« Frontière (s) artificielle (s) ? »: Le cas de la Ligne Durand (1893) et Goldsmid (1871)

Pierre-Louis Têtu (PhD)1

1Stagiaire postdoctoral
Groupe de recherche en environnement, société et politique
Département de géographie, d’environnement et de géomatique

Pierre-Louis.tetu.1@ulaval.ca 


Résumé : La ligne Goldsmid (1871), qui marque la frontière entre l’actuel Pakistan et l’Iran, et la Ligne Durand (1893), entre l’actuel Pakistan et l’Afghanistan, ont toutes deux été établis dans un contexte de Grand Jeu en Asie centrale. Près de 150 ans plus tard, certains, dont l’ancien président afghan Hamid Karzaï, par la complexité de son tracé, n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour la décrire. Cet article vise donc à mieux comprendre les motivations qui ont guidé les Britanniques à établir ces deux tracés frontaliers. Ainsi, si ces deux dyades peuvent sembler « artificielles » ou « illogiques », la délimitation de leur tracé répond à des préoccupations stratégiques des penseurs britanniques, insistant sur le contrôle des cols et des vallées d’accès, et en incluant dans leur aire d’influence, les tribus pachtounes et baloutches les plus turbulentes.

Abstract: The Goldsmid’s line (1871), which marks the border between present-day Pakistan and Iran, and the Durand Line (1893), between the present-day Pakistan and Afghanistan, were both established in the context of the Great Game in Central Asia. Nearly 150 years later, some commentators, including former Afghan President Hamid Karzai, because of the complexity of its route, do not hesitate to use the category of « artificial boundary » to describe it. This article therefore aims to better understand the motivations that led the British to establish these two neighboring plots. Thus, if these two dyads seems to be « artificial » or « illogical » their delimitation is based on British thinker’s strategic concerns, emphasizing control of passes and valleys, and by absorbing in their area of influence, the Balochs  and Pashtuns turbulent tribes.

Mots-clefs : Frontière, Ligne, Durand, Goldsmid, Afghanistan, Pakistan, Baloutches, Pachtounes

Keywords: Frontier, Durand Line, Goldsmid, Afghanistan, Pakistan, Baluch, Pashtun


En 2013, le président afghan de l’époque, Hamid Karzaï, annonçait que « l’Afghanistan n’accepterait jamais la ligne Durand […] une frontière souple et artificielle qui coupe le territoire pachtoune en deux » (ROP, 2013). Ce concept de frontière absurde, artificielle et dénuée de sens, sous la plume de certains chercheurs, est une critique relativement ancienne et récurrente et rend compte de l’importance de l’analyse géopolitique et l’appré­hension de ces phénomènes à différentes échelles. La frontière, qui est avant tout un rapport de force, s’inscrit dans une époque précise, avec ses critères de tracés propres, à grande ou petite échelle, selon les objectifs des négociateurs et en fonction des informations dont ils disposent (Lasserre et Gonon, 2008). Ainsi, les frontières ne peuvent pas être appréhendées seulement comme des lignes entre deux États ; elles ne peuvent être comprises sans les interactions qu’elles induisent, car elles constituent des interfaces dont il convient de restituer les contextes sociaux et spatiaux, les logiques des acteurs, leurs représentations, leurs pratiques et leurs méthodes (Ibid.)

La Ligne Durand (1893), qualifiée d’une des zones les plus dangereuses du monde après les attentats du 11 septembre 2001, est-elle donc une frontière artificielle ? Afin de bien comprendre l’origine et les fonctions du tracé, il est impératif de se replacer dans le contexte historique de sa création.

