Violence internationale et terrorisme: facteurs géopolitiques de tension das un contexte d’éveil politique global

Pierre-Louis Têtu (PhD)1

1Stagiaire postdoctoral
Groupe de recherche en environnement, société et politique
Département de géographie, d’environnement et de géomatique

Pierre-Louis.tetu.1@ulaval.ca 


Résumé : Les attentats terroristes ces dernières années ont créé des événements de paniques à travers le monde, notamment en raison de leur diffusion à travers les médias sociaux. Dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, le terme « guerre contre le terrorisme » est apparu dans la rhétorique de l’administration Bush. Stratégie contre-productive? Quels sont les facteurs géopolitiques qui accentuent les risques de tensions?

Abstract: The terrorist attacks in recent years have created panic events through the world, especially because of its dissemination through social media. In the wake of the attacks of September 11, 2001, the term « War on Terror » appeared in the rhetoric of the Bush administration. Counter-productive strategy? What are the geopolitical factors that increase the risk of tensions?

Mots clés : Guerre contre le terrorisme, terrorisme, violence internationale, politique étrangère, Afghanistan

Keywords: War on Terror, Terrorism,  International Violence, Foreign Policy, Afghanistan


Introduction

Les attentats terroristes ces dernières années ont créé des événements de panique à travers le monde, notamment en raison de leur diffusion à travers les réseaux de l’information et de la communication. En plus de terroriser la population et les institutions, certains ont généré une réaction hyper nationaliste où la colère a largement dépassé la terreur et aura comme conséquence l’intensification d’ini­tia­tives antiterroristes. Des attentats du 11 septembre aux atrocités commises dans les centres de détentions de Guantanamo et d’Abu Ghraib, en passant par la guerre d’Irak et d’Afghanistan, on constate, en effet, certaines dérives des démocraties occidentales. Par la mise en relation des flous conceptuels qui entourent le phénomène de « terrorisme », « terroristes », « guerre contre le terrorisme » et par la présentation de certains facteurs
géopolitiques qui accentuent les frictions, l’objectif de cet article est de poser un regard critique sur la responsabilité des États démocratiques dans l’expansion du phénomène de « terrorisme ». Nous mettrons finalement en exergue certaines appréhensions qui dans les années à venir, nécessiteront des réajustements.

« Terrorismes » et « guerre contre le terrorisme » : quels flous conceptuels ?

Le terme « guerre contre le terrorisme » est apparu dans la rhétorique de l’administration Bush dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. Cette « guerre » se démarque de la lutte antiterroriste traditionnelle par des actions militaires de grande ampleur dites préventives, au niveau international, et un interventionnisme actif (Brzezinski, 2004 : 51). Le rejet de l’expression controversée par l’administration Obama, fin mars 2009, s’explique par le flou conceptuel relativement vague qui l’entoure (Ibid.). L’ancien conseiller à la sécurité nationale sous Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, dans son œuvre The Choice: global domination or global leadership met en exergue le flou conceptuel qui prévaut dans la « guerre contre le terrorisme » tant au niveau de la stratégie en tant que telle, que par la difficile définition du terrorisme. « Identifier le terrorisme, en soi, à l’ennemi, c’est aussi faire fi de ce qu’est le terrorisme: une technique meurtrière d’intimidation employée par des individus, des groupes ou des États » (Brzezinski, 2004 : 49). Il s’avère donc que la « guerre contre le terrorisme » est porteuse de non-sens, car « on ne déclare pas la guerre à une technique, une tactique » (Ibid.).

À l’image des termes « torture » ou « terroriste », le « terrorisme » est difficile à classifier, définir ou interpréter, d’où le danger de législations en ce sens (Cerda-Guzman, 2008 : 58). L’emploi du terme comme une arme idéologique plutôt que comme un instrument d’analyse montre bien l’impératif « que des précautions méthodologiques accompagnent le traitement d’un problème aussi complexe et délicat que le terrorisme » (Kumar Bose, 2008 : 26). De plus, « vu que le terroriste de l’un est le combattant de la liberté pour l’autre », il devient très difficile de définir le « terrorisme » et le « terroriste » (Kumar Bose, 2008 : 26).

