Les représentations de la guerre en Irak à l’écran: un engagement géopolitique contesté

Chloé Daelman1 et Simon Desplanque2

1 Candidate au doctorat (Ph.D.), Relations internationales, CECRI-Université Catholique de Louvain la Neuve (UCL), Belgique; chloe.daelman@uclouvain.be

2 Candidat au doctorat (Ph.D.), Relations internationales, CECRI-Université Catholique de Louvain la Neuve (UCL), Belgique; simon.desplanque@uclouvain.be


Résumé : En analysant les différents films produits depuis 2003 sur l’intervention américaine en Irak, cet article cherche à étudier la manière dont l’opinion publique US perçoit les tenants et les aboutissants de cette guerre mal comprise. Ces œuvres cinématographiques montrent que le grand public a une vision très floue des motivations qui ont poussé les États-Unis à mener une guerre que beaucoup récusent encore aujourd’hui.

Summary: by analysing the various movies produced since 2003, this article aims to study how the American public opinion perceives the whys and wherefores of the War in Iraq. These cinematographic works show that the general public has a blurred vision of the reasons that led the United States to wage a still highly debated war.

Mots-clefs: Irak, Bush, Obama, repré­sentations cinématographiques, opinion publique

Keywords: Iraq, Bush, Obama, cinematographic representations, public opinion


Le cinéma comme point d’entrée de l’étude d’un conflit

Treize ans après le lancement de l’Opération Iraqi Freedom, la guerre en Irak continue de diviser la société américaine. Tandis que d’aucuns considèrent qu’elle était nécessaire au nom de la « guerre contre la terreur », leurs détracteurs arguent qu’elle n’a fait que renforcer l’instabilité au Moyen-Orient à un coût financier et humain inutilement élevés. Plus de 4000 Américains ont ainsi payé cet engagement de leur vie et ce chiffre est en augmentation. En effet, les raids aériens contre l’Irak – menés par la coalition internationale à laquelle adhèrent les États-Unis – ont repris depuis la lutte contre le groupe État islamique, organisation dont l’essor est pour partie imputable aux suites de l’inter­vention de mars 2003.

Si ces questions ont été largement étudiées sous les angles géo­politiques et sécuritaire classiques, tout n’a cependant pas encore été dit. En particulier, il nous semble que le rôle et le positionnement de l’opinion publique américaine par rapport à cette guerre méritent d’être davantage analysés. Pour ce faire, nous proposons d’étudier celle-ci sous un angle relativement novateur : l’étude des repré­sentations cinématographiques véhiculées par Hollywood. En d’autres termes, nous souhaitons répondre à la question : que nous apprennent les longs métrages américains sur la perception du conflit par l’opinion publique américaine depuis 2003 ?

Avant de débuter l’analyse à proprement parler, il est essentiel de revenir brièvement sur l’intérêt que présente le cinéma pour le chercheur en Relations Internationales (RI). Véritable « miroir du monde » selon l’expression de Serge Sur (2010), le 7e Art est une porte d’entrée dans un univers de représentations. En raison de sa composante visuelle, il est à même de frapper les esprits de manière décisive. Les travaux de Johnson, Bush et Mitchell (1998) ont ainsi montré que la juxtaposition d’une simple image à côté d’un texte pouvait considérablement impacter la manière dont les lecteurs interprètent ce dernier. En outre, le pouvoir de suggestion de l’image est encore plus fort que celui de la littérature qui, même si elle veut instiller discrètement une idée, est obligée de l’expliciter par l’écrit. Avec l’image, pareil écueil est aisément contourné. L’intérêt pour le chercheur est donc de déceler dans quelle mesure ces projections, tout droit sorties de l’imaginaire de l’artiste, font écho aux réalités et aux opinions du présent. Cela n’est pas sans rappeler l’un des postulats majeurs de Siegfried Kracauer sur le 7e Art. Selon l’auteur du séminal De Caligari à Hitler, une analyse psychologique du peuple allemand, ce que reflètent les films, « ce ne sont pas tant des crédos explicites que des dispositions psychologiques – ces couches profondes de mentalité collective » plus ou moins inconscientes (Kracauer, 2004 : 6). Si cette assertion vaut pour toute autre forme de création artistique, il n’en reste pas moins qu’en raison de sa dimension visuelle, le cinéma est sans nul doute le meilleur représentant de ces (pré)dispositions.