En 1747, l’empire que le pachtoune Ahmad Shah Durrani fonde, par le regroupement de tribus et groupes ethniques sous une grande confédération, assit son pouvoir sur une très grande portion de territoire qui s’étend de Mashhad, ville du nord-est de l’Iran actuel, jusqu’au-delà de la rive orientale de l’Indus (Figure 1). La capitale de cet empire pachtoune n’était pas Kaboul, mais bien Kandahar, fief des tribus pachtounes Abdalli Durrani. À la mort de l’empereur en 1772, les luttes fratricides à l’intérieur du royaume provoque le morcellement de l’empire et son déclin. Dans un contexte de Grand Jeu en Asie centrale, l’Empire Britannique des Indes, suite aux accords de paix de Tilsit signés en 1807 entre le Tsar de Russie Alexandre premier et l’Empereur Napoléon – ce dernier avait comme visée d’envahir les Indes Britanniques par la Perses – ne fit qu’augmenter les craintes du colonisateur britannique pour qui la Russie demeurait la plus grande menace (Foucher, 1991).

En 1837, aidés et influencés par la Russie, les Perses entrent dans l’actuel Afghanistan et envahissent Hérat. Dans ce contexte tendu, et pour des fins de préservation de l’empire, les Britanniques déclenchent leur expansion territoriale vers le Nord-Ouest dans le but d’acquérir une profondeur stratégique, par le contrôle d’une zone tampon, pour protéger l’empire des Indes contre une éventuelle invasion russe.

FIGURE 1
Extension maximale de l’Empire d’Ahmad Shah Durrani, à sa mort en 1772

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La délimitation de la Ligne Durand (1893) – frontière actuelle entre l’Afghanistan et le Pakistan – et la Ligne Goldsmid (1871) – frontière actuelle entre le Pakistan et l’Iran –  verra donc le jour dans ce contexte d’insécurité où les Britanniques établissent des frontières contiguës avec des voisins instables, dans un mouvement d’expansion territorial très motivé, dans lesquels ils font passer sous leur domination les tribus les plus instables.

Pour les décideurs et stratèges britanniques, il ne faisait aucun doute que la sécurité de l’Inde, découlant de l’obsession viscérale d’une possible avancée des troupes russes, dépendait d’un contrôle stratégique et efficace de l’Afghanistan. La hantise britannique d’une attaque russe par le Nord-Ouest a mené au désastre de la première (1839-1842) et deuxième (1878-1880) guerre anglo-afghane. Suite à la première expédition, l’avancée des frontières britanniques dans la vallée de l’Indus, par la conquête du Sindh (1843) et l’annexion du Penjab (1849), fit en sorte que leur territoire devenait contigu à celui des tribus du Baloutchistan et des pachtounes habitants les formations rocheuses formées, entre autre, par les Monts Souleymane, les montagnes Spin Ghar et celles du Waziristan.

FIGURE 2
Tracés proposés de la frontière britannique avec la Russie, à partir de 1855

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Près de trente ans plus tard, les difficultés de l’État Baloutche de Khalat d’assoir son autorité sur ses chefferies situées à l’Ouest, fit craindre une extension de l’influence de l’État Perse vers l’est (Foucher, 1991 : 122).  Ainsi, vers la fin du 19e siècle, Goldsmid (1871) traça une ligne entre l’actuelle dyade Pakistan-Iran, à petite échelle, dont les divers segments successifs coïncidaient dans le détail avec les limites séparant les différents territoires tribaux (Ibid.). Le principe fut d’agréger les chefferies les plus turbulentes dans l’aire d’influence de Khalat. En 1878, le début de la deuxième guerre anglo-afghane est marqué par le refus de l’Émirat afghan, Sher Ali Khan, fils de Dost Mohammad Khan, d’accueillir une délégation britannique, suite à la visite improvisée d’une délégation russe. Suite au dénouement de la seconde guerre anglo-afghane, les stratèges militaires britanniques commencèrent vraiment à être divisés quant au type de stratégie à adopter face à l’Afghanistan, et deux écoles de pensées s’opposèrent : la Forward et la Stationannary Policy. Des confrontations de pensées entre ces deux écoles découlèrent un certain nombre de scénarios possibles – cinq scénarios plus précisément – de tracés des frontières de l’Ouest et du Nord-Ouest de l’Empire Britannique des Indes (figure 2).