Le département d’État (DOS) utilise la définition donnée dans le titre 22 du code des États-Unis : « violence préméditée, à motivations politiques, exercée contre des cibles non combattantes par des groupes subnationaux ou des agents clandestins, dont le but est généralement d’influencer l’opinion » (Bonditti., 2002 : 67).  Le Federal Bureau of Investigation (FBI) prend sa définition, quant à lui, dans le Code of Federal Regulations et définit le terrorisme comme « l’usage illégal, ou la menace de faire usage de la force ou de la violence, par un groupe ou un individu basé et opérant entièrement à l’intérieur des États-Unis et de ses territoires sans ordre venu de l’étranger, contre des personnes ou des biens, pour intimider ou contraindre un gouvernement, la population civile, ou une partie de celle-ci, dans le but de promouvoir des objectifs politiques ou sociaux » (Ibid.).  Pour ce qui est du Département de la Défense (DOD), le terrorisme est « l’usage illégal, ou la menace, de la force ou de la violence, contre des individus ou des biens, pour contraindre ou intimider des gouvernements ou des sociétés, souvent pour atteindre des objectifs politiques, religieux ou idéologiques » (United States Department of Defense, Site Internet). Pour ce qui est de la CIA, si elle semble aujourd’hui utiliser la même définition du terrorisme que le département d’État, elle a souvent utilisé sa propre définition : « la menace ou l’usage de la violence à des fins politiques par des individus ou groupes, s’ils agissent pour, ou en opposition à, un gouvernement établi, lorsque ces actions ont pour dessin d’influencer un groupe cible plus large que la ou les seules victimes » (CIA, Site Internet). Finalement, la section 14(1) du English Prevention of Terrorism Act (1984) et la section 20(1) du English Prevention of Terrorism Act (1989) définissent le terrorisme comme « the use of violence for political ends and includes any use of violence for the purpose of putting the public or any section of the public in fear » (Gross, 2002 : 98).

Acteurs, discours et représentations : qui, comment et pourquoi?

Plusieurs facteurs géopolitiques contribuent à nourrir les aspirations de groupes d’individus violents. En effet, les États démocratiques réagissent très différemment à la menace terroriste, et ce, en fonction d’au moins trois facteurs clés selon Epifanio (2011) et Savun et Phillips (2011), mais qui ne sont évidemment pas exhaustif : le degré d’implication militaire de la politique étrangère des États démocratiques, la présence élevée de musulmans dans les États démocratiques engagés sur la scène internationale, et la proximité des liens tissés avec les États-Unis et Israël (Epifanio, 2011 : 12); (Savun et Phillips, 2011 : 888).

La prise en considération des arguments de Savun et Phillips (2011) comme quoi « transnational terrorism is better explained by the patterns of behavior democratic states tend to exhibit toward other actors in the international system », souligne que la politique étrangère des États démocratiques impliqués sur la scène internationale contribue à nourrir le risque d’attentats terroristes (Savun et Phillips, 2011 : 888). Dans l’article « The Rise of Muslim Foreign Fighters : Islam and the Globalization of jihad », Hegghammer (2010), met en évidence certains discours et représentations de l’idéologie djihadistes : « Muslim nation (umma) faces an existential external threat. The conflict for which volunteers are sought s but the latest and direct in a series of occupations of Muslim territory and massacres of Muslims. Territory is occupied, women are raped, children and elderly are killed, mosques are desecrated and resources extracted » (Hegghammer, 2010: 73). Il semble évident qu’on fait référence ici aux atrocités commises à Guantanamo, dans les centres secrets de détention de la CIA en Europe, à Abou Ghraïb en Irak, à l’occupation des lieux saints de l’Islam en Arabie Saoudite par les États-Unis, la guerre qu’a menée la France en Algérie, les accords Sykes-Picot, etc. (Davidshofer et Marty, 2009 : 136). De plus, « si l’on regarde ce phénomène de près, toutes les victimes de ces actes d’injustices sont des musulmans » (Ibid.). Même cas de figure pour Brzezinski (2004) qui met en garde contre une stigmatisation de l’islam en déplorant le discours de l’administration Bush sur « une mentalité islamique, donnée comme hostile, d’un point de vue culturel et religieux, aux conceptions occidentales de la modernité » ainsi que « la fameuse référence présidentielle à un “axe du mal” » (Brzezinski, 2004 : 48). Identifier le terrorisme, en soi, à l’ennemi, c’est aussi faire fi de ce qu’est le terrorisme : « une technique meurtrière d’intimidation employée par des individus, des groupes ou des États » (Ibid.).

Les discours théologiques de l’administration Bush et le flétrissement des musulmans, couplés aux interventions militaires de masses, dans une période d’éveil politique des individus fait en sorte que  « les gens qui se sentent lésés et qui peuvent désormais, en regardant la télévision, constater à quel point ils sont désavantagés en comparaison de certains, vont finir par haïr les riches s’ils sentent que ceux-ci s’acharnent à maintenir le statu quo » (Ibid.).

