le sujet.

La nouvelle de « Route de la Soie » : rhétorique globale, implications régionales ?

Julien Thorez

La « Route de la Soie » est une des principales notions employées pour décrire l’insertion des pays de l’Asie centrale dans l’espace mondialisé. Véhiculant un imaginaire positif des échanges, aussi bien économiques que culturels, elle est également mobilisée par la plupart des puissances mondiales et régionales qui investissent le champ géopolitique centrasiatique depuis la disparition de l’URSS. Depuis 2013, la Chine en a même fait un des fondements théoriques de sa politique étrangère. À partir du cas centrasiatique et d’une approche géographique, cette intervention propose de critiquer cette rhétorique, en confrontant les discours à la réalité des échanges eurasiatiques et en s’attachant à montrer combien ses effets diffèrent selon les échelles.

Le projet BRI, un atout géopolitique pour la Russie dans sa relation complexe avec la Chine ?

Olga Alexeeva

L’annonce du projet chinois « Une ceinture, une route » en 2013 fut accueillie avec beaucoup de méfiance à Moscou, qui, au début,  ne l’a pas vu comme une opportunité économique, mais plutôt comme un défi. En effet, le projet chinois semblait concurrencer directement les initiatives russes d’intégration régionale, comme l’Espace économique eurasiatique. La crise en Ukraine, suivie des sanctions occidentales à l’encontre de Moscou, a forcé le Kremlin à revoir sa position. Cette réorientation géopolitique russe est-elle un simple « coup » tactique, un partenariat de façade, ou bien une stratégie durable ?

Chinese infrastructure diplomacy in Russia under BRI: From the Far East to the Arctic Ice Silk Road

Mia Bennett

In June 2017, China formally incorporated Russia’s Northern Sea Route (NSR), an Arctic shipping lane, into its $1 trillion Belt and Road Initiative (BRI) to improve transportation networks between Europe and Asia. While this marked the first direct reference to Arctic shipping within publicly available BRI policy documents, the Chinese government has been conducting infrastructure diplomacy in Russia for several years. Russia’s Yamal Liquefied Natural Gas project, located close to the center of the NSR, was one of the first three projects worldwide to receive funding from China’s Silk Road Fund, but there are several less high-profile undertakings, including bridges and pipelines across the Amur River and a high-speed rail between Moscow and Kazan, that also involve Chinese capital and expertise. This presentation will examine how Chinese infrastructure diplomacy in Russia operates, how issues relating to project type, geography, and scale affect its implementation, and what the experiences of Chinese infrastructure diplomacy in Russia suggest for other BRI projects both in China’s neighboring countries and the Arctic.

Global powers and competing ‘fixes’ in Central Asia

Balihar Sanghera & Elmira Satybaldieva

This communication examines how the US, Russia and China have proposed different economic development visions for Central Asia. While it is common to frame these visions in exclusionary or conflictual terms (such as market reforms versus state controls, the dominant Western hegemony versus rising powers, or the core versus the semi-periphery), the article will argue that they reflect a shared imperative to tackle and fix structural contradictions inherent in advanced and newly capitalist economies. The study uses the cultural political economy perspective to examine how the global powers shape and contest the future direction of capitalism and the international order in Central Asia. Drawing upon a qualitative study of international financial institutions operating in the region, the research will show that there is a family resemblance among the competing fixes, rather than strong differences of economic and political ideologies.

L’Asie du Sud-Est comme pôle géostratégique majeur de la Belt and Road Initiative : les cas des corridors indochinois et BCIM

Éric Mottet

Deux corridors sud-asiatiques doivent compléter le réseau de routes terrestres de la BRI: le corridor Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar (BCIM) – le moins avancé faute d’accord transnational et de difficultés géopolitiques –, et le corridor Chine-Indochine via le nord du Laos à travers la construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer nécessitant la construction de nombreux ouvrages d’art et tunnels, dont 20 % sont d’ores et déjà édifiés et percés, l’inauguration étant prévu en 2021. Cette communication a pour ambition d’exposé les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, à la fois interne et externe, des corridors sud-asiatiques en cours de réalisation ou projeté.