Les défendeurs de la Stationnary  Policy considéraient qu’il fallait plutôt fixer la frontière au niveau de la rive Est du fleuve Indus, pour les plus conservateurs, ou tracer une frontière qui suivrait le piedmont des Souleymane. Dans tous les cas, les tenants de la Stationnary Policy considéraient qu’il était préférable de contrôler les vallées fertiles et éviter de s’ingérer dans les affaires tribales (Omrani, 2009), et présentait le désavantage de laisser l’ennemi occuper les hauteurs. Ainsi, les britanniques concédaient à l’Émir afghan, de facto, les villes de Quetta, Zhob, Peshawar et Chitral. Mais, il apparaît que « there was no unanimity as to whether it would have easier to guard the plain against the mountains or the mountains against the invaders from Without » (Ghose, 1960: 3). Ainsi, si cette politique défensive n’a été appliquée que près de 20 ans après l’édification de la Ligne Durand (1893), de 1900 à 1919, les problèmes avec l’Afghanistan voisin autour des années 1920 conduiront les britanniques à reconduire la Forward Policy. Ainsi, en 1919, les britanniques envoient des contingents militaire se positionner le long de la Ligne Durand, édifiant des postes d’observations dans les montagnes.

Les tenants de la Forward Policy, « who was based on the recommendation of a strategic committee, formed after the Second War, to identify the approach to be adopted if Russia intervened in Afghanistan » (Roe, 2010 : 83), recommandaient à l’armée Britanniques des Indes qu’elle délimite sa frontière, le plus possible, aux confins de l’Afghanistan afin de se donner un avantage militaire. L’idée de tracer la frontière, en 1885, au niveau de l’Amou-Daria (anciennement appelé fleuve Oxus) jusqu’à environ 200 kilomètres au Nord-Ouest de Mazar-e-Sharif, pour ensuite continuer vers l’Ouest suivant les crêtes de basses collines, présentait le désavantage d’être éloigné du cœur de l’Empire. À la même époque, on s’interrogeait également sur la possibilité d’établir la frontière, par un tracé qui transcenderait la chaîne de montagne de l’Hindu Kush. Mais, cette proposition présentait le désavantage d’un relief trop varié pour être facilement défendu et elle ne fut d’ailleurs jamais retenue.

Le choix de l’actuel tracé entre l’Afghanistan et le Pakistan, qui transcende le territoire de peuplement pachtoune en deux, découle d’une part, comme le souligne Foucher (1991), des préoccupations stratégiques des traceurs britanniques, intéressés par le contrôle des cols et des vallées d’accès, du droit de regard, facilités de surveillance, de défense ou d’attaque, face à l’expansionnisme russe vers les mers chaudes et, d’autre part, par les modes de répartition des foyers ethno démographiques tribaux (Foucher, 1991 : 122). D’ailleurs, si la zone côtière était tombée sous l’emprise russe, Moscou aurait gagné non seulement un nouveau tremplin d’où elle aurait pu faire rayonner son influence à travers le Moyen-Orient et l’Asie du Sud- Ouest, mais l’équilibre militaire de la région en aurait été profondément modifié.

Dans le cadre d’une étude limnologique, la méthode géopolitique constitue une assise de départ majeure, par l’importance qu’elle accorde à l’analyse multi-échelle dans l’exploration des phénomènes politiques géolocalisés. Ainsi, dépendamment de l’échelle d’analyse (local, provincial, régional, national) préconisée, le tracé fera ressortir des intentions de regroupement ou de scission de populations ethno démographiques alors homogène ou, encore, le fréquent recours aux barrières naturelles dans le choix du tracé de la frontière. Ainsi, à des fins d’analyse, nous divisions la Ligne Durand en sept segments identifiés de A à H, ce qui permet de faire ressortir, en plusieurs points, les différentes fonctions du tracé.

Le tracé de la Ligne Durand (1893), de son extrême sud-ouest jusque dans les hauteurs de l’Hindu Kush dans son prolongement Nord-Est, suit une logique stratégique défensive. Certes hérité de la Forward Policy, le tracé facilite la surveillance du territoire afin de prévenir une possible invasion russe par le Nord-Ouest, assure le contrôle des cols et des vallées, et absorbe dans son ère d’influence les tribus les plus instables.