Degré d’implication militaire de la politique étrangère des États démocratiques et présence élevée de musulmans

Le modèle proposé par Epifanio (2011), basé sur une combinaison d’évaluation du risque et de facteurs politiques, montre bien qu’il existe une corrélation forte entre le degré d’implication militaire de la politique étrangère en Afghanistan et en Irak, en nombre de troupes, et l’importance de la présence de musulmans dans les États démocratiques impliqués (Epifanio, 2011 : 9). Il apparait que le risque d’être la cible d’un attentat est intimement lié à la corrélation entre le nombre de troupes stationnées en Afghanistan en 2009 et la présence de musulmans dans les États démo­cratiques concernés (Figure 1) (Travalio et Alternburg, 2003 : 116).

FIGURE 1
Facteurs géopolitiques qui accentuent le risque d’attentats
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En effet, des pays comme les États-Unis, le Canada, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne, dont la présence en Afghanistan et pour certain en Irak était considérable, sont particulièrement à risque d’être la cible d’attentats terroristes sur leurs territoires nationaux ou contre leurs installations à l’étranger. À l’inverse, des États comme l’Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suède, moins impliqués sur la scène internationale dans des conflits civils ou dans l’histoire de la colonisation, et plus critiques à l’égard des États-Unis et d’Israël, présentent des risques faibles d’attentats terroristes (Epifanio, 2011 : 6); (Savun et Phillips, 2011 : 892). De plus, les pertes enregistrées en Afghanistan par la Finlande (2), la Norvège (10) et la Suède (5) sont relativement faibles par rapport à celles du Canada (156), de la France (61), de l’Allemagne (53), de l’Italie (36), des Pays-Bas (25), de l’Espagne (31), de l’Angleterre (371) et des États-Unis (1615). À cet effet, les provinces les plus touchées par la violence en Afghanistan en 2010 étaient celles le long de la frontière Afghano-pakistanaise (Présence  anglo-saxonne (États-Unis, Canada, Angleterre) de même que celles de Farah (États-Unis), Badghis (Espagne) et de Kunduz (Allemagne). À l’inverse, les provinces de Faryab (Norvège) et Samangan (Finlande et Suède) étaient moins touchées par des actes de violence.

Proximité des alliances : les États-Unis, Israël et la question palestinienne

Un autre facteur géopolitique qui accentue les frictions est celui des alliances de certains États démocratiques, avec les États-Unis notamment, par le stationnement de troupes « in the terrorists ‘home country », la fourniture d’aide militaire, d’armes et de formation, et le soutien politique et économique (Plümper et Neumayer, 2009 : 94). La règle qui prévaut est la suivante : « If the friend of my enemy is my enemy, then terror entrepreneurs, which seek to overthrow their home country’s government (the enemy), may find it attractive to target nationals of the foreign allies of their country (the friends of the enemy) » (Ibid.). Il apparait donc que les liens militaires que tissent les États entre eux influencent les calculs stratégiques des terroristes (idem : 93).

Il apparait donc que les liens militaires que tissent les États entre eux influencent les calculs stratégiques des terroristes (idem : 93). C’est ce qui explique pourquoi le gouvernement des États-Unis ou les installations militaires, bases de l’OTAN comprises, ont été la cible fréquente d’attentats, mais également les intérêts et les symboles de l’État d’Israël, de la Russie, et d’Europe (Norwegian Defense Research Establishment, 2004 : 12). Même scénario pour ce qui est de la Jordanie, de l’Égypte ou de l’Arabie Saoudite, accusé de trahison et d’hypocrisie par les islamistes, en raison de leurs alliances avec les États démocratiques, notamment les États-Unis (Ibid.). « Algerian Islamists and broader more globally oriented political grievances concerning the U.S. and Israel’s policies in the Middle East, and the Russians’ policies in Chechnya » (Norwegian Defense Research Establishment, 2004: 36).

Parmi ces litiges politiques, « le plus  évident tient aux sentiments antiaméricains, liés à la conviction que l’administration Bush apportait un soutien inconditionnel à Israël, atteignant un niveau sans précédent dans le monde arabe » (Brzezinski, 2004 : 79). L’analyse des discours et des représentations de la propagande de l’idéologie djihadiste sur les réseaux sociaux souligne que ce problème est une des sources les plus vives des ressentiments antiaméricains (Norwegian Defense Research Establishment, 2006 : 24). Aux prises avec une profonde stagnation sociale qui est en soi une conséquence de la colonisation, le monde arabe souffre d’une fragilité des institutions politiques laïques, de la faiblesse de sa société civile ainsi que de l’étouffement de toutes les formes de créativités intellectuelles. Cela nous ramène à la question des ressentiments provoqués par la prise de conscience des inégalités sociales. La question palestinienne occupe, selon Brzezinski (2004), la première place des revendications. « Que le statut final du peuple palestinien n’ait pas été résolu près de trente-cinq ans (près de 50 ans aujourd’hui, NDLR) après l’occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie par Israël nourri et légitime l’hostilité générale des musulmans contre Israël » (Brzezinski, 2004 : 95). Il apparait donc clair aux yeux du géostratège que la résolution du conflit israélo-arabe, source de déstabilisation pour tout le Moyen-Orient, est un objectif qui tient une place décisive (idem : 101).

