Les eaux du Liban: facteurs de tension avec Israël?

Frédéric Lasserre1

1 Directeur du Conseil québécois d’études géopolitiques (CQEG)
Chercheur régulier de l’Institut québécois des hauts études internationales (IQHEI)
Professeur titulaire, Département de géographique, Université Laval, Québec, Canada

Frederic.Lasserre@ggr.ulaval.ca 


Résumé: En 2002, la rivière Wazzani au Liban a failli constituer la source d’un nouveau conflit entre le Liban et Israël. Les autorités libanaises avaient commencé le pompage du cours d’eau pour approvisionner une dizaine de villages le long de la frontière avec Israël, une initiative à laquelle l’État hébreu s’est fermement opposé. Guerre de l’eau évitée ? Ou rhétorique illustrant la difficile gestion des eaux partagées dans des régions semi-arides ?

Abstract: In 2002, a major conflict between Lebanon and Israel nearly erupted about the Wazzani River in Lebanon. Lebanese authorities had considered pumping water so as to service a dozen villages along the border with Israel, but the latter strongly opposed the initiative. Was is a water war in the making? Or mere rhetoric illustrating the political stakes and the challenge of water management in semi-arid regions?

Mots clés: Liban, Israël, eau, frontière, conflit.

Keywords: Lebanon, Israel, water, border, conflict.


Le Liban, grâce à ses montagnes, paraît jouir d’une relative abondance d’eau par rapport à ses voisins. Les monts du Liban et de l’Anti-Liban, en bloquant les masses d’air humides en provenance de Méditerranée, provoquent des précipitations importantes sur le versant ouest, à l’origine de fleuves qui parcourent le territoire du pays. Mentionnons, outre de nombreux petits fleuves côtiers alimentés par ces précipitations récurrentes, le Kébir au nord, qui forme une partie de la frontière avec la Syrie; dans la plaine de la Bekaa, l’Oronte qui s’écoule vers le nord et la Syrie; le Litani en territoire libanais; enfin, le Hasbani, au sud, affluent du Jourdain.

En 2002, la rivière Wazzani a failli constituer la source d’un nouveau conflit entre le Liban et Israël. Beyrouth avait en effet commencé le pompage du cours d’eau pour approvisionner une dizaine de villages le long de la frontière avec Israël, une initiative à laquelle l’État hébreu s’est fermement opposé. Guerre de l’eau évitée ? Ou rhétorique illustrant la difficile gestion des eaux partagées dans des régions semi-arides?

Une relative abondance libanaise

Cette région du Proche-Orient ne dispose pas de ressources en eau très abondantes : fleuve hautement symbolique, dont le bassin est à cheval sur Israël, le Liban, la Jordanie et la Syrie, le Jourdain n’affiche qu’un débit naturel annuel (sans utilisation humaine) d’environ 500 millions de m³ (Mm³) au sortir du lac de Tibériade, et de 1 300 Mm³ environ à son embouchure dans la mer Morte. Très exploité, son débit actuel, après toutes les ponctions, lorsqu’il quitte le lac n’est que de 70 Mm³ et de 160 Mm³ au pont Allenby, près de son embouchure : le fleuve n’est plus souvent qu’un mince filet d’eau. La mer Morte connaît un déclin accéléré, reflet de cette surexploitation des eaux du Jourdain : son niveau baisse de près d’un mètre par an depuis 20 ans environ, et la mer s’est déjà scindée en deux bassins. En cinquante ans, la mer Morte a perdu un tiers de sa superficie. Si aucune action n’est menée, la mer Morte risque de s’assécher définitivement en 2050. Au-delà de l’aspect écologique, la disparition de la mer Morte aura pour conséquence un désastre économique pour toute la région, qui vit en grande partie grâce au tourisme.