La Ligne Durand, dans son segment A-B, qui forme la limite entre la province pakistanaise du Baloutchistan et les provinces afghanes de Kandahar, Helmand et Nimroz, par la présence du désert du Registan, constitue une barrière naturelle face à l’envahisseur (figure 2). Dans la portion centrale de ce premier segment frontalier, le tracé passe par les hauteurs des Monts Chagai (International Travel Map, 2010), qui permet et facilite la surveillance à l’horizon. Sur son segment B-C, dans la première partie de son tronçon jusqu’au point frontalier de Chaman, dont l’axe Chaman-Quetta qui forme la passe du Bolan, corridor stratégique d’invasion par Alexandre le Grand et les autres envahisseurs venus de l’Ouest, le tracé suit parfois une ligne de crête, parfois descend au niveau de la plaine désertique. Ensuite, le tracé continu de suivre une ligne de crête à travers les Monts Souleymane (3487 mètres d’altitude), jusqu’à l’extrême sud-ouest du Sud-Waziristan, marqué en ce point C, par la rivière Gomal qui transcende la Ligne Durand, dans un axe d’écoulement Nord-Ouest—Sud-Est. Dans cette portion de segment, le tracé, qui scinde les Monts Souleymane, symbole de l’unité pachtoune, permettait d’abord et avant tout de conserver les hauteurs à des fins défensives. Par la suite, le choix du tracé dans sa portion C-D, qui continue de suivre une ligne de crête à travers les montagnes du Waziristan (1500 à 3000 mètres d’altitude), a été motivé, d’abord, par la décision d’inclure les tribus pachtounes Karlanni dans son aire d’influence – les tribus de la grande famille pachtoune Karlanni, dont le territoire se situe au centre de l’aire pachtoune, serait considérés comme les plus anciens et les plus irréductibles –  et d’autre part, elle fut tracée selon des préoccupations stratégiques, insistant sur le contrôle des cols et des vallées d’accès.

Sur son flanc Est, au niveau des zones tribales pakistanaises actuelles connues sous l’acronyme FATA – Federally Adminsitrated Tribal Areas -, jusqu’aux environs de Quetta, plus au Sud-Ouest, le choix du tracé est motivé par la décision, d’une part, d’inclure les tribus pachtounes les plus turbulentes dans son aire d’influence, dans ce cas-ci les tribus de la grande famille pachtoune des Karlanni, dont le territoire se situe au centre de l’aire pachtoune, et qui seraient considérés comme les plus anciens et les plus irréductibles, et d’autre part, elle fut tracée selon des préoccupations stratégique, insistant sur le contrôle des cols et des vallées d’accès. Le tracé, au-delà du territoire du Waziristan du Nord, suit minutieusement une ligne de crête qui descend dans la vallée de Khost pour ensuite remonter selon la ligne de crête, dans les hauteurs jusqu’à la passe de Kotal (2660m). Dans sa portion E-F, le tracé, d’Ouest en Est, suit la ligne de crête de la Chaîne de montagne des Spin Ghar, qui signifie ‘Montagnes Blanches’ en pashto, la langue pachtoune, qui sépare la province afghane du Nangarhar de l’agence tribale pakistanaise de Khyber. Le Mont Sikaram (4761m), le point le plus haut des Spin Ghar, permettait aux britanniques de s’approprier les hauteurs, tout en incluant dans son aire d’influence les tribus instables de la vallée de Tirah, territoire actuellement sous contrôle pakistanais, au Sud des Spin Ghar. Finalement, dans sa portion F-G, le tracé scinde le couloir stratégique de la passe de Khyber, et suit ensuite une ligne de crête qui s’étend jusqu’à 60km au Nord de Chitral, au Pakistan. A noter qu’en cet endroit, le tracé frontalier scinde des groupes tribaux en deux, c’est le cas notamment du peuple Nuristani de la province afghane du Nuristan, dont le territoire ancestral s’étend jusqu’à Chitral. Il y a donc là un désir de contrôler les hauteurs, certes, mais on observe également que le tracé suit, très localement, les limites territoriales des différents groupes tribaux.