En ce qui concerne le corpus, seuls ont été retenus les longs métrages de fiction produits depuis 2003. Ainsi, les séries télévisées telles que Generation Kill et les divers documentaires traitant de la guerre en Irak sous ses multiples aspects ne seront pas analysés dans la présente recherche. En effet, chacun de ces genres présente des singularités qui nous amènent à ne pas les étudier :

– Concernant les documentaires, ceux-ci ont une vocation différente des films classiques. En effet, leur vocation première est informative, didactique. En toute logique, le spectateur regarde ce type de production dans un état d’esprit différent d’une fiction classique où le divertissement prévaut.

–   La non-sélection des séries répond quant à elle à d’autres exigences. L’une des caractéristiques du genre est que leurs scénaristes peuvent aborder et nuancer leur propos au gré des épisodes voire des saisons. A l’inverse, la durée moyenne d’un film n’excède guère les deux heures[1]. Dès lors, le réalisateur d’un long métrage de fiction ne dispose que d’un laps de temps limité pour faire passer son message, ce qui aide à percevoir le propos qu’entend délivrer l’équipe de tournage et le rend au passage – si l’œuvre est rondement menée – plus percutant.

Regards croisés sur les enjeux géopolitiques : entre clichés, incompréhension et
non-dits

Le danger représenté par des armes de destruction massive (ADM) potentiellement détenues par Saddam Hussein fut la principale raison officielle invoquée par Washington pour intervenir sur le sol irakien en 2003. Toutefois, les discours successifs des membres de l’administration Bush ont évoqué de nombreuses raisons, celles-ci évo­luant au fil du temps et au rythme des événements sur le terrain. Un chercheur de l’Illinois a par exemple dénombré 23 raisons mises en avant par l’administration Bush pour justifier cette entrée en guerre (Raspberry, 2004). Si les premières raisons officielles en faveur d’une intervention en Irak relevaient plus de l’ordre du sécuritaire, les discours ont peu à peu mués vers des motifs idéologiques tels que l’apport de la démocratie et la libération du peuple irakien subissant le joug de Sadam Hussein.

A cet égard, le film Green Zone (2010) de Paul Greengrass est intéressant à étudier. Celui-ci retrace les débuts de l’intervention américaine et suit l’équipe chargée de retrouver lesdites ADM, armes dont l’équipe doute progres­sivement de l’existence. Si l’intrigue reste fictive, plusieurs éléments font écho à la réalité. Les luttes bureaucratiques furent effecti­vement présentes et eurent de réelles conséquences sur le terrain. On peut prendre pour exemple la dissension entre Brown, responsable local de la CIA, et Poundstone, membre du Pentagone, au sujet d’Ahmed Zubaidi, exilé de retour en Irak dans l’espoir d’y jouer un rôle politique de premier plan. Dans les faits, il y a effectivement eu des divergences de vues quant à Ahmed Chalabi, privilégié par le Pentagone mais non par le Département d’État. Ce serait cependant une analyse bien trop succincte que d’appréhender les luttes bureau­cratiques comme émanant unique­ment d’une opposition Département d’État – Pentagone.

On peut également faire un lien entre l’informateur Curveball et la source Magellan présentée par Paul Greengrass. Alors que les services de renseignements américains n’ont pas eu de contact direct avec Curveball, ils l’ont cependant utilisé comme facteur essentiel dans leur justification de l’intervention. Or, il s’est avéré par la suite que Curveball avait donné de fausses informations. Ce qui différencie la fiction de la réalité réside notamment dans l’identité de la source : Curveball n’était pas un général irakien comme présenté dans le film mais bien un ingénieur chimiste ayant travaillé dans une usine de semences agricoles en Irak et étant arrivé en Allemagne en 1999 (Jauvert, 2013). Si Green Zone fait le procès de l’utilisation des ADM comme justificatif à l’entrée en guerre, il n’explicite pas quels furent les motifs réels de celle-ci. La dernière image du film représentant une installation pétrolière semble toutefois suggérer que la tentation économique fut le principal moteur de l’intervention.