Le Liban dispose en moyenne d’environ 1 209 m³ d’eau par personne et par an, contre 370 en Israël et 309 en Jordanie. La Syrie semble jouir d’un abondant 2 250 m³/personne, mais ce chiffre traduit le passage, au nord du territoire syrien, du Tigre et de l’Euphrate : il ne reflète que très mal l’aridité du territoire syrien et les convoitises qu’exerce aussi sur Damas les ressources en eau libanaises.

La Syrie a ainsi fait pression, au début des années 1990, pour un partage des eaux des deux fleuves partagés, le Kébir et l’Oronte, objet d’une mise en valeur importante pour l’agriculture irriguée au Liban comme en Syrie. Le débit du Kébir est estimé à environ 95 millions de m³ et celui de l’Oronte à la frontière, de 415 Mm³; la Syrie s’est octroyé 84% de ces débits par un accord informel en 1991, permettant au Liban de consommer 80 Mm³. Les eaux souterraines, abondantes également du fait de l’infiltration des pluies dans les montagnes, s’écoulent vers les territoires syrien et israélien, flux qui représentent respectivement 130 Mm³ et 180 Mm³.

De la région du mont Hermon s’écoule le Hasbani, affluent du Jourdain, lequel est également alimenté par le Wazzani au Liban, le Banias en Syrie et le Dan, en Israël. Plus précisément, le Banias passe sur le plateau du Golan annexé en 1981 par Israël et réclamé par la Syrie. Ces affluents s’écoulent vers le sud pour former le haut Jourdain en Israël, lequel se jette dans le lac de Tibériade. Le Yarmouk prend sa source en Syrie et rejoint le Jourdain dans son cours inférieur, en aval du lac. Le débit du Hasbani est de 160 Mm³ au passage de la frontière israélienne.

Un enjeu crucial pour Israël : l’eau pour l’outil politique de l’agriculture

En Israël, la consommation annuelle, tous secteurs confondus, est de l’ordre de 1 900 à 2 000 Mm³, ce qui dépasse très largement, de 8 à 14 %, les ressources brutes disponibles qui s’élèvent à environ 1 765 millions de m³; certains observateurs estiment que la surconsommation israélienne par rapport aux ressources disponibles serait même de l’ordre de 15 à 20 %.

On comprend dès lors l’importance de l’enjeu de l’eau douce pour l’État hébreu, dont la demande en eau n’est pas durable, et qui voit ses aquifères se vider progressivement et le niveau de la mer Morte diminuer rapidement. L’agriculture est le principal responsable de cette situation. Malgré la mise en œuvre de techniques d’irrigation très performantes, comme le goutte à goutte, et l’abandon des cultures présentant de faibles valeurs ajoutées, comme les céréales, le secteur agricole israélien est encore à l’origine de 65 % de la consommation d’eau de l’État d’Israël, mais ne contribue que pour 6 % à son produit intérieur brut (PIB) : il importe de souligne le rôle de symbole politique de l’agriculture israélienne, qui marque la prise de contrôle du territoire de l’État hébreu, rôle politique bien plus important que sa contribution écono­mique marginale. En revanche, le secteur agricole constitue près de 25 % du PIB des territoires palestiniens, mais ne représente que 62 % de la consommation d’eau. Au Liban, l’agriculture est responsable de 70 % de la consommation en eau, alors même que d’importants potentiels d’économie d’eau existent, car l’irrigation gravitaire classique est employée sur 64 % des terres irriguées.

L’eau est un symbole important de la tension entre Israël et ses voisins : dès 1953, malgré la négociation du plan Johnston, Israël a commencé l’aménagement unilatéral de la région du lac Huleh, au nord du lac de Tibériade, de fréquents échanges de tirs d’artillerie avec les troupes syriennes ont souligné la tension que soulevait cette initiative israélienne. Afin de calmer un engrenage belliqueux, le gouvernement américain avait proposé une médiation afin de rendre possible la négociation d’un accord à l’échelle du bassin global du Jourdain, accord qui aurait permis aux pays riverains du Jourdain de planifier l’exploitation des eaux de la région pour garantir leur développement économique. Le plan Johnston, élaboré de 1953 à 1956, avait été accepté au niveau des délégations techniques arabes et israéliennes. Il était globalement favo­rable aux économies arabes, en partageant ainsi l’eau du bassin du Jourdain : Jordanie 52 %, Israël 36 %, Syrie 9 %, Liban 3 %. L’accord gommait totalement la partie palestinienne, mais avait l’avantage d’introduire la notion de bassin transfrontalier, crucial pour coordonner les usages respectifs. Mais Israël a refusé de signer l’accord, tandis que la Ligue arabe a décidé de rejeter tout accord sur le partage de l’eau dans le bassin du Jourdain tant qu’un accord politique n’aurait pas réglé la question de la Palestine.