China’s One Belt One Road Initiative and Marine Transportation: Implications for South Asia

Kalinga Jagoda

The Silk Road Economic Belt and 21st Century Maritime Silk Road Initiative, intended to build trade and infrastructure networks connecting Asia with Europe and Africa along the ancient Silk Road routes. India and Sri Lanka played an active role in the ancient Silk route and key players of the Belt and Road Initiative. In particular, due to its strategic location in the silk route of the ocean between East and West, Sri Lanka acts as an important entry port for commercial trade. This presentation will outline the importance of marine ports in South Asia, emphasizing on Sri Lankan and Indian contribution to the “21st-Century Maritime Silk Road” initiative. It also outlines political, economic and social opportunities (and challenges) that are arising from this initiative.

La province du Fujian et « la Route maritime de la soie du 21ème siècle”

Sébastien Colin

Annoncée par Xi Jinping lors de son voyage en Indonésie en octobre 2013, « la Route maritime de la soie du 21ème siècle » est le deuxième volet de l’initiative « One Belt One Road », un élément central de la politique étrangère chinoise depuis l’arrivée de Xi à la tête du PCC et de l’Etat chinois. Ses « objectifs officiels » sont principalement de répondre au ralentissement économique et à la surcapacité domestique, de renforcer l’intégration régionale avec l’Asie du Sud-Est, également appelée « connectivité asiatique », et d’améliorer les relations économiques avec les pays situés le long de la route afin d’établir une « prospérité commune ». À l’échelle nationale, cette Route maritime de la soie du 21e siècle représente également de nouvelles possibilités pour les provinces et les acteurs économiques d’investir et de développer leurs activités économiques à l’étranger. Dans ce contexte et au-delà de ce discours officiel que je rappellerai brièvement dans ma présentation, il est maintenant nécessaire d’analyser plus en détail les premières concrétisations de cette nouvelle stratégie. Dans cet objectif, je développerai dans ma présentation l’exemple de la province du Fujian, qui a été promue comme « zone centrale » de la route maritime de la soie du 21ème siècle par les autorités chinoises en mars 2015. Je présenterai et analyserai les discours provinciaux puis tenterai de donner une première évaluation des principaux projets prévus et concrétisés dans le cadre de la route maritime de la soie du 21ème siècle, non seulement à l’échelle provinciale mais aussi à l’étranger, en particulier en Asie du Sud-Est.

Le développement des projets ferroviaires pour les corridors asiatiques

Frédéric Lasserre et Linyan Huang

Depuis 2011, on observe un rapide développement de liaisons ferroviaires de transport de fret entre la Chine d’une part, et l’Europe, le Moyen-Orient, le Pakistan et l’Asie du Sud-est. Comment se structurent ces stratégies ferroviaires, et à quels objectifs politiques ou économiques répondent-elles? quelles retombées peut-on envisager sur les échanges commerciaux entre ces différentes régions ?

Ponts terrestres et corridor océanique : défis et enjeux de transport de la nouvelle route de la soie

Claude Comtois & Alex Champagne-Gélinas

L’objectif de la communication consiste à comparer les opportunités, contraintes et défis des routes terrestres et maritimes de l’axe eurasiatique sur le plan des opportunités, contraintes et défis.

Le BRI : la Chine a-t-elle les moyens économiques à la hauteur de ses ambitions ?

Zhan Su

Malgré les attraits économiques indéniables du BRI, sa réalisation représente un défi entier pour la Chine. A travers un examen des capacités économiques, financières, industrielles et technologiques de la Chine, nous tenterons de voir si la Chine possède les moyens économiques à la hauteur de ses ambitions.

Représentations géopolitiques depuis la Route de la Soie jusqu’à Khorgos : analyse cartographique et traitement d’images satellites

Isabella Damiani

La compréhension d’un phénomène géopolitique comme la nouvelle Route de la Soie chinoise passe aussi à travers l’analyse de ses représentations, de comment les acteurs veulent apparaitre et le message de puissance qu’ils désirent faire passer. Cette communication aura donc comme objectif l’étude de deux images symboliques de la Route de la Soie, la représentation cartographique New Silk Road, New Dreams et la représentation spatiale de la zone frontalière de Khorgos, analysée avec l’aide de la télédétection.

Djibouti, porte d’entrée et Spatial Fix africain de l’initiative Belt and Road

Xavier Aurégan

Idéalement situé sur la principale route maritime commerciale mondiale, Djibouti devrait constituer l’escale africaine du volet Road des nouvelles routes de la soie chinoises. Cette porte d’entrée et plateforme d’éclatement peut ainsi attirer et redistribuer les marchandises et capitaux chinois en Afrique de l’Est et par-delà constituer le principal nœud d’un maillage infrastructurel – « chinois » – dans la région. Par conséquent, ces interventions capitalistiques chinoises vont-elles faire territoire, engendrant de nouvelles dynamiques, logiques et configurations spatiales en Afrique de l’Est, vue comme un Spatial Fix ?