« Smart Power » dans un contexte d’éveil politique global : conclusion

Les détracteurs de l’administration Bush s’accordent pour dire que son approche, à travers la « guerre contre le terrorisme », au lieu de diminuer la menace terroriste n’a fait que l’accroître. Le rehaussement des mesures de sécurité au profit des droits fondamentaux, la guerre illégale en Irak et les procédures exceptionnelles accordées aux services de renseignement font parties d’une liste volumineuse de pratiques illégitimes qui n’ont fait qu’augmenter les capacités opérationnelles des terroristes tout en minant le l’autorité morale des États-Unis (Steinberg, 2008 : 157). En effet, « The neoconservative belief that invading Iraq and imposing democracy would transform the Middle East and remove the roots of terrorism proved to be illusory » (Nye, 2008b: 1351). En fomentant une intervention militaire massive au cœur du monde arabe, dans un pays abritant plusieurs sites musulmans d’importance et « by labeling the adversary “Islamic fascism” and likening the current antiterrorist struggle to the conflicts the United States gives credence to al Qaeda’s recruiting strategy, which seeks to convince young and disaffected Muslims that the United States is their enemy seeks to destroy their religion and culture » (Steinberg, 2008:162). De plus, « state violation of human’s rights augments these grievances and makes terrorist appeals for support more effective » (Walsh et Piazza, 2010: 557).

Le traitement des prisonniers d’Abu Ghraib et Guantanamo ainsi que l’intervention en Irak aura sapé l’autorité morale des États-Unis tout en réduisant considérablement son pouvoir d’attraction (soft power) (Nye, 2008a: 101). Dans un contexte d’éveil politique global (Brzezinski, 2006) et accentué par la révolution dans les technologies de l’information et de la communication, « public diplomacy is an important tool in the arsenal of smart power, but smart public diplomacy requires an understanding of the role of credibility, self-criticism, and the role of civil society in generating soft power » (Nye, 2008a : 108). La diplomatie publique de l’administration Bush, promue à travers une propagande antimusulmane, aura donc été un échec complet. Le cinéma hollywoodien, qui exporte ses productions audiovisuelles de nudité et de violence dans les pays musulmans conservateurs, est un bel exemple d’un phénomène qui au lieu d’augmenter l’attractivité des États-Unis, ne fait que provoquer davantage de ressentiments et produit des discours haineux sur les valeurs occidentales (Nye, 2008a : 105). À l’inverse, un pays comme la Norvège, actif dans les missions de paix et par sa grande contribution à l’aide internationale, attire plutôt qu’elle repousse (idem : 104).

En conclusion, les États-Unis durant l’ère bush fils se sont appuyé « sur un usage trop systématique de la force pour régler des problèmes dont les origines profondes résident dans des différences historiques et culturelles que nous ne comprenons pas totalement et qui ne peuvent être aplanies qu’avec énormément de temps et de patience (Brzezinski, 2008 : 120). En Afghanistan, par exemple, « most of the population has insufficient food, clothing, housing, and medical care» (Cohen, 2002:111). Dans une société où la plupart des individus n’ont d’autres opportunités que de se tourner vers les groupes terroristes ou le crime organisé pour subsister, il semble bien évident que l’envoi de troupes mal formées aux réalités sociales, culturelles et historiques ne fait qu’aggraver le problème (Wilson, 2008: 120) et « in any case, without a viable substitute crop or a functioning economy, no one can force the farms to stop growing opium» (idem. : 117). La combinaison d’une puissance douce (soft power), par des investissements étrangers, et l’utilisation de forces armées (hard power), assurant la sécurité des infrastructures essentielles, s’effectue à travers un processus raisonné (smart power) d’utilisation de la force. « International community should realize that the solution to terrorism lies more in its prevention than in its cure » (Cohen, 2002: 19). Par ailleurs, on voit émerger, en effet, des problèmes planétaires communs auxquels il est impératif de faire face. La prolifération nucléaire, les changements climatiques et environnementaux, la pauvreté, le manque d’accès à l’éducation dans certaines régions du monde, de soins, d’inégalités consternantes, voilà les vrais défis du 21e siècle.

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