Études géopolitiques

La section Études géopolitiques regroupe des publications de recherche plus conséquentes que des articles publiés dans Regards géopolitiques. Ces travaux de recherche sur des thématiques géopolitiques peuvent concerner un éventail étendu de sujets.

Il n’y a pas de fréquence établie pour la publication des Études, qui paraissent de manière ad hoc.


Études géopolitiques du CQEG n°16
Janvier 2026

Comment analyser la dynamique des ports de transbordement face à la recomposition géopolitique.
La crise des Houthis, les ambitions panaméennes de Trump et la remise en cause des chaînes de valeur

Murielle Pichoir

Résumé
Les perturbations externes telles que les crises géopolitiques, géoéconomiques, sanitaires et climatiques, comme la crise des Houthis au détroit de Bab-el-Mandeb, la guerre commerciale et les ambitions trumpiennes de contrôle du canal de Panama aux prises avec des enjeux hydriques, la Covid-19, engendrent des incertitudes qui font réagir les acteurs, pouvant entraîner des conséquences sur la dynamique des ports de transbordement dans ce contexte de remise en question des chaînes de valeurs. Une revue de la littérature a mis en exergue l’existence de différentes approches d’analyse de la dynamique des ports en présence de chocs externes. Néanmoins, la place centrale qu’occupent les acteurs, les différents rôles qu’ils peuvent jouer face à ces chocs, ainsi que les effets des décisions des uns sur les autres, sont au coeur de la dynamique des ports.

Mots-clés : dynamique des ports de transbordement, crises géopolitiques, guerre géoéconomique, crises des Houthis, canal de Panama, effets des perturbations, acteurs portuaires, routes maritimes, chaînes de valeur, chaînes d’approvisionnement.

Summary
External disruptions such as geopolitical, geoeconomic, health and climate crises, like the Houthi crisis in the Bab-el-Mandeb Strait, the trade war and Trumpian ambitions on the Panama Canal, grappling with water issues, Covid-19, generate uncertainties that cause actors to react, which can have consequences on the dynamics of transshipment ports in a context of questioning value chains. A literature review highlighted the existence of different approaches to analyzing port dynamics in the presence of external shocks. Nevertheless, the central role of actors, the various roles they can play in response to these shocks, and the effects of others’ decisions are at the heart of port dynamics.

Keywords: Transshipment port dynamics, geopolitical crises, geoeconomic war, Houthi crises, Panama Canal, effects of disruptions, port stakeholders, maritime routes, value chains, supply chains.

Études 16 Dynamique des ports de transbordement


Études géopolitiques du CQEG n°15
Décembre 2025

Quelle dynamique des relations de la France avec les pays du Pacifique depuis l’affaire du Rainbow Warrior (1985) et le dernier essai nucléaire français (1996) ?

Abigaël Delille

Résumé
L’article examine la politique nucléaire française dans le Pacifique Sud de 1960 à 1996, ainsi que ses conséquences durables sur la légitimité internationale de la France. Dans un effort de consolider son indépendance stratégique, la France a développé une arme nucléaire en 1960, optant pour la Polynésie comme site d’expérimentation et menant 193 tests à Mururoa et Fangataufa.

Ces tests, considérés comme une expression de colonialisme persistant, ont provoqué d’intenses protestations à l’échelle locale, régionale et internationale, atteignant leur apogée avec l’incident du Rainbow Warrior (1985) et la reprise des essais nucléaires par Jacques Chirac en 1995. Ces incidents entraînent un éloignement diplomatique de la France et alimentent des mouvements identitaires et indépendantistes en Polynésie.

La fin des essais en 1996 et l’adhésion au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires marquent un tournant, ouvrant une phase de réintégration diplomatique et de reconnaissance partielle des préjudices. Cependant, la mémoire des essais demeure vive et continue de structurer les rapports de pouvoir postcoloniaux et les relations de la France avec le Pacifique Sud.

L’étude montre ainsi que la stratégie nucléaire française a renforcé l’image d’une puissance coloniale arrogante, dont l’héritage pèse encore sur la légitimité de Paris dans le cadre actuel de sa politique indo-pacifique.

Mots-clés: essais nucléaires, France, Polynésie française, Indopacifique, postcolonialisme, stratégie, relations internationales.

Summary
This article examines French nuclear policy in the South Pacific from 1960 to 1996, as well as its lasting consequences on France’s international legitimacy. In an effort to consolidate its strategic independence, France developed a nuclear weapon in 1960, choosing Polynesia as its testing site and conducting 193 tests at Mururoa and Fangataufa.

These tests, seen as an expression of persistent colonialism, sparked intense protests at the local, regional, and international levels, culminating in the Rainbow Warrior incident (1985) and the resumption of nuclear testing by Jacques Chirac in 1995. These incidents led to a diplomatic rift with France and fueled identity and independence movements in Polynesia.