Belt and Road Initiative : une perspective japonaise

Julie Babin

Alors que le Japon s’est longtemps opposé à l’initiative OBOR de la Chine, sa position se veut aujourd’hui plus conciliante. En effet, partagé entre le besoin de faire barrage à la puissance de la Chine en Asie, de ne pas être exclu de ce projet, et de faire participer ses entreprises, le Japon a décidé en décembre 2017 de se joindre au financement du projet. En parallèle le Japon met en avant la réputation d’excellence de ses entreprises dans les domaines de l’ingénierie et des hautes-technologies pour concurrencer la Chine dans la création des infrastructures du projet OBOR. Dans quelles mesures le Japon peut-il rivaliser avec le projet OBOR tout en soutenant ses intérêts nationaux?

Communications en ligne

Le Xinjiang et les enjeux sécuritaires des Nouvelles Routes de la Soie

Emmanuel Lincot

Vaste territoire d’un million de km2, constitué de treize minorités ethniques, le Xinjiang est un nom à programme. En chinois, Xinjiang signifie Nouvelle Frontière. Le gouvernement central de Pékin lui a ajouté l’appellation « Weiwuer zizhiqu », littéralement « Région autonome ‘ouïghoure’ du Xinjiang », désignant l’ethnie majoritaire non Han dont le nombre dépasse la dizaine de millions. Les Ouïghours, peuple turcophone acquis à l’islam des confréries, appellent ce pays Turkestan. Vue de Pékin, cette région constitue un front pionnier. Stratégique, elle donne accès aux régions indianisées mais aussi à l’Asie centrale. Sa sécurité est donc essentielle au projet des Nouvelles Routes de la Soie. Vue des oasis ou du désert du Taklamakan, la région s’apparente à une mer intérieure. Des vagues de migrants Han s’y établissent comme au Tibet voisin, bouleversant les modes de vie traditionnels. Les tensions s’accroissent. Des résistances s’organisent, passives dans la plupart des cas. Elles témoignent cependant que le « Rêve » chinois n’est pas admis par tous. Les frustrations identitaires et religieuses des Ouïghours vont nourrir pour longtemps des foyers de conflits.

L’Europe et les nouvelles routes de la soie : enjeux économiques et politiques Barthélemy Courmont

L’initiative de la ceinture et de la route frappe aux portes de l’Union européenne, et s’invite dans les débats européens tant dans sa dimension économique qu’en ce qui concerne ses implications politiques. Partenaire commercial essentiel pour la Chine, l’UE est également un partenaire stratégique et politique incontournable. Mais l’initiative de Pékin se heurte aux difficultés relatives à l’affirmation d’une position européenne. Aussi la Chine se tourne à la fois vers des initiatives régionales – comme la mise en place d’un dialogue avec les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) – et des approches bilatérales, en privilégiant certains partenaires selon leurs capacités. L’Allemagne, principale cible des investissements directs chinois, est ainsi perçue comme le principal partenaire commercial. La France est identifiée comme la principale puissance militaire et même politique depuis le Brexit. Des pays comme la Grèce, la Hongrie ou la République tchèque sont ciblés en raison des besoins en infrastructures et en capitaux chinois. Enfin, des pays non-membres de l’UE, comme la Serbie, le Monténégro ou l’Albanie intéressent Pékin qui y dispose d’une immense liberté de mouvement. Derrière cette présence grandissante de la Chine en Europe, quels sont les enjeux, quels sont les défis?


BIOGRAPHIES DES PARTICIPANTS

Claude ALBAGLI a développé sa carrière universitaire dans le cadre de la Coopération pendant une quinzaine d’années en Afrique subsaharienne. De retour en France, il a fait sa carrière au sein de l’université Panthéon-Assas, puis de Paris-Est. Ses orientations de recherche se sont portées sur l’économie internationale, le Développement et l’Europe. Deux ouvrages l’illustrent de façon plus notable : Le surplus agricole : de la puissance à la jouissance et Les sept scénarios du nouveau monde. A la tête du CEDIMES, il en a développé le maillage international en un réseau académique international francophone implanté dans 35 pays. Il fréquente annuellement la Chine depuis. Docteur Honoris Causa en Russie, au Kazakhstan et en Roumanie, Professeur Honoraire en Ukraine, Professeur invité au Québec, il est, en France, Chevalier de l’Ordre National du Mérite et membre de l’Académie des Sciences en Roumanie.