FIGURE 1
Les rivières du haut Jourdain
lasserreliban

Sources : Ministère de l’Énergie et de l’Eau, Direction générale de l’Exploitation, Beyrouth; Chady Chahine, Les enjeux géopolitiques du conflit frontalier des Fermes de Chebaa : du mythe de l’enjeu du partage des ressources hydriques du bassin du Jourdain à la réalité des rivalités du Moyen-Orient contemporain. Mémoire de maitrise,  Études internationales, Université Laval, 2011; Philippe Rekacewicz, Le Golan annexé et le Liban sud occupé par Israël, Le Monde Diplomatique, 1er février 2000, www.monde-diplomatique.fr/cartes/israelnorddpl2000.

Faute d’accord global de partage des eaux du bassin du Jourdain, chaque État s’est engagé dans la définition et la mise en place de sa propre politique de l’eau. Israël s’est unilatéralement lancé en 1959 dans la construction du système d’aqueducs du National Water Carrier, qui redistribuait 75 % des eaux du Jourdain détournées depuis le lac de Tibériade vers son territoire, tandis que la Jordanie a, de son côté, entamé les travaux du canal du Ghor occidental, qui capte l’eau du Yarmouk et l’achemine dans l’Est de la vallée du Jourdain. Israël a également intégré les eaux du Golan et des aquifères cisjordaniens dans sa politique hydraulique globale, alors que la convention de Genève interdit l’exploitation de ressources de territoires occupés militairement : aujourd’hui, les nappes de Cisjordanie fournissent 475 Mm³ d’eau à Israël, soit de 25 à 30 % de l’eau totale consommée par le pays. Au total, l’eau disponible pour Israël provient pour 57 % de l’extérieur de ses frontières d’avant 1967 ; 25 % de ses ressources en eau renouvelables proviennent de la bande de Gaza, évacuée par Israël, mais objet de fréquentes incursions militaires, et des territoires occupés de Cisjordanie.

L’Aqueduc National (National Water Carrier) a été la cible du premier attentat du Fatah, l’organisation de Yasser Arafat, le 1er janvier 1965. En 1967, l’armée israélienne a détruit les installations jordaniennes du canal du Ghor occidental. Les travaux syriens de détournement du Hasbani et du Banias, sur le Golan, ont été la cible de bombardements en 1965 et 1966, prélude aux fortes tensions qui ont abouti à la guerre des Six Jours de 1967. Lorsque la Jordanie et la Syrie ont souhaité réactiver leur vieux projet de barrage commun à Maqarin, sur le Yarmouk, dans les années 1980, Israël a menacé d’en empêcher la construction par tous les moyens nécessaire – y compris militaires. La menace a conduit la Jordanie à renoncer au projet.

Le Litani, frontière de la stratégie hydraulique israélienne ?

Après l’invasion israélienne du sud du Liban en 1978, puis l’occupation de la région à partir de 1982, de nombreux analystes ont perçu, dans la politique israélienne, la recherche d’une sécurité hydraulique accrue; cette politique est entrée en conflit direct avec le souci libanais de développer les ressources hydrauliques du Sud-Liban, surtout depuis l’évacuation de l’armée israélienne en 2000.