The end of testing in 1996 and France’s accession to the Comprehensive Nuclear Test Ban Treaty marked a turning point, ushering in a phase of diplomatic reintegration and partial recognition of the damage caused. However, memories of the tests remain vivid and continue to shape postcolonial power relations and France’s relations with the South Pacific.

The study shows that France’s nuclear strategy has reinforced its image as an arrogant colonial power, whose legacy still weighs heavily on Paris’s legitimacy in the current context of its Indo-Pacific policy.

Keywords: nuclear testing, France, French Polynesia, Indo-Pacific, postcolonialism, strategy, international relations.

Études 15 France et Pacifique


Études géopolitiques du CQEG n°14
Novembre 2025

La Chine et la Russie en Arctique. Ce que disent les théories en relations internationales sur les alliances entre partenaires inégaux

Gina Alberola

Résumé
Cette étude propose une lecture des théories des relations internationales sur les alliances entre partenaires inégaux, en croisant cadres occidentaux (réalisme, institutionnalisme libéral, constructivisme, approche systémique) et cadres non occidentaux (relationalité de Qin Yaqing, Tianxia, doctrine Primakov, eurasianisme). Chaque approche est examinée pour ses apports et ses angles morts. Ensuite, ces cadres sont appliqués au cas sino–russe en Arctique : renforcement de la relation depuis 2001, chocs de 2014 et 2022, interdépendances accrues dans plusieurs secteurs (énergie, Route Maritime du nord), prudence souverainiste et manque d’alliance formelle. Cette coopération révèle des points d’accord mais aussi des limites. Enfin, l’article soutient qu’une approche systémique explique mieux l’évolution de la relation sino-russe en Arctique. Car elle montre pourquoi le partenariat est solide sur certains volets et bloque sur d’autres. Cette approche est la plus pertinente pour appréhender la pluralité des facteurs en jeu. En effet, le partenariat sino-russe constitue un terrain d’observation privilégié pour reconsidérer les alliances asymétriques au XXIe siècle, non plus comme de simples rapports de domination figés, mais comme des dispositifs évolutifs d’ajustement, de reconnaissance mutuelle et de contournement stratégique dans un ordre mondial en reconfiguration.

Mots-clés : Chine ; Russie; Arctique; Partenariat asymétrique; Coopération stratégique; Approche systémique; Interdépendances; Énergie; Infrastructures; Route maritime du Nord.

Summary
This study offers a reading of international relations theories on alliances between unequal partners, crossing Western frameworks (realism, liberal institutionalism, constructivism, systemic approach) and non-Western frameworks (Qin Yaqing relationality, Tianxia, Primakov doctrine, Eurasianism). Each approach is examined for its contributions and blind spots. Then, these frameworks are applied to the Sino-Russian case in the Arctic: strengthening of the relationship since 2001, shocks of 2014 and 2022, increased interdependencies in several sectors (energy, Northern Sea Route), sovereignist caution and lack of formal alliance. This cooperation reveals points of agreement but also limits. Finally, the article argues that a systemic approach better explains the evolution of the Sino-Russian relationship in the Arctic. Because it shows why the partnership is solid in some areas and blocked in others. This approach is the most relevant for understanding the plurality of factors at play. Indeed, the Sino-Russian partnership constitutes a privileged field of observation for reconsidering asymmetric alliances in the 21st century, no longer as simple fixed relations of domination, but as evolving mechanisms of adjustment, mutual recognition and strategic circumvention in a world order in reconfiguration.

Keywords: China; Russia; Arctic; Asymmetric Partnership; Strategic Cooperation; Systemic Approach; Interdependencies; Energy; Infrastructure; Northern Sea Route.

Études 14 Chine et Russie en Arctique


Études géopolitiques du CQEG n°13
Octobre 2025

Le corridor Nord-Sud. Enjeu stratégique iranien, jeu d’équilibriste russe et défi indien

Frédéric Lasserre et Olga Alexeeva

Résumé
Le corridor de Transport International Nord-Sud (INSTC), un réseau de transport et de commerce multimodal, est récemment apparu comme l’un des nouveaux éléments du paysage géopolitique mondial. L’INSTC est un vaste réseau de transport couvrant plusieurs pays et reliant l’Inde, l’Iran, la Russie et les pays d’Asie centrale. En créant une voie alternative aux corridors commerciaux existants, l’INSTC a le potentiel de reconfigurer le commerce et la géopolitique internationaux. Cet article analyse le rôle que ce corridor joue dans les agendas stratégiques et économiques des principaux acteurs régionaux et explore comment l’INSTC complémente ou rivalise avec d’autres initiatives mondiales en matière d’infrastructures.

Mots-clés: Corridor Nord-Sud, Russie, Inde, Chine, Iran, transport, stratégie, isolement, connectivité.