Finalement, tout le long du tracé, les  Britanniques s’engagèrent à édifier des fortifications, pour des raisons défensives, et ils considéraient qu’il était impératif de contrôler les principaux axes de communication – de Khyber, au Nord, et de Bolan, au Sud, près de Quetta – et qu’il fallait demeurer en bons termes avec les tribus parce que « que « when the time for a formal movement arrives they may identify themselves with us and assist us not only with supplies and transport but by sharing in the maintenance or our lines of communication » (Ahmad, 2005 : 2).

La frontière, une limite politique « qui fait front » selon l’analyse de Foucher, est avant tout une limite entre deux États, concept d’abord militaire puis appliqué, par la suite, en politique. Dès lors qu’elle n’est pas dénuée de sens pour au moins une des parties, dans le cas d’une dyade où celui qui la créée considère qu’elle est logique. Les lignes de frontière étant considérées comme des lignes de défense permanentes lorsqu’elles représentent un mélange d’obstacles naturels et artificiels, l’hypothèse la plus probable de la part des traceurs britanniques est celle d’une réflexion stratégico-militaire et défensive face à l’expansionnisme russe de l’époque. En effet, par la présence du Ghôr, massif montagneux appuyé sur les contreforts de l’Hindu Kush, qui signifie littéralement « tueur d’Hindous », de l’Himalaya et des Monts Souleymane, symbole de l’unité pachtoune, on observe ici que ces éléments physiques forment entre eux un système bien lié, une frontière logique. De plus, l’imbrication de nombreux niveaux d’analyse permet de rendre compte des différentes logiques spatiales des tracés frontaliers; à très petit échelle, les tracés suivent de grands systèmes géomorphologiques alors qu’à très grande échelle, les tracés divisent minutieusement des groupes ethnographiques tribaux.

Sommes toutes, les rivalités de pouvoirs sur les territoires d’aujourd’hui ne sont pas nécessairement celles d’autrefois; dans le temps les régimes changent, leur politique évolue, ainsi que les fonctions qu’ils attribuent aux frontières (Lasserre et Gonon, 2008). Ceci étant dit, en aucun cas le tracé de la frontière afghano-pakistanaise et celui entre l’Iran et le Pakistan, ne saurait être le fruit du hasard, pire encore, le fait d’une vulgaire et artificielle absurdité humaine.

Références bibliographiques

Ahmad, N. (dir.) (2005). Report on Waziristan and its Tribes. Lahore, Sang-e-meel Publications.

Dessart, L. (2001). Les Pachtounes. Culture et économie d’une aristocratie guerrière. Paris, L’Harmattan.

Foucher, M. (1991). Fronts et frontières. Un tour du monde géopolitique. Paris, Fayard.

Ghose, D.K. (1960). England and Afghanistan. Calcutta, World Press, First Edition.

International Travel Maps (2010). Afghanistan, 1: 1 000 000 (3e edition). ITMB Publishing.

Lasserre, F.et Gonon, E. (2008). Manuel de géopolitique. Enjeux de pouvoir sur des territoires. Paris, Armand Colin.

Omrani, B. (2009). The Durand Line: history and problems of the Afghan-Pakistan Border. Asian Affairs, 40 (2): 177-195.

Roe M.A. (2010). Waging War in Waziristan. The British Struggle in the Land of Bin Laden, 1849-1947. Lawrence (USA), University Press of Kansas.

R.O.P. (Réseau de recherche sur les opérations de paix) (2013). Afghanistan: Karzaï ne reconnaît pas la Ligne Durand, mais se dit prêt à faire le premier pas, [En ligne] www.operationspaix.net/34522-details-actualite-afghanistan-karzai-ne-reconnait-pas-la-ligne-durand-mais-se-dit-pret-a-faire-le-premier-pas.html (Page consultée le 16 février 2015).