L’oléoduc Énergie-Est de TransCanada : un projet source de dissensions

Marine Boulanger1

1Titulaire d’une maîtrise en sciences géographiques (M.Sc.Geogr)

Marine.Boulanger.1@ulaval.ca 


Résumé : Alors que les changements climatiques constituent un sujet de plus en plus d’actualité, l’exploitation mondiale des sables bitumineux ne cesse de croître. TransCanada projette de construire le plus grand oléoduc jamais mis en place au Canada. Ce projet ne fait pas que des émules puisqu’une grande partie de la population du pays s’organise pour dénoncer les risques inhérents à une exploitation accrue de ce mélange de sable et de bitume, considéré comme la source d’émissions de GES du Canada qui croit le plus rapidement. Certains voient en ce projet une opportunité de croissance économique et d’indépendance énergétique, tandis que d’autres perçoivent davantage les aléas liés à l’environnement, à la faune et la flore, et les faibles impacts économiques à long terme.

Abstract: While climate change is increasingly topical, the oil sands global production continues to grow. TransCanada has the intention to build one of the largest pipeline in Canada. This project doesn’t win unanimous support since a big part of this country’s population is trying to denounce the risks of increased production of this sand and bitumen mixture, which is the Canada’s fastest-growing source of the GHG pollution. Some see this project as a good opportunity for economic growth and energy independence, whereas others think more about environmental, fauna and flora hazards and the minor long-term economic impacts.

Mots-clefs :  TransCanada, Énergie-Est, Cacouna, pétrole, changements climatiques

La raison expliquant que l’on entende de plus en plus parler de projets de pipelines dans les médias tient au fait que, durant les dernières années, les sables bitumineux ont connu une forte croissance exemptée de règlementations restrictives. Les industries pétrolières considèrent que les oléoducs constituent le moyen le plus rentable pour transporter du pétrole brut sur les marchés, puisque leurs coûts sont relativement faibles pour une capacité très importante.

Le marché intérieur canadien est trop étroit pour absorber toute la production des sables bitumineux que les compagnies projettent d’assurer dans le futur. Ainsi, l’expansion de la production des sables bitumineux dépendrait de la capacité à vendre ce pétrole en dehors du marché nord-américain. Construire de longs oléoducs pour atteindre les côtes est donc une solution souvent envisagée pour accéder aux marchés européens et émergents plus lucratifs.

En octobre 2014, TransCanada, entreprise exploitante de gazoducs et plus récemment d’oléoducs, a officiellement déposé son projet
Énergie-Est auprès de l’Office
Nationale de l’Énergie (ONE). Cet oléoduc de 4600 kilomètres, dont la construction est prévue pour 2016, transporterait près de 1,1 millions de barils de pétrole brut par jour de l’Alberta vers des raffineries de l’Est du pays. Le projet contient trois principaux volets : la conversion en oléoduc du gazoduc de 3000 kilomètres entre Burstall (Saskatchewan) et Cornwall (Ontario), la construction de nouveaux tronçons reliés ensuite à ce gazoduc converti en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, à l’Est de l’Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick et enfin, la mise en place de stations de stockage et de pompage de pétrole et de terminaux maritimes à Saint-John ou à Baie des Sables en Gaspésie, depuis que Transcanada a annoncé abandonner le projet du terminal de Cacouna. Du fait de sa longueur et de sa capacité, l’Oléoduc Énergie-Est est considéré comme “certainly the most significant east-west energy transportation initiative in a generation” et “the largest pipeline project in Canada in over 50 years”[1].

Néanmoins, l’utilité à long terme de ce projet serait à questionner. En effet, l’Agence internationale de l’Énergie[2] prévoit que la part des combustibles fossiles dans la demande mondiale d’énergie primaire passerait de 82% en 2011 à 64% en 2035, dans l’éventualité où les gouvernements adoptent les politiques nécessaires pour rester en-deçà de 2°C  de réchauffement climatique. Ce seuil de 2°C constitue l’objectif international pour prévenir les répercussions les plus graves du changement climatique. Si tel est le cas, la demande mondiale en pétrole devrait atteindre un pic de croissance en 2020 et descendre à 13% en dessous de son niveau de 2011 d’ici 2035.

Mais alors quels sont les avantages et les inconvénients en termes environnemental et socio-économique de la mise en œuvre du projet d’Oléoduc Énergie-Est ? Entre les discours rassurants de l’entreprise TransCanada et les propos alarmants des nombreux opposants, comment évaluer le bien-fondé d’un tel projet ?