Summary : The International North-South Transport Corridor (INSTC), a multifaceted transportation and trade network has recently emerged as one of the new pivotal axes in the global geopolitical landscape. An extensive network of transportation links spanning multiple countries, the INSTC interconnects India, Iran, Russia, and a host of Central Asian nations. By creating an alternative route to existing trade corridors, the INSTC has the potential to reshape international commerce and geopolitics. This article delves into the strategic and economic significance of the corridor for main regional actors and explores how the INSTC complements or competes with other global infrastructure initiatives.

Keywords : International North–South Transport Corridor, Russia, India, China, Iran, transportation, connectivity, strategy, isolation.

Études 13 INSTC Corridor Nord-Sud


Études géopolitiques du CQEG n°12
Septembre 2025

Luiza Brodt et Frédéric Lasserre

Les corridors de transport. quel sens pour un concept à la mode ?

Résumé
Aujourd’hui, le concept de corridor est de plus en plus mobilisé comme outil stratégique pour stimuler la croissance économique, organiser les flux commerciaux et structurer le développement des infrastructures de transport, qu’il s’agisse de réseaux locaux ou de corridors transnationaux. Cet article propose une analyse critique de l’évolution théorique de ce concept. L’analyse, fondée sur l’étude de nombreux projets de transport, révèle l’usage répandu du terme « corridor », souvent utilisé à des fins (géo)stratégiques, symboliques ou rhétoriques, sans toujours s’appuyer sur une réelle cohérence fonctionnelle avec le développement économique et territorial durable des espaces concernés

Mots-clés :  corridor de transport, développement, concept de corridor, routes commerciales, zone de libre-échange, intégration régionale, géopolitique des transports

Summary
Today, the corridor concept is increasingly employed as a strategic instrument to stimulate economic growth, structure trade flows, and guide the development of transport infrastructure at all scales from local networks to transnational corridors. This paper offers a critical analysis of the theoretical evolution of this notion. Drawing on examples from diverse transport projects in different regions, the analysis highlights the widespread use of the term corridor frequently mobilized for (geo)strategic, symbolic, or rhetorical purposes, without always ensuring genuine functional coherence with the economic development and sustainable territorial integration of the regions concerned.

Keywords: transport corridor, development, corridor concept, trade routes, free trade zone, regional integration, transport geopolitics.

Études 12 Corridors de transport


Études géopolitiques du CQEG n°11
Septembre 2025

Camille Janin

La sécurisation singapourienne, une affaire d’État. L’intervention du pouvoir politique comme outil de sécurisation: le cas de Singapour

Résumé
Depuis son indépendance en 1965, Singapour et le détroit de Malacca dont elle est l’embouchure ont fait l’objet d’une sécurisation massive. Cette dynamique repose sur plusieurs piliers, notamment la surveillance et militarisation des activités dans le détroit, ainsi que la montée en puissance du ministère de la Défense singapourien.

La sécurisation par des moyens extra-militaires constitue un second pilier à cette dynamique. Afin d’assurer la survie et la pérennité de la Cité-État et de son modèle de société, les autorités se sont tournées vers les outils diplomatiques, écono-miques, sociaux et culturels.

Mots-clés : Singapour, noeud géostratégique, Cité-État, sécurisation, politisation, militarisation, nation branding, identité.

Summary
Since its independence in 1965, Singapore and the Strait of Malacca at its mouth have undergone a massive process of securitization. This dynamic is built on several pillars, in particular the surveillance and militarization of activities in the Strait, and the growing power of Singapore’s Ministry of Defence.

Extra-military security is a second pillar. To ensure the survival and sustainability of the City-State and its model of society, the authorities have called upon diplomatic, economic, social and cultural tools.

Keywords: Singapore, geostrategic node, City-State, securitization, politicization, militarization, nation branding, identity.

Études 11 Sécurité de Singapour


Études géopolitiques du CQEG n°10
Janvier 2025

Emmanuel Gonon

Bhoutan : la disparition de la frontière de la corne de rhinocéros, ou les petits pas de l’oncle Xi en Himalaya

Résumé
Le processus de négociation de la frontière Bhoutan-Chine a été lancé il y a 40 ans et n’est pas clos au moment de la rédaction de cet article. En parallèle des réunions d’experts chargés de négocier le tracé frontalier s’est développée une pratique agressive de grignotage des territoires contestés par la Chine. L’article cherche à identifier les ressorts et les impacts sur le territoire bhoutanais de cette action chinoise, qui s’est systématisée et accéléré depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, concluant que, dans sa gestion de la frontière du Bhutan, la Chine cherche surtout à clôturer son espace, sans négliger pour autant des gains territoriaux au détriment de son voisin.

Mots-clés : Bhoutan, Chine, frontière, négociations, Tibet, Inde, saucissonnage.