Sinologue et professeure d’histoire de la Chine à l’Université du Québec à Montréal, Olga V. ALEXEEVA est titulaire d’un doctorat en études chinoises de l’Université Diderot-Paris VII, France ainsi que d’un diplôme en langue et culture chinoises de l’Université de Tianjin, Chine. Elle est l’auteure de plusieurs articles sur les différents aspects de la géopolitique et des relations internationales de la Chine. Ses projets en cours s’intéressent notamment aux ambitions économiques et politiques chinoises dans l’Arctique et à l’évolution du partenariat stratégique sino-russe depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

Xavier AURÉGAN est chercheur indépendant affilié au Centre de recherches et d’analyses géopolitiques (CRAG) de l’Institut français de géopolitique (IFG-Paris 8) et associé au Conseil québécois d’études géopolitiques (CQEG) des Hautes études internationales de l’université Laval (Québec, Canada).

Julie BABIN est doctorante en Science Géographiques de l’Université Laval. Ses recherches portent sur les intérêts du Japon pour l’Arctique et l’élaboration de politiques arctiques les soutenant.

Mia BENNETT is an assistant professor in the Department of Geography and School of Modern Languages & Cultures (China Studies Programme) at The University of Hong Kong. Her research combines fieldwork and geospatial data to analyze infrastructure development in frontier regions, namely in the Arctic and within China’s Belt and Road Initiative. She also is the founder of Cryopolitics.com, a long-running Arctic news and analysis blog.

Alex CHAMPAGNE-GÉLINAS est professionnel de recherche au Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT) à l’Université de Montréal. Détenteur d’une maîtrise en géographie, ses intérêts de recherches portent sur la géographie des transports, la géographie industrielle et la Chine. Ses recherches traitent notamment de l’internationalisation des entreprises chinoises.

Après avoir été diplômée d’une Licence en Droit Public – Science Politique à l’Institut Catholique de Paris, Justine CHICHERY réalise actuellement une maîtrise à l’Institut des Hautes Études Internationales à l’Université Laval. Particulièrement intéressée par le respect des droits humains et par le droit international humanitaire, son essai se focalise sur l’organisation de « l’État islamique » et des enjeux du retour des recrues européennes dans leur pays d’origine.

Sébastien Colin est maître de conférences en géographie à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), Paris. Il est détaché depuis septembre 2014 au Centre d’Etudes Français sur la Chine contemporaine (CEFC) à Hong Kong où il mène une recherche intitulée « La Chine et la mer : politiques, frontières et économie maritime (20e-21e siècles) », tout en poursuivant ses travaux sur les frontières de la Chine et sur les relations sino-coréennes. Il est notamment l’auteur de La Chine et ses frontières (Armand Colin, 2011) et La Chine, puissance mondiale (La Documentation française, 2015) ainsi qu’un des co-auteurs de Géopolitique de l’Asie (Nathan, 2017).

Claude COMTOIS est professeur à l’Université de Montréal. Son enseignement et ses recherches portent sur le transport maritime et les ports. Il est l’auteur ou le coauteur d’une centaine de publications scientifiques et de plus de 250 communications. Il supervise présentement des projets sur la compétitivité des systèmes portuaires, la configuration des réseaux maritimes océaniques et les mesures d’adaptation du transport maritime aux changements environnementaux.

Barthélémy COURMONT est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est responsable du programme Asie-Pacifique. Il est également co-rédacteur en chef de Asia Focus. Il a récemment publié L’énigme nord-coréenne, aux Presses universitaires de Louvain (2015) et Aux frontières de l’Occident, chez L’Harmattan (2017).

 Isabella DAMIANI est maître de conférences en géographie, spécialiste de géopolitique de l’Asie centrale post-soviétique à l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines/Université Paris Saclay et au Centre d’études sur la mondialisation, les conflits, les territoires et les vulnérabilités (CEMOTEV/UVSQ). Diplômée de l’Université de Bologne et de l’Institut Français de Géopolitique, elle a soutenu sa thèse de doctorat en Border Studies sur la vallée du Ferghana, à l’International University Institute for European Studies de l’Université de Trieste. Conseillère scientifique sur l’Asie centrale, elle est aussi autrice de Géopolitique de l’Asie centrale, entre Europe et Chine : le cœur de l’Eurasie, publié chez les Presses Universitaires de France en 2013.