Les opposants à la construction de cet oléoduc mettent en avant deux principaux aléas liés à l’environnement : les risques de déversement et les risques pour le climat.

Si le projet de TransCanada aboutit, l’oléoduc traversera plus de 600 cours d’eau et lacs, dont le fleuve St Laurent qui fournit de l’eau potable à plus de 4 millions de Québécois. TransCanada soutient que lors du franchissement des cours d’eau, des pipelines à paroi plus épaisse seront construits et des valves de fermeture sur chaque rive des plus grands cours d’eau seront installées, tout cela surveillé par un système de contrôle 24h sur 24, 7 jours sur 7[3].

Le projet prévoit de transporter entre autre du bitume dilué (dilbit) qui est du pétrole bitumineux mélangé à des produits chimiques afin de faciliter son transport par pipeline. Or, Greg Powell, de l’Agence américaine de protection de l’Environnement, s’inquiète, lors d’une conférence sur les effets du bitume dilué sur l’environnement (mars 2015)[4],  de la réaction du bitume dilué au contact de l’eau. Celui-ci serait plus dense que le pétrole conventionnel, sa propension à couler serait donc plus importante nécessitant des mesures d’intervention et des équipements différents de ceux requis lors de déversements de pétrole ordinaire. TransCanada réfute en se basant sur les études menées notamment par l’Académie nationale américaine des sciences, le Penspen Institute, Ressources naturelles Canada et affirme que « le dilbit flotte sur l’eau, comme les pétroles bruts conventionnels, et comme les pétroles bruts conventionnels, il peut couler s’il reste dans l’eau pendant une période prolongée »[5]. C’est pourquoi il prévoit de mettre en place des plans d’intervention d’urgence. Or, si l’on regarde plus attentivement les conclusions des études auxquelles l’entreprise fait référence, on observe que celles-ci ne démentent que les accusations concernant le fait que le bitume dilué serait plus corrosif pour les pipelines que le pétrole ordinaire, mais ne font aucunement référence à la densité de celui-ci.

En plus de ces risques liés à l’approvisionnement en eau, un déversement aurait des répercussions sur l’agriculture, la pêche et le tourisme. Comme nous l’avons déjà dit, TransCanada projette de convertir un gazoduc en oléoduc, or cette ancienne canalisation a été construite dans les années 1950[6] et a déjà subi plusieurs dommages importants[7]. TransCanada se veut néanmoins rassurant puisqu’il affirme que cette canalisation fera l’objet d’une inspection très minutieuse et d’une surveillance 24h sur 24, 7 jours sur 7[8].

Un éventuel déversement aurait aussi des répercussions non-négligeables sur la faune et la flore. Pour exemple, nous pourrions citer le projet de construction d’un port maritime à Cacouna, l’unique pouponnière de bélugas du Saint-Laurent. Le 2 avril, l’entreprise a officiellement annoncé qu’elle abandonnait le projet d’y construire un terminal maritime ou des réservoirs connexes[9]. Les conséquences auraient été hautement répréhensibles pour la survie du béluga dans cette zone. Suite aux fortes protestations de la population québécoise et à la reconnaissance des bélugas comme une espèce en voie de disparition par le

Comité fédéral sur la situation des espèces en péril au Canada, TransCanada a modifié la portée de son projet. L’entreprise est donc en train d’évaluer d’autres options à Lévis, Baie-des-sables ou encore Bécancour, où la résistance commence à s’organiser.

S’agissant des risques pour le climat, le rapport du Pembina Institute nous alarme sur l’augmentation non-négligeable des émissions de gaz à effet de serre (GES) que causerait la mise en place d’un tel projet. Selon des estimations préliminaires, le pipeline pourrait dégager jusqu’à 32 millions de tonnes de gaz à effet de serre, soit 7 millions de voitures en plus sur les routes canadiennes[10]. En effet, extraire et exploiter le pétrole des sables bitumineux requiert plus d’énergie et donc génère plus d’émissions que le pétrole conventionnel. TransCanada se défend et affirme que les sables bitumineux représentent seulement 7,8 % des émissions de GES au Canada. Il ajoute que depuis 2007, les réductions de GES en Alberta équivalent au retrait de 4,8 millions de voitures de la circulation, or suite à une simple comparaison on peut aisément observer que cette réduction serait annulée par les émissions provoquées par le projet Énergie-Est. Ce même rapport estime que la croissance rapide attendue de la production dans le secteur des sables bitumineux est le plus grand obstacle pour que le Canada atteigne ses objectifs climatiques nationaux de 2020. En l’absence de politiques visant à assurer que l’impact climatique actuel et futur de la production des sables bitumineux reste en dessous du seuil accepté, le fait d’approuver la construction d’un pipeline qui participera à la croissance de la production de ces sables « is the wrong choice »[11].