Summary
The Bhutan-China border negotiation process was launched 40 years ago and is still ongoing at the time of writing. In parallel with the meetings of experts charged with negotiating the border line, an aggressive practice of nibbling away at territories disputed by China has developed. The article seeks to identify the motives and impacts of this Chinese action on Bhutanese territory, which has become more systematic and accelerated since Xi Jinping came to power. It concludes that, in its management of Bhutan’s border, China seeks above all to enclose its territory, without neglecting territorial gains to the detriment of its neighbor.

Keywords: Bhutan, China, border, negotiations, Tibet, India, salami slicing.

Études 10 Frontière du Bhoutan


Études géopolitiques du CQEG n°9
Décembre 2023

Archibald André

La mine chinoise à l’épreuve du XXIe siècle. Repenser la criticité des métaux non-ferreux en Chine

Résumé
Cette recherche dresse un panorama du secteur minier chinois et des enjeux qui le caractérisent à l’aube du XXIe siècle. Une méthodologie approfondie de la criticité des métaux non-ferreux rend compte des enjeux géoéconomiques, géopolitiques et environnementaux d’une industrie au cœur de la transition écologique. D’un autre côté, les lacunes d’un tel indicateur nécessitent une analyse complémentaire. En effet, une approche centrée autour de la notion chinoise de « stratégicité » apporte une traduction nouvelle des dynamiques à l’œuvre en Chine : des investissements stratégiques dans le cadre des Nouvelles routes de la soie à l’internationalisation des mines illégales.

Mots-clés : secteur minier chinois, géopolitique des métaux, criticité, nouvelles Routes de la Soie, transition écologique, épuisement des ressources, guerre commerciale.

Summary
This paper provides an overview of China’s mining sector and the issues that characterize it at the dawn of the 21st century. An in-depth methodology of non-ferrous metal criticality captures the geo-economic, geopolitical and environmental stakes of an industry at the heart of the ecological transition. On the other hand, the shortcomings of such an indicator require further analysis. Indeed, an approach centered around the Chinese notion of « strategicity » provides a new translation of the dynamics at work in China: from strategic investments as part of the New Silk Roads to the internationalization of illegal mines.

Keywords : Chinese mining sector, geopolitics of metals, criticality, new Silk Roads, ecological transition, resource depletion, trade war.

Études 9 Criticité minerais Chine


Études géopolitiques du CQEG n°8
Avril 2023

Alexandre Schiele

Vin et sous-marins. La dynamique complexe des relations sino-australiennes

Résumé
Les relations entre l’Australie et la Chine se sont très rapidement dégradées avec la propagation de la Covid-19. Cette étude propose une mise à plat de l’évolution des relations sino-australiennes depuis leur formalisation en 1972, afin de comprendre ce basculement. Premièrement, elle montre qu’à l’instar des autres États de l’Asie-Pacifique, l’approfondissement de ses liens économiques avec la Chine n’a jamais conduit l’Australie à remettre en question ses réseaux d’alliances. Deuxièmement, elle présente le basculement de l’opinion australienne à partir de 2017 à la suite de révélations sur les financements des partis politiques par des Sino-Australiens, et les mesures adoptées par le gouvernement pour y remédier. Troisièmement, l’étude discute l’impact de trois crises quasi simultanées à partir de 2019 sur l’intensification du dilemme de sécurité : a) l’extension aux campus universitaires australiens des affrontements entre pro-hongkongais et pro-chinois ; b) les représailles chinoises en réaction à l’appel de l’Australie à l’organisation d’une enquête indépendante sur l’origine de la Covid-19 ; et c) la présence militaire renforcée de la Chine en Asie-Pacifique.

Mots-clés : Chine, Australie, économie, alliances, sécurité, crise politique, opinion publique.

Summary
Relations between Australia and China have quickly deteriorated with the spread of Covid-19. This study examines the evolution of Sino-Australian relations since their officialization in 1972 to make sense of this shift. First, it shows, as for other Asia-Pacific States, that the deepening of economic links did not lead Australia to question its networks of alliances. Second, it presents the shift in the Australian public opinion from 2017 on, following revelations about the funding of political parties by Chinese Australians, and the measures taken by the Government to address the issue. Third, the study discusses the impact, from 2019 on, of three nearly simultaneous crises on the intensification of the security dilemma : a) the spread of clashes between pro-Hong Kong and pro-China activists to Australian university campuses ; b) China’s reprisals against Australia for its call for an international inquiry into the origin of Covid-19 ; and, c) China’s strengthened military presence in Asia-Pacific.

Keywords : China, Australia, economy, alliances, security, political crisis, public opinion

Études 8 Australie Chine


Études géopolitiques du CQEG n°7
Sept. 2022

Alexandra CYR

Quelle est la dynamique actuelle de l’activité de transbordement maritime dans le monde ?