LinYan HUANG is a PhD candidate in geopolitics at the Laval University. Her PhD research focuses on the policy and interest of China on Arctic shipping. She is also a student member of the Quebec Center of Geopolitics Studies (Centre québécois d’études géopolitiques – CQEG) and associated researcher of Genesys network (network for geopolitical studies). She holds a Master’s degree in business administration from Tongji University in Shanghai, China.

Diplômé en MBA gestion internationale à l’Université Laval et consultant expérimenté en commerce international, Jacky HUI occupe actuellement un poste au développement des affaires sur le marché de l’Asie pacifique pour une firme spécialisée en robotique. Durant son parcours universitaire, il a contribué à sa façon à l’internationalisation de plusieurs petites et moyennes entreprises québécoises et chinoises. Originaire de Hong Kong et ayant vécu plusieurs années dans divers pays, Jacky a développé des compétences en multilinguisme et s’est familiarisé avec le monde des affaires asiatiques et africaines.

Kalinga JAGODA is an Assistant Professor in the Department of Management, College of Business and Economics at the University of Guelph. He had published more than 50 articles on topics related to international business, accounting, small business, economic development and entrepreneurship. He has extensive experience on international trade issues and has conducted multi country studies in South Asian region. He is the Vice President: Awards of the Canadian Transportation Research Forum (CTRF), Associate Editor of the Journal of Small Business & Entrepreneurship (JSBE) and was a director of the Canadian Council for Small Business and Entrepreneurship. Dr. Jagoda received funding from the federal and provincial governments and the Asian Development Bank for projects investigating international trade and technology. In these projects he worked with many government, industry and not-for profit organizations. He has co-authored policy reports for Transport Canada, Industry Canada and the Government Alberta.

Diplômée de l’Université Paris-Descartes d’une Licence en Droit, Oxana KGAEVSKY est actuellement étudiantes à la Maîtrise de l’Institut des Hautes Études Internationales de l’Université Laval. Elle s’intéresse particulièrement à la place des Droits humains dans les conflits armés, et travaille en ce moment, dans le cadre de son essai, sur les enjeux de la qualification d’action anti-terroriste par le Gouvernement russe en Tchétchénie.

Frédéric LASSERRE est titulaire d’une maîtrise de Commerce (ESC Lyon), d’un MBA (York Univ.), d’un DEA de Géopolitique (Univ. Paris VIII) et d’un doctorat de géographie (Univ. Saint-Étienne). Il est professeur depuis 2001 au département de géographie de l’Université Laval (Québec), et chercheur à l’Institut québécois des Hautes études internationales (HEI). Il est également directeur du Conseil québécois d’Études géopolitiques (CQEG) aux HEI. Il coordonne une équipe de recherche sur les impacts des changements climatiques sur la gouvernance de l’Arctique. Avec son ouvrage L’éveil du dragon. Les défis du développement de la Chine au XXIe siècle (Presses de l’Université du Québec), il a remporté le Prix HEC du Meilleur livre d’Affaires 200

Emmanuel LINCOT est Professeur à l’Institut Catholique de Paris et spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine. Chercheur associé à l’IRIS, il y codirige la revue Asia Focus.

Muhammad MOHIUDDIN, MBA, MPhil, PhD, is an Assistant professor of International Business at Thompson Rivers University, British Columbia, Canada. He taught also at Laval University, Quebec ; University of Paris-Est Creteil, Paris ; Osnabruck University of Applied Science, Germany; Tianjin University of Technology, China; and Shanghai Institute of Technology as Adjunct, Guest lecturer and Visiting professor. His research interests focus on Institutions and International trade, offshore outsourcing and developing dynamic capabilities, innovation & industry 4.0, and emerging markets. He has published around 40 articles in peer-reviewed journals and books. His publications appeared among others at Research Policy, Chinese Business Review, The Journal of Developing Area, Transnational corporations Review. He has also presented his research in many international conferences including Strategic Management Society (SMS) and Academy of International Business (AIB). Dr. Mohiuddin was recently nominated as Editor-in-Chief of Academy of Entrepreneurship Journal (AEJ).

 Éric MOTTET est professeur de géographie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), directeur adjoint du Conseil québécois d’études géopolitiques (CQEG), codirecteur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE), chercheur associé à l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) et chercheur associé au Groupe d’études et de recherche sur l’Asie contemporaine (GERAC). Il est l’auteur de nombreux livres, chapitres de livres et articles sur les questions géopolitiques et géoéconomiques en Asie du Sud-Est et de l’Est.