Alors que TransCanada affirme que ce projet aura des répercussions positives sur l’économie du pays, la société The Goodman Group a étudié, en collaboration avec Equiterre et Greenpeace Canada, la véracité de ces propos à l’échelle du Québec[12].

TransCanada soutient que la mise en place de l’oléoduc Énergie-Est conduira à la réduction du prix des carburants à la pompe. Or, dans la mesure où les raffineurs auront accès au pétrole brut à moindre coûts, les bénéfices iront très
certainement à eux (via des profits plus élevés) plutôt qu’aux consommateurs (via un prix plus bas à la pompe), puisqu’en se trouvant sur la côte, l’accès aux marchés d’exportation lucratifs les incitera à baser le prix de leur pétrole sur celui des marchés mondiaux plutôt que sur celui, plus faible, du marché nord-américain. Ce phénomène s’est déjà produit dans le Mid-Ouest des États-Unis. Au cours des dernières années, les raffineries du Cushing, en Oklahoma, ont eu accès à du pétrole brut moins cher, engendrant alors des profits très élevés pour les raffineries, mais avec peu ou aucun impact sur le prix à la pompe pour les consommateurs[13].

Selon les promoteurs, ce projet de 12 milliards de dollars contribuera au développement économique du Québec. Mais The Goodman Group considère que les deux raffineries au Québec (à Montréal et à St-Romuald) peuvent poursuivre leurs activités et demeurer compétitives même si le projet Énergie-Est ne voit jamais le jour. En effet, ces deux raffineries, configurées pour traiter du pétrole brut léger, auraient connu un essor ces dernières années grâce au boom du pétrole de schiste et à l’abondance du pétrole léger[14].

De plus, la grande majorité de ce pétrole serait exportée et destinées aux marchés internationaux, puisque seulement 7% du pétrole transporté par l’oléoduc servirait à desservir le Québec. Ainsi, les retombées économiques pour la province seront certainement moindres, affirme The Goodman Group. TransCanada dément ces dires et atteste que le Québec et le Nouveau-Brunswick importent aujourd’hui 86% de leurs besoins en matière de raffinage, ce qui représente 75 millions de dollars qui sortent de l’économie canadienne chaque jour. Connecter les ressources de l’Ouest canadien aux besoins de l’Est du pays permettrait d’améliorer la viabilité financière des raffineries de l’Est en leur donnant accès à des sources d’appro­visionnement domestique moins coûteuses et stables. C’est une fois cet objectif atteint, que le pipeline fournira les marchés d’exportation.

S’agissant de la création d’emplois liée à la mise en place d’Énergie-Est, les résultats de l’analyse économique mandatée par TransCanada attestent que 30 000 emplois (directs, indirects et induits) seront créés à l’échelle du Canada lors de la phase de conception-construction (6 ans) dont 9 500 au Québec. Durant la phase d’exploitation (40 ans), 4 252 emplois seront créés dans tout le pays dont seulement 537 au Québec[15]. Ainsi, tout bénéfice pour le Québec en matière d’emploi et de retombées économiques demeurerait très faible et de courte durée, car essentiellement lié à la phase de construction. Pour chaque million de dollar de subvention accordée à l’industrie pétrolière, deux emplois sont créés. Alors que le rapport de Goodman Group estime qu’en comparaison, pour le même montant investi dans les énergies vertes, quinze emplois sont créés dans ce secteur[16]. Puisque le secteur du pétrole brut ne représente que 0,3 % des emplois au Québec et 0,5 % du PIB. Face à cela, TransCanada tente de mettre en avant son « influence positive » dans les collectivités locales grâce à la création d’emplois, aux possibilités de formation, et à des lourds investissements (12 millions de dollars en 2013) dans les domaines de la sécurité, de la collectivité et de l’environnement[17].