Résumé

En tant que maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement mondiale, l’activité de transbordement entre différents ports autour du globe connait une dynamique particulière, où des enjeux de concurrence et de gouvernance viennent jouer un rôle non négligeable dans la géographie des flux d’échange. Afin de saisir la dynamique du transbordement à l’échelle mondiale, l’étude propose d’abord une description de l’activité de transbordement, plus précisément en relevant la typologie des hubs de transbordement, les types, l’incidence et les modalités. L’articulation de cette dynamique est ensuite à l’analyse, en abordant les responsabilités stratégiques des autorités portuaires, la compétitivité et la vulnérabilité inhérentes aux marchés de transbordement. Les principaux hubs caractérisant l’activité de transbordement, la croissance de certains marchés et l’effacement d’autres constituent enfin le cœur de l’étude, s’inscrivant dans une réflexion sur la géopolitique du transport maritime.

Mots-clés : transbordement, gouvernance portuaire, géographie des flux d’échange, compétitivité portuaire

Summary: As an essential link in the global supply chain, the transshipment activity between different ports around the globe is experiencing a particular dynamic, where competition and governance issues play a significant role in the geography of international trade flows. To grasp the dynamics of transshipment on a global scale, the study first offers a description of transshipment activity, more precisely by noting the typology of transshipment hubs, types, incidence, and modalities. The articulation of this dynamic is then analyzed, by addressing the strategic responsibilities of port authorities, the competitiveness, and the vulnerability inherent in transshipment markets. Finally, the main hubs characterizing transshipment activity, the growth of certain markets and the decline of others constitute the heart of the study, as part of a reflection on the geopolitics of maritime transport.

Keywords: transshipment, port governance, geography of international trade flows, port competitiveness.

Études 7 Transbordement ACyr


Études du CQEG n°6
Janv. 2022

Léana SOLER

Jack Ma, pilier d’Alibaba ou homme d’affaires remplaçable? Une analyse des stratégies commerciales et politiques du groupe

Résumé

Ce travail s’intéresse à Alibaba, l’une des plus grandes firmes de Chine, afin d’en comprendre les stratégies commerciales et les relations avec le Parti communiste chinois. Entre autonomie et tutelle, la firme a une liberté assez large dans ses choix commerciaux et ses décisions stratégiques, mais il y a, jusqu’à un certain degré, une superposition entre le discours marketing de la firme et le métarécit officiel du pays. Cela s’est révélé très nettement au mois de novembre 2020, marqué par la disparition mystérieuse du PDG d’Alibaba, Jack Ma. Cette disparition, ainsi que les implications politiques et les répercussions qui lui sont afférentes constituent le coeur de la présente étude. Jack Ma est-il un personnage iconoclaste et subversif, à la tête d’une firme trop indépendante pour le Parti qui a jugé bon de la réformer, ou son pouvoir ne se limite-t-il au contraire qu’à celui d’un homme d’affaires remplaçable? À cette question, ce texte entend jeter quelques éléments de réponse.
Mots-clés : Alibaba, Jack Ma, géopolitique, Chine, aire asiatique, marketing, entreprise, business, « Rêve chinois »,

Summary

This paper studies Alibaba, one of China’s largest transnational firms and aims at understanding its commercial strategies and the nature of its relations with the Chinese Communist Party (CCP). While Alibaba has a relatively large freedom in terms of commercial choices and strategic decisions, its marketing speech still has to match, to some extent, China’s official narratives. This proved itself strikingly during the month of November 2020, when Jack Ma, the president of Alibaba mysteriously vanished. The present work mainly focuses on Jack Ma’s disappearance and its political implications and consequences. Is Jack Ma a subversive character, whose autonomy in the guidance of Alibaba had to be reformed, or is he merely one replaceable businessman among others? Such question is what this article will try to ponder.
Keywords: Alibaba, Jack Ma, geopolitics, China, Asian Area, Marketing, Business, Transnational Firm, “Chinese Dream’.


Études du CQEG n°5
Sept. 2021

Alexandra CYR

Les projets de hubs de transbordement arctiques

Résumé

En réponse aux problèmes opérationnels, techniques et commerciaux inhérents à la navigation dans les passages arctiques qui contraignent un grand nombre d’armateurs, un nouveau modèle d’affaires semble avoir émergé dans la région arctique et subarctique, basé sur d’éventuels projets de hubs portuaires de transbordement. Plus précisément, les hubs seraient accessibles par tous types de navires, impliquant qu’une entreprise dont la flotte et l’équipage ne respecteraient pas les normes du Code polaire, de la Russie ou du Canada pourrait acheminer sa cargaison jusqu’à un hub de transbordement à une extrémité du Passage du Nord-Ouest ou du Passage du Nord-Est. Les marchandises y seraient alors transbordées dans un navire plus grand qui serait conçu pour naviguer annuellement dans les passages arctiques. Un autre hub de transbordement à l’autre extrémité de ces passages, en eau libre de glace, permettrait de transborder à nouveau la marchandise vers sa destination finale.