La guerre du Kippour de 1973, en permettant la conquête du plateau du Golan face à la Syrie, avait levé la menace de la construction d’un canal arabe de détournement du haut Jourdain, et avait placé l’essentiel du Banias en territoire hébreu. Le contrôle du sud-Liban jusqu’au Litani permettait de protéger le Hasbani des projets de mise en valeur libanais, mais surtout, d’envisager le détournement des eaux du Litani vers le territoire israélien. Cette quête d’une partie des eaux du Litani n’était pas nouvelle : dès 1919, à l’issue de la déclaration Balfour, le président de l’Organisation sioniste mondiale, Chaim Weizmann, avait adressé une lettre au Premier ministre britannique, David Lloyd George, dans laquelle il affirmait que « tout l’avenir économique de la Palestine dépend de son approvisionnement en eau […] Nous considérons qu’il est essentiel que la frontière nord de la Palestine englobe la vallée du Litani sur une distance de près de 25 miles, ainsi que les flancs ouest et sud du mont Hermon. »

Si les projets territoriaux de l’époque se sont vus bloqués par la France, la présence militaire israélienne, dès 1978 lors de l’opération « Litani », et l’occupation du Sud-Liban après 1982, ont entretenu de fortes controverses sur d’éventuels travaux de détournement des eaux du Litani vers le nord d’Israël. Il semble que l’État hébreu n’ait pas concrétisé ces anciennes ambitions des promoteurs du futur État d’Israël, bien que, en 1979, les autorités israéliennes aient cherché à déplacer la frontière israélo-libanaise pour inclure du côté israélien les sources du Wazzani, un affluent du Hasbani : aucune trace de chantier ne vient accréditer la thèse d’un canal de détournement des eaux du Litani cependant, Israël demeure extrêmement attentif à l’évolution de la consommation des ressources hydrauliques dans le sud du Liban. En 1991, lors de la conférence de Madrid, le général Eytan, ministre de l’Agriculture à l’époque, avait souligné qu’à ses yeux, Israël ne devrait pas se retirer du Sud-Liban puisque « perdre le contrôle de ce territoire signifie perdre le contrôle de l’eau »[1].

Ainsi, en mai 2000, peu après le retrait de l’armée israélienne, un différend territorial a éclaté au sujet du secteur des Fermes de Chebaa, sur les flancs du mont Hermon (sud-est du Liban), adjacentes au Golan syrien annexé par Israël en 1981, qui surplombent un important réservoir d’eau. Cette zone contestée abrite, en effet, deux sources contribuant à l’alimentation du Banias, du Dan et du Wazzani qui, eux-mêmes, se déversent dans le Jourdain. En octobre 2002, le premier ministre Ariel Sharon a menacé le Liban quand le gouvernement libanais a inauguré une nouvelle station de pompage des eaux du Wazzani. Pour le Liban, ces eaux coulent en territoire libanais, la population locale a donc le droit d’en consommer une juste part. Pour Israël, cela équivalait presque au casus belli, tant semblait grande l’angoisse de voir se diminuer durablement le débit des sources du Jourdain, alors que la mobilisation partielle de cette source d’un des affluents du fleuve ne représente pas une menace pour la sécurité hydraulique israélienne.

Le gouvernement israélien semble aujourd’hui moins préoccupé par l’accès au fleuve Litani, dont un transfert vers Israël serait sans doute politiquement périlleux à mettre en œuvre, surtout après les retombées de la guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah. En revanche, la crispation israélienne au sujet des eaux du Wazzani et du Hasbani, situé en bonne partie sur territoire libanais en amont du Jourdain, reste en revanche toujours de mise.