W (2008) d’Oliver Stone est une réponse au manque d’explications et à la confusion entourant le déclenchement du conflit. En effet, malgré certaines sources pouvant s’avérer contestables, cette œuvre permet de mieux comprendre les éléments présents en coulisses ayant conduit l’administration américaine à s’engager sur le sol irakien. Oliver Stone montre à travers les interactions entre les personnages une certaine inclination au conformisme, celle-ci émanant, selon David (2015), de la pensée néo-conservatrice présente depuis la décennie 1990 et qui a influencé certains membres de l’équipe décisionnelle. Par ailleurs, les luttes bureaucratiques sont à nouveau évoquées, plus subtilement que dans Green Zone, notamment lorsque la présence d’ADM est finalement réfutée officiellement. Comme précisé dans le film, il s’avère que Saddam Hussein a menti en affirmant qu’il possédait de telles armes. Or, ce bluff qu’Hussein a voulu stratégique face notamment à l’Iran fut une des raisons ayant motivé l’opération américaine.

Comme dans la réalité, W souligne également le manque de stratégie de sortie des Américains après l’intervention. La planification de l’après-guerre fut en effet pensée mais l’accent fut mis sur les questions humanitaires sans que la chute rapide de Bagdad ni la confusion qui s’ensuivit n’aient été envisagées (Struye de Swielande, 2007). En effet, hantés par les attentats du 11 septembre, l’administration semble avoir vu en Iraqi Freedom la solution susceptible d’empêcher toute nouvelle attaque contre l’Amérique et ses intérêts. D’ailleurs, il s’agit là du seul motif évoqué dans American Sniper : les soldats ne savent pas précisément pourquoi ils sont là, seule compte à leurs yeux la réalisation de la mission. Lorsque l’un d’eux est interrogé sur la raison de leur présence, il répond sobrement : « pour éviter un nouveau 9/11. »

Enfin, W, moins subtilement que Green Zone, suggère qu’Iraqi Freedom est justifiée par des desseins économiques liés aux ressources naturelles de l’Irak et, plus particulièrement, au pétrole. Cette idée est cependant trop réductrice pour considérer les motivations de l’intervention, même si la question des ressources naturelles coïncidait effectivement avec les intérêts américains.

Une guerre à hauteur d’homme

Les raisons de la présence américaine sur le sol irakien sont donc contestées par différents réalisateurs qui n’hésitent pas à s’attaquer aux discours officiels. Si les films rendent bien compte de la confusion qui pouvait régner dans l’esprit du public américain quant aux raisons d’intervenir, l’intérêt de l’analyse cinématographique réside également dans l’étude de la perception du conflit tel qu’il est vécu par les combattants. A cet égard, l’opération Iraqi Freedom et ses suites ont surtout été représentées à travers les yeux d’un petit groupe de combattants soumis jour après jour à la réalité du quotidien. En la matière, trois films donnent le ton : Redacted (2007) de Brian de Palma, In the Valley of Elah (2007) de Paul Haggis et Hurt Locker (2008) de Kathryn Bigelow. Tous ont en commun de dénoncer le conflit mais chacune des oeuvres le fait à sa manière.

Dans Redacted, de Palma confronte les points de vue des soldats d’une même section afin de reconstituer les évènements qui les ont amené à violer une jeune adolescente de 14 ans et à tuer sa famille. Inspiré de faits réels (le massacre de
Mahmoudiyah de mars 2006), ce film fait écho à une autre œuvre du réalisateur traitant d’un crime de guerre du même acabit : Casualties of War (1989)[2]. Le choix du titre révèle également l’intention de De Palma : dénoncer la complicité tacite des médias.