À l’aide de critères préétablis, à savoir la géographie, les infrastructures et les capacités d’opération, la présente étude vise à analyser le potentiel de 20 projets de hubs de transbordement arctiques et subarctiques, spécifiquement en Russie, en Europe, Amérique du Nord et Asie du Nord-Est. Est-ce un modèle qui pourrait redynamiser l’intérêt des armateurs envers les voies de navigation arctiques ? Bien que certains projets relèvent du fantasme, quels seraient les plus prometteurs ?

Mots-clés : navigation arctique, hubs portuaires, transbordement, Passage du Nord-ouest, Route maritime du Nord.

Summary

Regarding the operational, technical and commercial problems inherent to navigation through Arctic passages that constrain a majority of shipowners, a new business model seems to have emerged in the Arctic and subarctic region, based on possible projects for Arctic and subarctic transhipment hub ports. More precisely, the hubs would be accessible by all types of vessels, implying that a company whose fleet and crew did not respect the standards of the Polar Code and Russia or Canada, could take its cargo to the transhipment hub at one end of the Northwest Passage, the Northeast Passage. There, the goods would be transhipped into a larger vessel that would be designed to sail annually in the Arctic passages.  Another transhipment hub at the opposite end of these passages, in ice-free water, would allow the goods to be transhipped again to its final destination.

Using pre-established criteria, namely geography, infrastructure and operating capacities, this study aims to analyze the potential of 20 Arctic and subarctic transshipment hub projects, specifically in Russia, Europe, North America and Northeast Asia. Is this a model that could revitalize the interest of shipowners in Arctic shipping lanes? Although some projects are fantasy, which would be the most promising?

Keywords: Arctic shipping, hub ports, transshipment, Northwest Passage, Northern Sea Route.

Etudes CQEG 5 Hubs arctiques


Études du CQEG n°4
Fév. 2021

Djama Omar IDLE, Frédéric LASSERRE

Chine-Djibouti. L’émergence de relations multidimensionnelles

Summary

The Republic of Djibouti (RdD), independent since June 1977, and the People’s Republic of China (PRC) have maintained diplomatic relations for more than 42 years. Insignificant for a long time, over the past two decades, political ties between China and Djibouti have grown tremendously. Relying on globalization, the small country began, under the leadership of President Guelleh, elected in 1999, a political opening on the international scene, disengaged from its privileged relations with the West, created its first embassy in Beijing in 2001, and undertook multisectoral cooperation with China, which has financed numerous infrastructures on behalf of Djibouti estimated at 14 billion dollars. The government policy of multiplying large-scale projects sharply increased the debt of the young state, which reached 104% of GDP according to the IMF. The small country’s over-indebtedness situation raises the concerns of international financial institutions and observers, fearing to see Djibouti, in the event of a solvency challenge, lose its sovereignty over its own infrastructures. The Djiboutian authorities say they have this problem under control and promise to honor the debt. Despite the opposition of the Western powers, Djibouti validated the creation on its soil of the first Chinese military base outside China, inaugurated in 2017. This Chinese base came in addition to other Western and allied holdings like Japan, the young state turned into a world barracks. As a sign of the growing friendship between the two countries, on November 17, 2017, Djibouti and Beijing agreed to enhance their relations in « strategic partnership ». The growth of Sino-Djiboutian relations questions Western countries about this small French-speaking republic, which used to be France’s preserve, and causes strong tension between the Americans and the Chinese who first became neighbors in such a small space. What are the motivations for the growth of Sino-Djiboutian relations?

Keywords: China, Djibouti, multisectoral cooperation, infrastructure, debt, world barracks, Chinese base, tension.

Résumé

La République de Djibouti (RdD), indépendante depuis juin 1977 et la République populaire de Chine (RPC) entretiennent des relations diplomatiques depuis plus de quarante-deux ans. Peu significatifs durant longtemps, au cours de deux dernières décennies, les liens politiques entre la Chine et Djibouti ont connu une croissance fulgurante.  S’appuyant sur la mondialisation, le petit pays a entamé, sous l’impulsion du président Guelleh, élu en 1999, une ouverture politique sur la scène internationale, se désengage de ses relations privilégiées avec l’Occident, a ouvert sa première ambassade à Pékin en 2001, et a entrepris une coopération multisectorielle avec la Chine qui a financé pour le compte de Djibouti de nombreuses infrastructures estimées à 14 milliards de dollars. La politique gouvernementale de multiplication des projets d’envergure a fortement augmenté la dette du jeune État, qui atteint 104% du PIB selon le FMI.  La situation de surendettement du petit pays suscite les inquiétudes des institutions financières internationales et des observateurs, redoutant de voir Djibouti, en cas de défi de solvabilité, perdre sa souveraineté sur ses propres infrastructures. Les autorités djiboutiennes disent maitriser cette problématique et promettent d’honorer la dette. Malgré l’opposition des puissances occidentales, Djibouti a validé la création sur son sol de la première base militaire chinoise hors de Chine, inaugurée en 2017. Cette base chinoise venue s’ajouter aux autres emprises occidentales et alliés comme le Japon, le jeune État s’est transformé en une caserne mondiale. Signe de l’amitié grandissante entre les deux pays, le 17 novembre 2017, Djibouti et Pékin ont convenu de rehausser leurs relations en « partenariat stratégique ». La croissance des relations sino-djiboutiennes questionne les pays occidentaux au sujet de cette petite république francophone chasse gardée de la France, et provoque une forte tension entre les Américains et les Chinois devenus voisins pour la première dans un espace si restreint. Quelles sont les motivations de la croissance des relations sino-djiboutiennes?