Certes, malgré la mise en service de la station de pompage en 2002, Israël n’a pas mis ses menaces de représailles militaires à exécution. D’abord parce que le Liban était encore loin de pouvoir pomper le volume maximal annoncé, soit 4,9 millions de m³. Mais aussi parce que la question du Wazzani ravive des questions polémiques dans une région hautement inflammable. Tout au long de l’automne 2002, les délégations de diplomates et d’experts en hydrologie et en droit international se sont succédé à Beyrouth pour tenter de trouver une issue au conflit d’intérêts entre le Liban et Israël. Le risque de conflit est réel : en 1965, Israël avait déjà bombardé une première pompe dont la carcasse gît à quelques mètres des actuels réservoirs.[2]

De nombreux analystes israéliens estiment qu’Israël devrait conserver le contrôle direct de ces cours d’eau libanais : le 26 juillet 2006, le site israélien Debka, spécialisé en questions militaires et de renseignement, annonçait que « peut-être le gain le plus important de cette crise pour Israël est la récupération d’une de ses principales sources d’eau, les sources de Wazzani dans le village de Ghajar. Ceci s’est accompli dans les premières heures de l’offensive des forces armées vers l’est.  Israël ne sera pas empressé de céder cet acquis. »[3] De fait, Israël n’a retiré ses troupes qui occupaient le village de Ghajar depuis l’été 2006 qu’en novembre 2010, et continue de surveiller de près les aménagements dans ce village. De plus, le secteur des Fermes de Chebaa demeure occupé par Israël[4].

Il est donc probable que, dans de possibles futures négociations de paix avec Beyrouth, Israël ne manquerait pas de revendiquer un accès aux eaux du Liban-Sud. Les Israéliens déplorent ouvertement qu’une grande partie de l’eau du Litani soit « perdue » dans la mer alors qu’elle pourrait servir à alimenter la Galilée du Nord, ce à quoi les Libanais rétorquent que l’insécurité dans le Sud ne leur a jamais permis d’exploiter le potentiel du fleuve et qu’ils ont désormais besoin de toutes leurs réserves pour approvisionner Beyrouth en eau potable et développer l’irrigation dans la plaine de la Bekaa et au sud du pays.

Les eaux du Liban sont ainsi l’objet des convoitises des voisins syrien, aujourd’hui très affaibli par la guerre civile, et israélienne : l’appétit de ceux-ci croîtra-t-il avec la dégradation annoncée de leur sécurité hydraulique ?

Références bibliographiques

Bethemont, Jacques. « L’eau, le pouvoir, la violence dans le monde méditerranéen », Hérodote nº103, 2001.

Bethemont, Jacques. Les grands fleuves. Entre nature et société, Armand Colin, Paris, 1999.Blanc, Pierre. « Le Liban, l’eau, la souveraineté ». Confluences Méditerranée, 58, 2006, p.127-136.

Chahine, Chady. Les enjeux géopolitiques du conflit frontalier des Fermes de Chebaa : du mythe de l’enjeu du partage des ressources hydriques du bassin du Jourdain à la réalité des rivalités du Moyen-Orient contemporain. Mémoire de maitrise, Études internationales, Université Laval, 2011.

Encel, Frédéric. Le Moyen-Orient entre guerre et paix : une géopolitique du Golan, Flammarion, Paris, 1999.

Lasserre, Frédéric et Luc Descroix. Eaux et territoires: tensions, coopérations et géopolitique de l’eau. Presses de l’Université du Québec, Québec, 3e édition, 2011. Comprends notamment deux chapitres sur le Proche-Orient, un sur le bassin du Nil, un sur le bassin de l’Euphrate.

Lebbos, Georges, « Le Litani au cœur du conflit israélo-libanais », Les Cahiers de l’Orient, n°44, 1996.

Mutin, Georges. L’eau dans le monde arabe, Ellipses, Paris, 2011.

Notes de bas de page

[1]. Jerusalem Post, 10 août 1990,  11 mai 1991.

[2]. Libération, « Le Wazzani, source de conflit au Liban », 18 février 2003.

[3]. Debka, 26 juillet 2006, www.debka.com/search/?search_string=wazani

[4] Chady Chahine, Les enjeux géopolitiques du conflit frontalier des Fermes de Chebaa : du mythe de l’enjeu du partage des ressources hydriques du bassin du Jourdain à la réalité des rivalités du Moyen-Orient contemporain. Mémoire de maitrise, Études internationales, Université Laval, 2011.