In the Valley of Elah entend également critiquer ouvertement l’invasion de l’Irak en montrant comment cette guerre, différente de celles qu’ont pu mener les États-Unis jusqu’alors, peut faire resurgir le pire chez un homme. Le film suit en effet un père de famille, militaire dans l’âme et vétéran du Vietnam, dans son enquête pour retrouver son fils, porté manquant depuis son retour d’Irak. Ses recherches l’amèneront à découvrir l’amère réalité du conflit et des effets que celui-ci a eus chez son fils et ses compagnons d’armes, en proie à de sévères troubles post-traumatiques.

Cette approche frontale contraste avec le message plus subtil de Hurt Locker. Les soldats n’y sont pas dépeints comme animés de mauvaises intentions, bien au contraire : ces démineurs peuvent être perçus, à certains égards, comme de véritables « superhéros » risquant courageusement leur vie dans des circonstances sans cesse plus extrêmes. Leur attitude à l’égard de la population locale n’est cette fois nullement dénoncée. La critique porte ici sur le système qui en vient à produire des hommes véritablement dépendants à la violence, sortes de cowboys des temps modernes ne pouvant imaginer d’autre réalité que la guerre elle-même.

Au regard de ces trois films, American Sniper (2014) de Clint Eastwood se démarque. Comparé à Redacted et à In the Valley of Elah, cette oeuvre dépeint les com­battants américains sous un jour a priori favorable. Ces hommes ne font que leur travail et tentent de survivre dans un environnement hostile où l’ennemi est partout, dans une esthétique qui n’est pas sans rappeler les films de la guerre du Vietnam. En se focalisant sur le seul personnage de Chris Kyle, le réalisateur s’inscrit dans une démarche qui ne laisse que peu de place à la critique politique. C’est la guerre en tant que telle qui est dénoncée, et non le seul conflit irakien.

Comment expliquer cette évolution ainsi que la singularité du « cas » American Sniper ? La figure 1, qui compile les sondages réalisés entre 2003 et 2015 par Gallup, nous livre une série d’éléments intéressants.

FIGURE 1
Sondage Gallyp (2003-2015): l’intervention en Irak était-elle une erreur?

desplanques1
Source: Dugan, Andrew (2015). “Fewer in U.S. View Iraq, Afghanistan Wars as Mistakes”, Gallup, 12 juin 2015. URL:  www.gallup.com/poll/183575/fewer-view-iraq-afghanistan-wars-mistakes.aspx

A la question « L’intervention américaine en Irak était-elle une erreur ? », nous pouvons observer que le pic de « oui » culmine en 2007-2008 à plus de 60%. C’est à cette période que sont sortis les films de de Palma, Haggis et Bigelow. Cette vague de critique intervient en parallèle des élections présidentielles où la question de la guerre en Irak fut notamment soulevée.

Rappelons que Barack Obama n’a eu de cesse de critiquer cette guerre qu’il juge être une « guerre de choix » et non une « guerre de nécessité » à l’instar de la guerre en Afghanistan. Le retrait progressif des troupes américaines d’Irak à la suite de l’élection du 44e Président des États-Unis semble avoir calmé les tensions et permis une certaine prise de recul. Ainsi, en 2013, quand Eastwood commence la réalisation de son long-métrage, le ratio de « oui » et de « non » avoisine les 55-40.

A cet égard, American Sniper est l’occasion pour une certaine frange de l’Amérique, plus conservatrice et attachée aux valeurs traditionnelles, de faire entendre sa voix. Voilà un film qui ne remet pas en question l’intégrité des GIs dans un conflit qui, bien que décrié tant au niveau national et (notamment par une grande partie de l’establishment libéral et des « élites » de la Côte Est) qu’international, est considéré par bon nombre d’Américains comme justifié au regard des menaces auxquelles était alors exposé le pays. Une autre raison susceptible d’expliquer la polémique qui a entouré la sortie de ce long-métrage est à chercher du côté des affinités d’Eastwood avec le parti républicain. Il y a en effet fort à parier que plusieurs critiques ont cru déceler dans cette dénonciation discrète mais néanmoins réelle de la guerre en Irak une approbation tacite des motivations d’un conflit qui continue de diviser l’Amérique. Ceci expliquerait sans doute pourquoi le film de Bigelow, tout aussi muet sur le plan politique et conciliant à l’égard des GIs, n’a pas été soumis aux mêmes attaques.