Les consommateurs et les compagnies de distribution de gaz naturel au Québec, s’inquiètent de l’impact de ce projet sur la disponibilité du gaz naturel pour la province. Gaz Métro[18] considère que la conversion du gazoduc en oléoduc diminuerait l’approvisionnement du gaz naturel, engendrant alors une incertitude sur le prix du gaz à long terme. Ses clients devront alors certainement se tourner vers une autre forme d’énergie plus chère (comme le mazout), ils auront donc moins d’argent pour investir et donc moins de fonds pour embaucher. The Goodman Group estime que depuis une décision de l’ONE sur les tarifs de transport du gaz naturel via ce gazoduc, TransCanada a vu la rentabilité de cette canalisation baisser, ce qui expliquerait en partie pourquoi l’entreprise chercherait à faire pression pour qu’Énergie-Est lui permette de créer des bénéfices, grâce à la conversion de ce gazoduc. TransCanada assure que la capacité de gaz naturel qui dessert les canadiens ne sera pas affectée, puisqu’il projette de convertir au transport de pétrole seulement la partie du gazoduc qui était jusqu’à présent destinée à l’exportation vers les États-Unis (celle-ci n’étant plus utile des suites de la découverte de gisements importants de gaz au nord-est des États-Unis). Il affirme être une entreprise « responsable » qui n’a jamais eu l’intention « de tourner le dos au gaz – bien au contraire »[19].

Suite à l’analyse de tous ces propos, nous pourrions donc nous demander quelles seraient alors les solutions alternatives au projet Énergie-Est ? S’opposer à la mise en place de cet oléoduc suppose en effet qu’on ait une autre option à proposer.

D’aucuns estiment que le transport ferroviaire constituerait une alternative envisageable puisque moins risquée pour l’environnement. Or, des suites de la tragédie survenue à Lac-Mégantic en juillet 2013, cette option est aujourd’hui loin de faire l’unanimité.

Une majorité des opposants à Énergie-Est considère que le Québec devrait poursuivre sa transition vers les énergies plus propres, afin de réduire sa dépendance envers les carburants fossiles et donc ses émissions de GES. Non seulement les investissements dans les énergies propres réduiraient les risques et les externalités négatives sur le plan de l’environnement, mais ils permettraient au Québec de récolter des bénéfices plus substantiels et à plus long terme sur le plan économique.

À l’heure actuelle, aucune règlementation sur les émissions GES du secteur pétrolier et gazier, n’a été mise en place par le gouvernement fédéral. Si cette absence de règle persiste le Canada ne pourra certainement pas atteindre ses objectifs climatiques qu’il s’était fixés pour 2020.

Références bibliographiques

Deloitte & Touche LLP. Analyse économique de l’oléoduc Énergie Est. http://www.oleoducenergieest.com/wp-content/uploads/2013/09/Energie-Est-Document-dinformation-sur-lanalyse1.pdf

Equiterre, site internet, consulté en mars et avril 2015. http://www.equiterre.org/

Équiterre et al. 2014. L’oléoduc Énergie Est de TransCanada : un projet voué à l’exportation qui n’apporte rien à l’économie nationale. http://www.equiterre.org/sites/fichiers/transcanadaeast-fr-final.pdf

Financial Post, « Gas distributors sour over TransCanada’s mainline conversion plan », consulté en mars 2015. http://business.financialpost.com/news/energy/gas-distributors-sour-over-transcanadas-mainline-conversion-plan?__lsa=aeba-267a

Le Devoir, « L’actuel projet Énergie Est serait néfaste pour le Québec, selon Gaz Métro », consulté en mars 2015. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/421712/petrole-l-actuel-projet-energie-est-serait-nefaste-pour-le-quebec-selon-gaz-metro

Office Nationale de l’Énergie, site internet, consulté en avril 2015. https://www.neb-one.gc.ca/pplctnflng/mjrpp/nrgyst/index-fra.html#s1

Pembina Institute (2014). Climate Implications of the Proposed Energy East Pipeline, A Preliminary Assessment. http://www.pembina.org/reports/energy-east-climate-implications.pdf

The Goodman Group, Equiterre & Greenpeace Canada (2014).Transport et traitement du pétrole brut des sables bitumineux au Québec : enjeux économiques.  http://www.equiterre.org/sites/fichiers/transport_et_traitement_du_petrole_brut_des_sables_bitumineux_au_quebec_enjeux_economiques_f_final.pdf

The Honourable Bob Chiarelli, Minister of Energy (2013). Energy East Pipeline Announcement, Ottawa. http://files.news.ontario.ca.s3-website-us-east-1.amazonaws.com/mei/en/learnmore/ensuring_energy_east_pipeline_benefits_ontario/Energy%20East%20Pipeline%20Announcement-Remarks.pdf