Étudiant à l’Institut Québécois des Hautes Études Internationales, François-Olivier PICARD est présentement à sa dernière année de maîtrise où il rédige son essai sous le thème « Canada is back? » Parallèlement à la rédaction de son essai, il travaille dans la section du développement des affaires chez Hydro Québec International. Membre du Conseil Jeunesse non partisan du Premier Ministre, François-Olivier Picard est également grandement impliqué dans la communauté.

Aurore SACCAGI est étudiante à la maitrise aux Hautes Études Internationales de l’Université Laval, concentration développement international, présentement à la rédaction de son Essai. Ces champs d’interêts sont orientés vers l’inclusion du genre et les migrations internationales ainsi que​ les enjeux juridiques liées à celles-ci notamment au niveau des réfugié(e)s.

Balihar SANGHERA is a Senior Lecturer (Associate Professor) in Sociology at the University of Kent’s School of Social Policy, Sociology and Social Research in the UK. His main interest is the political economy of Eurasia, exploring how economic institutions and relationships intertwine with moral values and norms. His current research examines how global powers and associated international financial institutions shape and contest Central Asia. His papers have appeared in Europe-Asia Studies, Cambridge Journal of Economics, Theory and Society and The Sociological Review. He has been a visiting lecturer at Novosibirsk State University, American University – Central Asia, and Boston University. He has also been a visiting scholar at Harvard and Boston Universities. Recently, he was a George F. Kennan Scholar at the Woodrow Center, Washington DC.​​

Elmira SATYBALDIEVA is a scholar in Eurasian politics and development, currently based at Conflict Analysis Research Centre, University of Kent. Previously she was a research fellow at the Karelian Institute, University of Eastern Finland and a visiting fellow at the Davis Center for Russian and Eurasian Studies, Harvard University. Her main area of research interest is politics in the post-Soviet space, with a particular focus on grassroots activism, political agency and informal mediation with state institutions in Central Asia. In addition, she has examined the role international donors in pursuing development and conflict prevention in Central Asia. Her research has resulted in publications in several journals, including the Europe-Asia Studies and Central Asian Survey. She has advised a range of diplomats and development actors on strategies of engagement in Central Asia.

Étudiant à la maîtrise aux Hautes Études Internationales de l’Université Laval, concentration relations internationales, Olivier THERRIEN en est présentement à la rédaction de son essai de fin de maîtrise qui portera sur la diplomatie énergétique de la Chine dans les pays du Golfe arabique. Olivier est également employé à temps partiel pour une firme de haute technologie localisée à Thetford Mines, pour laquelle il fait du développement international depuis un an et demi. Pour la suite des choses, il prévoit poursuivre son apprentissage auprès de celle-ci lors de son stage de fin d’études.

Julien THOREZ est chargé de recherche au CNRS, membre du laboratoire Mondes iranien et indien (CNRS, Paris 3, EPHE, INALCO / PSL, USPC). Il est géographe, spécialiste de l’Asie centrale.

Zhan SU est détenteur d’un diplôme d’ingénieur en Chine et d’un Doctorat en sciences de gestion en France. Il est professeur de stratégie et de management international à l’Université Laval depuis 1990, directeur de la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky en gestion des affaires internationales depuis 2008 et rédacteur en chef de la revue « Transnational Corporation Review » depuis 2014.

Zhang XIATONG is an Executive Director of Wuhan University Research Centre for Economic Diplomacy, Executive Director of Wuhan University – University of the West Indies Centre for Caribbean Studies, and Associate Professor of the School of Political Science and Public Administration, Wuhan University. He worked at the US Desk of the Chinese Ministry of commerce between 2011 and 2012, and served as Trade Attaché at the Chinese Mission to the European Union between 2004 and 2010. He obtained a PhD in political science at Université libre de Bruxelles, Belgium. His major research interests include economic diplomacy, European studies and US-China relations. He recently published Brussels Diary, a biography about his work experiences as a trade diplomat, and is working on an English book: China’s Economic Diplomacy in the 21st Century. He is also a founder of a peer-reviewed electronic journal: Journal of Economic Diplomacy. He is a frequent speaker at the OECD, European Parliament, Chatham House, and an invited lecturer at London School of Economics.

Une réflexion sur “Belt and Road Initiatives: Quelle géopolitique des nouvelles routes de la soie? (mars 2018)

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