Conclusion : un nouveau « traumatisme vietnamien » ?

A l’issue de cette analyse, il apparaît que l’opinion publique américaine semble avoir une vision très floue des enjeux (géo) politiques qui ont sous-tendu la guerre en Irak. Si les films du présent corpus rendent compte d’éléments véridiques, il n’en reste pas moins important de rappeler que leur durée moyenne ne permet pas d’aborder toutes les facettes du conflit, parfois réduit à la seule question pétrolière. En dépit de ce côté parfois caricatural, les œuvres ici évoquées reflètent plus ou moins fidèlement les tergiversations de l’administration Bush, accentuant ainsi le malaise de l’opinion publique américaine.

Chaque film dénonce cette guerre à sa façon, de manière plus ou moins subtile. Toutefois, nous pouvons constater que l’intensité de la critique faiblit au fil des années, en particulier depuis le retrait d’une partie des troupes en 2010. À cet égard, la production la plus complète sur les dessous de l’intervention reste W, sorti au moment de la campagne prési­dentielle de 2008, campagne au cours de laquelle l’Irak fut l’un des points substantiels du débat. Si ce film est ardemment contesté, il est, paradoxalement, le plus proche de la réalité quant au processus déci­­sionnel à l’œuvre (voir notamment Struye de Swielande, 2007).

En outre, le choix de la plupart des réalisateurs de critiquer le conflit en le filmant à hauteur d’homme est également révélateur. Des pro­ductions telles que Redacted, In the Valley of Elah et, de manière plus subtile, American Sniper, ne sont pas sans rappeler certains des plus virulents pamphlets anti-guerre réalisés dans les années 1970-1980. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le héros d’In the Valley of Elah est un vétéran du Vietnam dont l’attachement à l’armée n’a nullement été remis en question par les atrocités de ce conflit pourtant largement décrié. C’est le récit de son fils, emporté par une guerre en Irak dépeinte comme absurde et cruelle, qui l’amènera à remettre en question ses idéaux.

Les administrations Obama ont cherché à s’affranchir du conflit irakien, singulièrement suite à l’apparition du groupe État islamique, en le remettant aux mains des puissances régionales afin de pouvoir repositionner le pivot américain vers l’Asie-Pacifique (Struye de Swielande, Daelman, 2015). Elles n’ont ainsi guère pris la pleine mesure de la nouvelle menace que représentait le groupe, né des déboires d’Iraqi Freedom. Alors qu’au sein de la « communauté internationale », plusieurs appe­laient une intervention US de leurs vœux face à ce nouveau danger, Washington a longtemps tergiversé quant à un potentiel déploiement de forces supplémentaires dans la région. Les États-Unis restent ainsi prisonniers d’une guerre longue et incomprise dont les gesticulations politiques des administrations successives n’ont d’écho que par l’aggravation de la situation sur le terrain irakien.

Bibliographie

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JOHNSON M. K., BUSH J. G., MITCHELL K. J. (1998). “Interpersonal Reality Monitoring: Judging the Sources of Other People’s Memories”, Social Cognition, n°16, pp. 199–224.

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RASPBERRY William (2004). “Tracking Why We Went To War”, Washington Post, 31 mai 2004.

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STRUYE de SWIELANDE Tanguy, DAELMAN Chloé (2015). « États-Unis-Daech : politique cohérente ? Plus qu’on ne le supposerait… », Outre-Terre, 2015/3, 44, pp. 71-79.

SUR, Serge (2010). Plaisir du cinéma. Le monde et ses miroirs, Paris : France-Empire, 2010, 381 p.

Notes de base de page

[1] Moyenne calculée sur base des 10 films les plus rentables de 2015. Voyez le site de l’International Movie Data Base.

[2] Le film est inspiré du tristement célèbre incident on Hill 192 (1966) lors duquel une jeune Vietnamienne se fit kidnapper, violer puis tuer par une escouade de soldats américains.