The Huffington Post, « Why the Pipeline Is an Environmental Disaster Waiting to Happen», consulté en avril 2015. http://www.huffingtonpost.ca/yan-roberts/transcanada-pipeline-east_b_3005063.html

TransCanada (avril 2015), communiqué de presse, « TransCanada modifie la portée du Projet Oléoduc Énergie Est. La décision résulte de discussions avec les collectivités et les parties prenantes ».http://www.oleoducenergieest.com/wp-content/uploads/2015/04/Energie-est-cacouna.pdf

TransCanada, site internet du projet Énergie-Est, consulté en mars et avril 2015.http://www.oleoducenergieest.com/

Notes de base de page

[1]. Annonce sur le pipeline Énergie-Est de l’Honorable Bob Chiarelli, Ministre de l’Énergie, Ontario, 13 novembre 2013, disponible à : http://files.news.ontario.ca.s3-website-us-east-1.amazonaws.com/mei/en/learnmore/ensuring_energy_east_pipeline_benefits_ontario/Energy%20East%20Pipeline%20Announcement-Remarks.pdf, (consulté en avril 2015), p 2.

[2]. International Energy Agency, World Energy Outlook 2013 Factsheet, How will global energy markets evolve to 2035?,  disponible à : http://www.worldenergyoutlook.org/media/weowebsite/factsheets/WEO2013_Factsheets.pdf, (consulté en avril 2015), p 1.

[3]. Site internet du projet Oléoduc Énergie-Est, disponible à http://www.oleoducenergieest.com/faits-et-mythes-sur-les-oleoducs/, (consulté en mars 2015).

[4]. Site internet de la Conférence Effects of Diluted Bitumen on the Environment: A Comparative Study, disponible à : http://nas-sites.org/dilbit/march-9-11-2015/, (consulté en mars 2015).

[5]. Supra note 3.

[6]. Site internet de TransCanada, disponible à : http://www.transcanada.com/customerexpress/update/news/2013/2013-11-08-history, (consulté en avril 2015).

[7]. CBC News, Canada, disponible à : http://www.cbc.ca/news/canada/northern-ontario-pipeline-explodes-1.1036713, (consulté en avril 2015), et The Goodman Group, Equiterre & Greenpeace Canada (2014).Transport et traitement du pétrole brut des sables bitumineux au Québec : enjeux économiques, p 38.

[8]. Supra note 3, disponible à : http://www.oleoducenergieest.com/transcanada-retablit-les-faits-sur-la-securite-des-pipelines/, (consulté en avril 2015).

[9]. TransCanada, Communiqué de presse, 2 avril 2015, disponible à : http://www.oleoducenergieest.com/wp-content/uploads/2015/04/Energie-est-cacouna.pdf, (consulté en avril 2015).

[10]. Pembina Institute (2014). Climate Implications of the Proposed Energy East Pipeline, A Preliminary Assessment, p 21.

[11]. Ibid., p 25.

[12]. The Goodman Group, supra note 7.

[13]. US Department of State, Draft supplemental environmental impact statement for the Keystone XL project, disponible à : http://keystonepipeline-xl.state.gov/documents/organization/205654.pdf, (consulté en avril 2015), 64 – 65.

[14]. The Goodman Group, supra note 7, p 26.

[15]. Deloitte & Touche LLP. Analyse économique de l’oléoduc Énergie Est, disponible à : http://www.oleoducenergieest.com/wp-content/uploads/2013/09/Energie-Est-Document-dinformation-sur-lanalyse1.pdf, p 2.

[16]. The Goodman Group, supra note 7, p 29.

[17]. Supra note 3, disponible à : http://www.oleoducenergieest.com/participation/collectivites/, (consulté en mars 2015).

[18] Le Devoir, disponible à : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/421712/petrole-l-actuel-projet-energie-est-serait-nefaste-pour-le-quebec-selon-gaz-metro, (consulté en mars 2015), et  Financial Post, disponible à : http://business.financialpost.com/news/energy/gas-distributors-sour-over-transcanadas-mainline-conversion-plan?__lsa=aeba-267a, (consulté en mars 2015).

[19] Supra note 3, disponible à http://www.oleoducenergieest.com/energie-est-juste-pour-les-consommateurs-de-gaz-naturel/, (consulté en avril 2015).