Mots-clés : Chine, Djibouti, coopération multisectorielle, infrastructures, dette, caserne mondiale, base chinoise, tension.

Études CQEG 4 Chine Djibouti


Études du CQEG n°3
Janv. 2021

Frédéric LASSERRE et Pauline PIC

Exploitation des ressources naturelles dans l’Arctique.
Une évolution contrastée dans les soubresauts du marché mondial.

Summary

Arctic mineral resources have been the subject of significant media attention since the advent of narratives on melting sea ice, at the turn of the 21st century, and the episode of the planting of the Russian flag at the North Pole in 2007, an episode that fueled the idea of a race to appropriate maritime spaces and seabed resources.

Carried by the high world prices that prevailed just before the 2009 financial crisis, major exploration campaigns were launched, while the States nurtured ambitious policies to develop these resources. The fall in prices following the financial crisis, then the slowdown in Chinese growth (2015), the boom in energy transition policies among Westerners from 2018, then the price war between oil producers in a context of the covid-19 pandemic (2020), have completed the pulling down of prices for many commodities. The price of certain resources remains relatively high because their use contributes to the energy transition, for the manufacture of wind turbine components, electric cars, electronic components for optimizing energy efficiency:

For most other resources, it is a mixed picture that characterizes their exploitation in the Arctic. What are the trajectories of extractive mining and hydrocarbon activities, depending on the region? Far from being a rapid expansion, this sector is in fact experiencing a development constrained by factors linked to the world market for natural resources.

Keywords: Arctic, natural resources, explolitation, policy, world prices.

Résumé :

Les ressources minérales de l’Arctique sont l’objet d’une forte attention médiatique depuis l’avènement des discours sur la fonte de la banquise, au tournant du 21e siècle, et l’épisode du planter du drapeau russe au pôle Nord en 2007, qui a attisé l’idée d’une course à l’appropriation des espaces maritimes et des ressources des fonds marins.

Portés par les cours mondiaux élevés des années précédant la crise financière de 2009, d’importantes campagnes d’exploration ont été lancées, tandis que les États nour­rissaient d’ambitieuses politiques de valorisation de ces ressources. La chute des cours suite à la crise financière, puis au ralentissement de la croissance chinoise (2015), à l’essor des politiques de transition énergétique chez les Occidentaux à partir de 2018, puis à la guerre des prix entre producteurs de pétrole dans un contexte de pandémie de covid-19 (2020), ont achevé de tirer vers le bas les cours de nombreuses matières premières. Le cours de certaines ressources demeure relativement élevé car leur emploi participe à la transition énergétique, pour la fabrication de composants d’éoliennes, de voitures électriques, de composants électroniques d’optimisation de l’efficacité énergétique : on peut penser ainsi aux terres rares, au cobalt, au nickel, au lithium…

Pour la plupart des autres ressources, c’est un portrait contrasté qui caractérise leur exploitation en Arctique. Quelles sont les trajectoires des activités extractives minières et en hydrocarbures, selon les régions ? Loin d’être une expansion rapide ce secteur connait en réalité un développement contraint par des facteurs liés au marché mondial des ressources naturelles.

Mots-clés :  Arctique, ressources naturelles, exploitation, politique, cours mondiaux.

Etudes du CQEG n°3


Études du CQEG n°2
Juil. 2020

Jérémy JAMMES, Frédéric LASSERRE, Éric MOTTET et Gauthier MOUTON

East and Southeast Asian Energy Transition and Politics

Summar:
Talking about the energy transition in East Asia is tantamount to placing it at the threshold of both a historical and transitional relationship with energy needs, production and consumption in the East and Southeast Asian context. For this reason, each of the articles in this Special Issue replaces, in their own way, the question of energy policies in the historical evolution experienced by the countries of the region or by regional inter-governmental bodies (Mekong Commission, the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), ASEAN +2, +3, +4). Despite the endless vows to maintain a collegial and cooperative spirit amongst partners and neighbors of the region and despite international pressures/agreements, these bodies are constantly struggling in achieving their original mission. In varying degrees, diversity characterizes not only the methods of managing this energy transition, but also the strategies adopted to respond to energy and de facto environmental challenges. Furthermore, it needs to be recognized that these environmental challenges are being approached more from a domestic policy platform than from an international or global one.
The three chapters highlight the complexity of the energy policies adopted in East and Southeast Asia, which is the subject of political and economic arbitrations being played out on several fronts (national, regional, international) in institutionalized forms (ASEAN, COP21, etc.) or otherwise (bilateral inter-ministerial decisions). The great range of actions and challenges, the insufficient coordination of energy policies and the competition between different governmental and institutional actors, have, until now, negated the possibility of a common, unified, and unidirectional Asian or Southeast Asian policy.

Keywords: energy transition, East Asia, Southeast Asia, policy, economy, region.

Résumé:
Parler de la transition énergétique en Asie de l’Est revient à la placer au seuil d’une relation à la fois historique et transitoire avec les besoins, la production et la consommation d’énergie dans le contexte de l’Asie de l’Est et du Sud-Est. Pour cette raison, chacun des articles de ce numéro spécial remplace, à sa manière, la question des politiques énergétiques dans l’évolution historique vécue par les pays de la région ou par les instances intergouvernementales régionales (Commission du Mékong, Association of Southeast Nations asiatiques (ASEAN), ASEAN +2, +3, +4). Malgré les vœux sans fin de maintenir un esprit collégial et coopératif entre les partenaires et voisins de la région et malgré les pressions / accords internationaux, ces organismes ont constamment du mal à réaliser leur mission initiale. À des degrés divers, la diversité caractérise non seulement les modes de gestion de cette transition énergétique, mais aussi les stratégies adoptées pour répondre aux enjeux énergétiques et environnementaux de facto. En outre, ces défis environnementaux sont davantage abordés à partir d’un point de vue de politique intérieure plutôt qu’internationale ou mondiale.
Les trois chapitres mettent en évidence la complexité des politiques énergétiques adoptées en Asie de l’Est et du Sud-Est, qui fait l’objet d’arbitrages politiques et économiques se déroulant sur plusieurs fronts (national, régional, international) sous des formes institutionnalisées (ASEAN, COP21, etc.) ou autre (décisions interministérielles bilatérales). Le large éventail d’actions et de défis, la coordination insuffisante des politiques énergétiques et la concurrence entre les différents acteurs gouvernementaux et institutionnels ont jusqu’à présent écarté la possibilité d’une politique commune, unifiée et unidirectionnelle en Asie, de l’Est ou du Sud-Est.

Mots-clés : transition énergétique, Asie de l’Est, Asie du Sud-Est, politique, économie, région.

Energy Transition Asia – Etudes CQEG no2 July 2020


Études du CQEG n°1
Mai 2020

Mélanie FOURNIER, Frédéric LASSERRE, Leah BEVERIDGE & Pierre-Louis TÊTU

A European shipping companies survey on Arctic shipping. Expectation vs. reality

Summary

Operating a vessel in Arctic waters is complicated, costly and risky. Arctic shipping has gained growing attention since the early 2000s as a result of global warming. Although the duration, extent and nature of ice coverage are changing, the annual variability and a significant degree of uncertainty will remain. However, although the feasibility of increasing maritime traffic in the Arctic is tightly related to ice conditions, it is also coupled to governance, geopolitical factors, infra­structure development, prices of resources, and the interest of shipping companies. This paper describes the results of a study conducted from 2015 until 2016 on European shipping companies and their perceptions of Arctic shipping. The purpose of this survey was to take into account the operational point of view of shipping companies, and determine the interest for the Arctic market and whether the current trend was reflected the boom in the industry anticipated in the media.

Keywords : Arctic shipping, risk, European shipping companies, business opportunities, Northwest Passage, Northern Sea Route.

Résumé

L’exploitation d’un navire dans les eaux arctiques est compliquée, coûteuse et risquée. La navigation dans l’Arctique a attiré de plus en plus l’attention depuis le début des années 2000 en raison du changement climatique. Bien que la durée, l’étendue et la nature de la couverture de glace changent, la variabilité annuelle et un degré important d’incertitude demeureront. Cependant, bien que la faisabilité d’augmenter le trafic maritime dans l’Arctique soit étroitement liée aux conditions des glaces, elle est également associée à la gouvernance, aux facteurs géopolitiques, au dévelop­pement des infrastructures, aux prix des ressources et à l’intérêt des compagnies de navigation. Cet article décrit les résultats d’une étude menée de 2015 à 2016 sur les compagnies maritimes européennes et leur perception du transport maritime dans l’Arctique. Le but de cette enquête était de prendre en compte le point de vue opérationnel des compagnies de navi­gation, et d’évaluer leur intérêt pour le marché de l’Arctique.

Mots-clés : navigation arctique, risque, compagnies maritimes européennes, occasions d’affaires, Passage du Nord-ouest, Route maritime du Nord.

European Companies Arctic shipping-Etudes du CQEG 1 2020